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Poséidon

 
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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 14:22 (2012)    Sujet du message: Poséidon Répondre en citant

POSEIDON :  
   
Introduction
 
 
 
Je veux aujourd’hui commencer mes chants en invoquant le puissant Poséidon, le dieu au trident qui ébranle la Terre et agite les flots de la Mer inlassable, souverain des ondes salées qui possède l’Hélicon et le vaste pays d’Æges. Les Immortels, ébranleur de la Terre, t’ont accordé un double privilège : tu es tout à la fois dompteur des chevaux et sauveur des navires.

            Salut, Poséidon qui transporte la Terre, dieu à la longue et sombre chevelure ! Que ton cœur bienveillant, ô bienheureux, soit toujours le secours des vaillants qui vont sur le vaste Océan !
 
Dans la mythologie grecque, Poséidon (en grec ancienΠοσειδῶν / Poseidỗn, Ποτειδάων / Poteidáôn en crétois et en béotien) est le dieu des navigateurs car il règne sur les mers et les océans en furie. Il est aussi considéré comme l'« ébranleur du sol », qui fait de lui le dieu des séismes. Il correspond au Neptune romain, qui lui est postérieur. Il possède ainsi une certaine importance dans la religion des Grecs à l’antiquité. C’est pourquoi il est intéressant de l’étudier car c’est un Dieu aux facettes multiples. Malheureusement, ils nous restent très peu de sources archéologiques et artistiques de la représentation de ce Dieu à l’époque classique. Nous nous appuierons lors de cet exposé sur les textes de l’Illiade, de l’Odyssée et de la Théogonie et sur des poésies d’Eschyle ou de Pindare ainsi que sur les vestiges de temples à la gloire de Poséidon et quelques œuvres artistiques majeures retrouvées au fil du temps. Quelle a été l’importance de Poséidon dans la mythologie grecque et dans la vie des grecs d’alors ? Peut-on dire que Poséidon est une bonne représentation des grecs ?
Nous verrons tout d’abord l’importance du Dieu Poséidon dans la mythologie. Puis les représentations de ce Dieu qui sont le témoignage du culte fait à ce Dieu. Et enfin, l’importance illustrée par Poséidon de la mer chez les Grecs.
 
 
 
 
 
 
I.                  Poséidon, Dieu de la Mer et de la Terre.
 


A.                Poséidon, un grand Dieu déchu d’une part de sa puissance
 
Poséidon est un fils de la deuxième génération des Dieux Grecs. Sa mère Rhéa le cacha de son père à sa naissance parmi des agneaux et fit croire à Kronos, le père de Poséidon, qu’elle avait enfanté d’un poulain. Comme ses frères, Zeus et Hadès, il fut avalé puis recraché par Kronos.
Lors du partage du monde, il reçoit le commandement de la Mer. La mer est le domaine incontesté de Poséidon et il y règne en véritable Zeus marin.
Poséidon règne sur la mer plutôt en dieu de la mer soulevée que de la bonne mer. Le mois de Poséidon dans le calendrier attique est le mois des tempêtes d’hiver, environ décembre dans notre calendrier. Ce dieu a donc une part de sauvagerie qui se révèle chez ses fils tels que Polyphème, le cyclope. Aussi les grecs invoquaient Poséidon dans la crainte, plutôt que dans la quiétude et pour conjurer les périls de la traversée, plutôt que pour espérer l’agrément du voyage.
Il entre en compétition avec de nombreux Dieux pour devenir le Dieu poliade de telle ou telle ville ou contrée. La plus célèbre est sa dispute de l’Attique avec Athéna, que nous illustre la façade du Parthénon, qu’Eline vous montrera tout à l’heure. Les Athéniens d’Attique avaient défié les deux Dieux en déclarant que la divinité protectrice de la région d’Athènes serait celle qui lui offrirait le meilleur présent. Athéna fit naître un olivier tandis que Poséidon, d’un coup de son trident sur la Roche de l’Acropole, donna naissance au cheval (ou selon une autre variante, Poséidon fit surgir du sol, une source d’eau salée, qui serait à l’origine de la terre d’Erechthée). Athéna remporta le défi et Poséidon montra aux humains la sauvagerie de l’animal qu’Athéna dompta par le mors. Alors Poséidon inonda la campagne environnante sous le coup de la fureur, jusqu’à ce que Zeus trouve un arrangement: Poséidon obtint ainsi un temple au cap Sounion.Mais il sera néanmoins perdant face à d’autres Dieux, il perd contre Apollon pour Delphes, contre Dionysos pour Naxos, contre Zeus pour Egine, contre Athéna pour Trézène, contre Héra pour l’Argolide (qui devint par la suite le pays de la soif, après que Poséidon, évincé, aura pour se venger, assécher tous les cours d’eau y passant). Il gagnera juste Corinthe contre Hélios où seront célébrés en son honneur les jeux isthmiques (où se tiendront notamment des courses de chars en son honneur).
La prière requiert avant tout la pureté, c'est-à-dire une certaine propreté (un lavage de mains s'impose), une apparence vestimentaire décente. De même, le respect du rituel s'impose. En règle générale, on prie avant toute action rituelle. La prière (εὐχή / eukhế) peut être une demande précise ou un simple appel à la divinité ; quoi qu'il en soit, elle n'est jamais silencieuse : les mots, prononcés à voix haute, comptent ; dire seulement dieu (θεός / theós) est en soi une forme d'invocation. L'on prie debout pour se rapprocher de l'Olympe, main droite levée (parfois les deux) et paume dirigée vers les dieux (ciel, statue). On se prosterne, quoique plus rarement, pour appeler les dieux chtoniens ; dans le cas des dieux de la terre, l'on peut aussi frapper le sol. S'agenouiller pour prier, en revanche, passe pour une forme de superstition. À titre d'exemple, le cyclope Polyphème tend les mains au ciel, mais Homère ne dit nulle part qu'il est agenouillé pour adresser sa prière à Poséidon2. On voue un culte à Poséidon au Cap Mycale, au cap Sounion, dans l’Isthme de Corinthe, à Sparte et à Paestum notamment.
Le Panionium, situé au mont Mycale, était le sanctuaire central, et point de rassemblement de la Confédération ionienne. Les Ioniens venaient de leurs villes et s'y rassemblaient. Ils faisaient un festival avec des jeux qu'ils ont baptisé Panionia. Sa position était connue en gros depuis l'Antiquité, mais le site exact était perdu. Ce n'est que récemment que deux sites ont successivement été candidats à l'identification. Il semble que le choix entre les deux ne fasse pas encore l'objet d'un consensus.Dans l'Antiquité, la Confédération ionienne également connue sous la simple dénomination les Ioniens (ou encore Ligue ionienne, ou Dodécapole ionienne) est une alliance de douze cités grecques ioniennes de la côte anatolienne et des îles adjacentes. Sa fonction est double. Sur le plan religieux, c'est une amphictyonie chargée du culte de Poséidon Helikonios au sanctuaire du Panionion, au cap Mycale ; sur le plan politique, elle permet d'unifier les Grecs d'Asie mineure contre les Perses.
 
 
 
B.                Poséidon, Attributs et Légendes.
 
Poséidon a pour attribut habituel le trident, le cheval, le dauphin et le taureau.
Poséidon, Dieu marin, réside dans le fleuve Alphée et au fond de la mer, non loin de l’île d’Eubée dans « un palais illustre, étincelant d’or, éternel. » d’après Eschyle.
Il était également le dieu de la pêche en mer (celle du thon qui est pêché au trident d’ailleurs). Les pêcheurs le prient pour la protection de leurs filets et lui offrent le premier thon capté. Ce poisson est d’ailleurs l’attribut du Dieu sur une peinture de Kléanthe de Corinthe ou sur les monnaies. A Delphes, on a trouvé un taureau à l’entrée du sanctuaire offert au Dieu après une pêche au Thon particulièrement fructueuse. A Mykonos, les frais du culte de Poséidon était tiré des taxes sur la pêche. A Lampsaque, on faisait au Dieu des offrandes de Poissons, et à Aigai, en Laconie, il y avait près du temple un vivier poissonneux dans lequel il était interdit de puiser. 
Ce fut Platon qui relata la légende de l'Atlantide dans un récit de deux tomes : le Timée et le Critias. Il rapporte une discussion philosophique entre Socrate et trois de ses amis (Timée, Critias et Hermocrate) qui veulent établir un plan de la cité idéale, avec un parfait équilibre entre armée et agriculture.       
Timée évoque dans le livre du même nom la création du monde et Critias, dans son manuscrit inachevé, conte la triste histoire de L'Atlantide, détruite par l'arrogance de ses habitants. Ce philosophe avait eu vent de l'existence de cette île disparue par son grand-père, lui-même nommé Critias, qui l'avait su grâce à Solon, le célèbre poète. Celui-ci en avait eu connaissance lors d'un voyage en Egypte, au cours duquel un vieux prêtre lui avait expliqué que son peuple avait des archives bien plus vieilles que celles des Grecs, et que grâce à elles, l'histoire de l'Atlantide avait survécut jusqu'ici.
Lors du partage du monde par les Dieux, Poséidon a reçu l'Atlantide, archipel plus grand que la Libye et l'Asie réunies situé au-delà des colonnes d'Hercule, c'est à dire au-delà du détroit de Gibraltar. Le dieu de la mer tomba immédiatement sous le charme de Clito, la fille du roi de l'île, Evénor, et de Leucippe, vivant sur une montagne de basse altitude, au centre d'une plaine. A leur mort, Clito s'unit avec Poséidon. Elle lui donna 5 paires de jumeaux : Atlas et Eumelos (nom grec), aussi appelé Gadire (nom atlante), Amphérès et Evaimon, Mnéseus et Autochthon, Elasippos et Mestor, Azaés et Diaprépès.      
Leur père embellit son territoire en faisant jaillir deux sources d'eau pure, l'une froide, et l'autre chaude, qui venaient s'écouler dans le bois sacré du dieu de l'île, contenant des arbres d'une diversité et d'une beauté étonnante. Il fit produire à la terre des aliments variés et abondants pour subvenir largement aux besoins de tous les habitants.
Il découpa l'île en autant de parties qu'il avait de fils, et les leur distribua. La partie contenant le château de ses grands-parents revint à Atlas, l'aîné, qui devint le roi. Il fit construire à la place de l'ancien bâtiment un temple grandiose dédié au dieu Poséidon, où des cérémonies se déroulaient chaque année. Ses murs étaient recouverts d'or et d'argent à l'extérieur, et son intérieur était constitué d'ivoire émaillé d'or, d'orichalque, et d'argent. Il y avait une immense statue d'or représentant le dieu sur son char, entouré de 100 nymphes. A l'extérieur du temple s'élevaient, entre autre, des statues d'or des rois et des reines descendant des dix fils de Poséidon. En plus : Tous les cinq ans puis les six ans consécutifs, une cérémonie se déroulait dans le temple de Poséidon. Les dix rois de l'île se rassemblaient. Il capturait l'un des taureaux sauvages enfermés dans l'enceinte du temple et le sacrifiait comme selon les rites de la Grèce antique. Le soir venu, ils revêtaient une robe bleu sombre puis commençaient à se juger l'un et l'autre selon les lois ancestrales, gravées sur une colonne d'orichalque et placée au centre du temple. Une fois le jugement terminé, on le notait soigneusement sur une table en or.
C’est par nature du Poséidon initial que s’expliquerait au mieux sans le lien si fréquent du Dieu avec le cheval et le Taureau. On le rattache fondamentalement à la chute tumultueuse des sources et des torrents : L’Hyppokrène de l’Hélikon, serait née d’un coup de sabot de Pégase, le coursier ailé, fils du Poséidon et de qui le nom se rattache au concept d’eau (Pégase vient de πηϒή [eau jaillissante et source]). Le Cheval tient une grande place dans la généalogie et la légende de Poséidon que je vais détailler quand j’évoquerais les amours de Poséidon. C’est lui qui donnera à son fils, Idas et à son favori, Pélops, des chevaux ailés Xanthos (Blond) et Balios (Pommelé). L’hymne homérique le proclame « dompteur de chevaux ». Bien moins fréquente, la liaison avec le taureau existe pourtant. Comme les chevaux, des taureaux noirs ou blancs étaient précipités dans la mer. Dans la plus connue de ses légendes, Minos implore Poséidon de lui offrir un superbe animal qu'il lui sacrifiera. À cette demande, Poséidon fait sortir des flots un magnifique taureau blanc que Minos trouve si beau qu'il décide de tromper le dieu : il l'épargne et immole une autre bête. Furieux de l'attitude de Minos, Poséidon rend le taureau fou et le fait dévasté les terres de Crète ; il inspire également à Pasiphaé (La fille de Minos) une passion pour ledit taureau : de leur union naît le Minotaure. Minos, honteux et craignant que le peuple ne découvre ce monstre, confie à Dédale la construction d'un labyrinthe, dans lequel il le fait enfermer et auxquelles sont livrés en tribut quatorze jeunes athéniens.
Comme tous les Dieux, Poséidon fut le principal héros de nombreuses péripéties. Bien qu’il fût aux côtés de Zeus lorsque les Géants tentèrent de le détrôner, il a comploté contre son frère, Zeus, avec Apollon pour l’enchaîner aux voûtes du ciel. C’est donc en punition qu’il lui fallût se mettre aux services du roi Laomédon durant un an, qui lui fit construire la citadelle de Troie. Poséidon garde un souvenir cuisant de cette aventure. Sa longue rancune fut probablement la cause de l’aide qu’il apportât aux Grecs quoique ceux-ci durent aussi souffrir de ces humeurs. Par exemple, Ajax se noya après avoir blasphémer Poséidon[Pendant le sac de Troie, il viole Cassandre, prêtresse d'Athéna qui implorait la protection de la déesse. Selon la légende, c'est cet acte qui explique le courroux que la déesse porte ensuite aux Grecs lors de leurs retours. Rentrant en Locride, Ajax, lors d'une tempête déclenchée par Athéna, fait naufrage aux environs de Myconos ou de l'île d'Eubée, sur des roches appelées Gyrées. Parvenu à se réfugier sur un rocher, il est sauf grâce à Poséidon, mais n'a plus aucun vaisseau. Depuis ce refuge, il maudit les dieux : Poséidon fendit les Gyrées et le rocher d'Ajax d'un coup de trident, puis une vague l'engloutit pour le punir]et Ulysse fût traqué jusqu’à son retour par le Dieu de la Mer pour avoir rendu aveugle Polyphème, le cyclope, fils qu’il eut avec la Nymphe marine Thoossa.
Poséidon a aussi eu de nombreuses aventures amoureuses. Il s’est marié à Amphitrite mais a eu de nombreuses autres unions.C'est sous la forme d'un cheval que Poséidon parvint à séduire la belle Méduse, dans le temple même d'Athéna qui irritée de cette profanation changea les cheveux de Méduse en serpents. De leur union, naquit le célèbre cheval ailé : Pégase. Déméter était à la recherche de sa fille Perséphone, fatiguée et découragée par sa quête et peu disposée aux badinages amoureux, elle se transforma en jument. Mais elle ne réussit pas à duper Poséidon, qui se transforma lui-même en étalon et vint s'unir à elle; de cette union naquirent la nymphe Despoena et le cheval immortel Aerion.Aethra était fille de Pitthée, roi de Trézène. Athéna lui ayant ordonné, au cours d'un songe, d'aller, dans l'île de Sphérie, offrir un sacrifice sur le tombeau de Sphéros, la jeune fille fut surprise dans le temple par Poséidon, qui abusa d'elle. Æthra épousa ensuite Egée et devint mère de Thésée (donc on ne sait pas si Thésée est fils de Dieu ou pas). Théophane, fille de Bisaltès, était recherchée par de nombreux prétendants pour sa grande beauté. Pour la soustraire à leurs assiduités, Poséidon transporta la jeune fille, qu'il aimait, dans l'île de Crinissa. Les soupirants l'y ayant suivie, le dieu changea Théophane en brebis, les habitants de l'île en moutons et lui-même prit la forme d'un bélier. Théophane donna naissance au fameux bélier à la toison d'or.Amymoné et ses soeurs reçurent l'ordre de leur père Danaos de découvrir une source pour alimenter la population car l'Argolide connaissait une terrible secheresse à cause de la colère de Poséidon contre Inachos. Le dieu était furieux que ce territoire qu'il convoitait lui ait été refusé, c'est pourquoi Danaos recommanda aussi à ses filles de ne surtout pas déplaire à Poséidon par leur conduite. En chemin, Amymoné rencontra un satyre qui tenta de la violer (d'autres racontent qu'elle l'aurait blessé par mégarde), elle en appela à Poséidon qui chassa l'impudent en lui lançant son trident; l'arme se planta dans un rocher d'où jaillit immédiatement une source limpide et fraîche qu'Amymoné supplia de laisser couler et qu'on nomma Lerna. Poséidon, qui était tombé amoureux, y consentit à condition que la jeune fille se donne à lui ; elle n'hésita pas un seul instant, obéissant ainsi à l'ordre de son père sans risquer d'encourir son courroux. De cette union naquit Nauplios qui fonda plus tard Nauplie et fut englouti dans les flots pour avoir blasphémé contre les dieux.
Dans la mythologie grecque, Protée (en grec ancien Πρωτεύς / Prôteús) est une divinité marine, mentionnée en particulier par Homère dans l’Odyssée comme « Vieillard de la Mer » et gardien des troupeaux de phoques de Poséidon. Il est doté du don de prophétie et du pouvoir de se métamorphoser. « Il représente à la fois le feu magique dompté et le magicien lui-même.»Aucune mention n'était faite à son ascendance jusqu'à ce que de plus récents mythographes lui donnent Poséidon (ou Océan selon les auteurs) comme père et Téthys comme mère.Non seulement, il savait tout du passé et du présent, mais encore, il avait le pouvoir de prédire l'avenir. Et malgré ce don, il se gardait bien de partager facilement son savoir. Pour le consulter, il fallait le capturer par surprise durant sa sieste de midi car, à ce moment-là, il gagnait les grottes creuses en compagnie des phoques pour s'abriter des chaleurs du jour. Et même capturé, il pouvait encore prendre toutes les formes physiques qu'il voulait afin de s'échapper.
Caelano, (Pléiades) Poséidon eut trois fils : Lycos, qui régna sur les îles Fortunées, et Eurypyle, qui se distingua au siège de Troie et prit part à l'expédition des Argonautes. Avec Astypalé, soeur d'Europe, Poséidon eut un autre Eurypyle, qui régna sur l'île de Cos et fut tué par Héraclès, naquit, ainsi que l'Argonaute Ancée. Chione, fille de Borée, ayant été séduite par Poséidon, en eut un fils, Eumolpe ; pour cacher sa faute, elle jeta son enfant dans la mer; mais Poséidon le sauva et le porta en Ethiopie, où il le confia à sa fille Benthésicymé, dont Eumolpe devint plus tard le gendre.D'Alcyoné, l'une des Pléiades, Poséidon eut une fille, Aethuse, qui fut aimée d'Apollon, et deux fils : Hypérénor et Hyrieus ; ce dernier régna en Béotie et, par le bienfait des dieux, fut père du géant Orion. Alopé, fille de Cercyon, avait eu de Poséidon un fils ; elle l'exposa, après l'avoir couvert de riches vêtements. Allaité par une cavale, l'enfant fut recueilli par des pâtres, qui portèrent leur trouvaille à Cercyon. Celui-ci, à la vue des vêtements, découvrit la faute de sa fille ; il la condamna à une prison perpétuelle et fit de nouveau exposer l'enfant. Mais la fidèle cavale vint encore l'allaiter. C'est pourquoi on le nomma Hippothoos. Plus tard, lorsque Cercyon eut été tué par Thésée, Hippothoos monta sur le trône de son grand-père.
Pour avoir saccagé un bois consacré à Déméter, Erysichthon, roi de Thessalie, était tourmenté d'une faim insatiable. Afin de l'apaiser, il avait dû vendre tout ce qu'il possédait ; à bout de ressources, il mit en vente sa propre fille Mestra. Poséidon, qui aimait celle-ci, lui accorda le don de se métamorphoser et d'échapper ainsi chaque fois aux acheteurs. Ce stratagème permit à Erysichthon de vendre plusieurs fois sa fille, jusqu'au jour où, la ruse ayant été découverte, il n'eut plus d'autre ressource que de se dévorer lui-même. L'origine de la fontaine de Pirène, qui se trouvait près de Corinthe, se rattachait également à la légende de Poséidon. Le dieu avait eu de la nymphe Pirène, fille d'Acheloos ou d'Asôpos, deux fils qui périrent misérablement. Leur mère inconsolable ne cessait de pleurer, et ce sont ses larmes qui donnèrent naissance à la célèbre fontaine. Fille de Salmonée et d'Acidice, la nymphe Tyro s'était éprise du fleuve Enipée, et Poséidon, qui l'aimait, désespérait de toucher son coeur. Un jour que Tyro se promenait sur les rives de l'Enipée, Poséidon emprunta la forme du fleuve et se présenta à elle. Abusée par ce déguisement, la jeune fille s'abandonna. De cette union naquirent deux fils, Pélias et Nélée, qui, d'abord exposés par leur mère, furent recueillis par des bergers et élevés parmi des troupeaux de chevaux. Cependant Tyro avait épousé Créthée, roi d'Iolcos, et était maltraitée par sa belle-mère Sidéro. Revenus par la suite auprès de leur mère, Pélias et Nélée tuèrent Sidéro. 
 
 
 
C.                Poséidon, Divinité chtonienne.
 
Les divinités grecques chthoniennes, ou chtoniennes, sont des divinités anciennes ayant contribué à la formation du Panthéon grec. Elles sont dites « chthoniennes » (du grec ancien χθών /khthốn, « la terre ») parce qu'elles se réfèrent à la terre, au monde souterrain ou aux enfers, par opposition aux divinités célestes, dites « ouraniennes » ou « éoliennes ».
Voir Poséidon qu’en seul Dieu de la Mer serait donc une conception bien incomplète de ce Dieu aux multiples facettes, car il subsiste dans les épopées des vestiges d’un caractère plus ancien. Ce sont des épithètes telles qu’Enosichthon ou Seisichthon « celui qui fait tressaillir » ou «  celui qui ébranle ». Cette appellation a été expliquée par le choc des vagues sur les côtes mais elle exprime en réalité une fonction souterraine de Poséidon. Il était donc Maître de la Terre.Poséidon est donc symbole de la puissance active du sol qui met en branle la Terre, il a une sorte de fonction de Dieu nourricier qu’on peut associer avec Déméter qui elle est Déesse du Blé, de la fécondité et de la Terre cultivé car il arrive en sorte de complémentaire à la formation du pain par exemple (grâce au sel de la mer et de ses fonctions terrestres et de Dieu du torrent). Mais cette interprétation est assez tardive mais il est bien dieu des eaux douces aussi car celui qui fera à de nombreuses reprises jaillir des sources. Les Grecs justifiaient d’ailleurs les séismes par des activités souterraines des torrents. D’ailleurs, le caractère chtonien de Poséidon semble se confirmer avec l’étymologie de son nom qui sous de nombreuses graphies semble être composé de deux éléments dont l’un désigne la Terre et l’autre le terme de possession, d’époux. Poséidon serait le maître ou l’époux de la Terre.
Poséidon était donc Dieu de la Terre avant d’être celui de la mer, il est donc le symbole de la représentation qu’ont les grecs de la mer, une entité
terrifiante et puissante qui ne doit pas être contrariée mais respectée.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
II.               Le dieu Poséidon dans la vie artistique des hommes.
 


A.     Les sculptures
 
 Le dieu du Cap Artémision est une sculpture grecque monumentale (haute et large d'environ 2m) en bronze, datée vers 460 av. J.-C. et conservée au Musée national archéologique d'Athènes. Elle a été découverte en 1926 (bras gauche) et 1928 (reste de la statue) au large du Cap Artémision, au nord de l'île d'Eubée. Grâce au naufrage, au Ier siècle av. J.-C., du bateau qui la transportait mêlée à une cargaison hétérogène, elle a pu traverser les siècles et échapper aux fontes qui ont touché les statues de bronze à la fin de l'Antiquité pour en récupérer le matériau. Cette célèbre statue fait partie des très rares bronzes grecs de grande taille encore conservés dans leur intégralité.
 
Le dieu du Cap Artémision se présente comme un homme nu, d'âge mûr, barbu, debout dans une position dynamique, jambe gauche tendue vers l'arrière, jambe droite pliée. Il lançait un attribut, qui a disparu. Celui-ci a souvent été supposé être la foudre, et donné lieu à une identification du dieu comme Zeus. Cependant, une analyse de la position des mains, et notamment de l'index droit remet en cause cette première hypothèse : il semblerait que l'attribut ait été un trident, et qu'il faille donc considérer le dieu comme un Poséidon. Le débat n'est toutefois pas clos.
 
On note dans cette statue un certain nombre d'incongruités morphologiques, dans la position du corps, l'étirement du pied gauche ou encore la longueur des bras, équivalente à celle des jambes. Ces archaïsmes, ainsi que l'apparence traitée avec virtuosité, ont permis de rattacher cette sculpture au style sévère. Néanmoins, la précision des volumes musculaires, quoique stylisés, et la douceur dans la transition des plans, laissent déjà entrevoir le style classique et font pencher pour une datation à la frontière de ces deux périodes, vers 460 av. J.-C., selon les spécialistes, c'est-à-dire dans une période contemporaine du temple de Zeus à Olympie. Le nom de Kalamis a été proposé comme auteur de cette sculpture, par comparaison avec l’Apollon à l'omphalos qui lui est attribué sans certitude.
 
Il est difficile d'effectuer une analyse technique de la statue, étant donné la restauration extensive et irréversible à laquelle elle a donné lieu lors de sa découverte en 1929. Les bras ont été fondus à part et rapportés par une soudure en cuvette sous les aisselles, comme dans le cas des guerriers de Riace. La moitié de chaque pied a également été rapportée et soudée. Les sourcils et les lèvres étaient incrustés de cuivre rouge ; quant aux yeux, la composition de leur incrustation reste inconnue : il pouvait s'agir de pierre ou de métal. Une armature en fer, fixée avec du plomb, dépasse du pied : elle servait à fixer la statue sur un bloc de pierre.
 
 


 
B.     Les temples qui lui sont consacrés
 
 
Des grecs originaires d’Asie Mineure fondèrent avant 630 av J.-C. une colonie à Naucratis en Egypte, et de nombreux indices attestent que des explorateurs et des aventuriers grecs se trouvaient en Egypte encore plus tôt dans le siècle. Ils n’ont pu manquer d’être impressionnés par l’échelle et l’aspect grandiose des bâtiments égyptiens en pierre qui existaient depuis déjà longtemps. Cela encouragea les architectes à utiliser des matériaux plus durables que la brique crue et le bois, ce fut le point de départ de l’architecture grecque en pierre. De plus, Le besoin de protéger les lieux sacrés et de mettre à l’abri les images des dieux de façon plus permanente était de la plus haute importance. Comme pour l’adoption des motifs orientaux dans la peinture sur vase, les premiers témoignages nous viennent de Corinthe et du sanctuaire de Poséidon à Isthmia, situé non loin de là.
Les sanctuaires consacrés à Poséidon sont généralement érigés à l’extérieur des villes. De préférence sur des promontoires, sur des îles ou dans des isthmes, où se manifeste le contact entre les deux éléments dont il est le maître ; l’eau et la terre.
 
 
Le sanctuaire de l’isthme de Corinthe
 
            Isthmia (en grec : Ισθμια) est un site archéologique, ancien sanctuaire de Poséidon, situé au nord-est du Péloponnèse près de l'isthme de Corinthe. Ce temple a été construit durant la période archaïque au VIIème siècle avant JC, avant qu’il ne soit détruit en 470 par un incendie, et reconstruit durant la période classique en 440 av JC. Ce dernier temple, qui était alors plus grand, fut lui aussi détruit par les flammes, vers 390. Aujourd’hui, seules subsistent les fondations du temple de Poséidon. Il s’agit d’un sanctuaire panhellénique (du grec ancienpan = tout et de hellen = grec). C'est-à-dire que c’est un sanctuaire de la Grèce antique dans lequel les Grecs issus de différentes cités honorent en commun le ou les mêmes dieux. Ces sanctuaires rassemblent d’ailleurs la communauté grecque lors des Jeux panhelléniques qui seront alors ici, les jeux Isthmiques (en grec ancien : Ἰσθμιάδες - Isthmiades)
 
Autres sanctuaires panhelléniques : Olympie (Zeus), Némée (Zeus et Héraclès), Isthme de Corinthe (Poséidon), Éleusis et Samothrace où se déroulent des cultes à mystères, Épidaure (Asclépios), Delphes (Apollon).


Le temple du Cap Sounion
   
  Le temple de Poséidon, au Cap Sounion, est installé en haut d’un promontoire rochers. Il est situé dans l’Attique à 45 kilomètres au sud d’Athènes et occupe un site marin admirable face à la mer Egée et aux Cyclades. Il est exposé aux éléments mais reste un formidable témoignage d’un passé millénaire. Ce cap, haut de 60 mètres, qui plonge à pic dans la mer était appelé, par les Anciens, la «pointe sacrée». A partir de là, les Athéniens avaient l'habitude de surveiller la mer Égée et pouvaient apercevoir toute flotte suspecte faisant voile vers Athènes, bien avant qu'elle puisse l'atteindre. C'est pourquoi, tout naturellement, ils y avaient bâti un temple dédié à Poséidon, Dieu de la mer.  

La première mention du cap dans la littérature antique remonte à l’Odyssée, qui parle du “Sounion, le saint cap d’Athènes”. C’est à partir du 8ème siècle av. J.-C, que le culte de Poséidon et Athéna a commencé à se développer. Mais l'existence d'un sanctuaire est peut-être encore antérieure. Homer renvoie au sanctuaire de Sounion où était le tombeau du héros Phrontis (le capitaine du bateau de Ménélas, qui est mort d’insolation sur le voyage de retour vers Troie).
La première légende est celle qui raconte le concours entre Athéna et Poséidon pour savoir lequel d´entre eux serait le protecteur de la ville. Zeus trouva un arrangement: Poséidon obtint ainsi un temple au cap Sounion.
Mais le Cap Sounion est également le théâtre d’une autre légende, puisqu’il serait le lieu d’où Égée se serait jeté à la mer. Son fils Thésée avait convenu avec lui que s’il sortait victorieux de son combat avec le Minotaure, il hisserait des voiles blanches sur son bateau, alors que s’il était tué, l’équipage devrait laisser au bateau ses voiles noires. Égée vit arriver au loin le bateau arborant de grandes voiles noires, car Thésée avait oublié de hisser les blanches. Désespéré, le roi se jeta du haut des rochers dans la mer, d’où le nom de la mer Égée.

 
Un peu avant l’invasion Perse à Marathon de 490 av JC, commença à être érigé un premier temple de Poséidon. Mais celui-ci fut profané par les Perses avant même d’être terminé. C’est grâce à Périclès et à son programme de restauration des lieux de culte, vers 450 – 440 (Il propose un décret autorisant l'utilisation de 9000 talents pour financer le programme de reconstruction des temples d'Athènes), que fut construit le temple dont nous pouvons voir les ruines aujourd’hui.
Il n’était pas de très grande taille, environ cent pieds de long (31 x 13,30m). Il possède six colonnes sur les plus petits cotés et treize sur les longs. Elles mesurent 6,10 mètres de haut, pour un diamètre de 1 mètre à la base et 79 centimètres au sommet. Le fait qu'elles soient plus fines en haut qu'en bas, contribuent à leur donner cette impression de grandeur. Leurs cannelures, moins nombreuses que d’habitude au nombre de 16 au lieu de 20, ont été étudiées pour résister à l’action de l’air salin. Ce concept unique permettait en effet de réduire la surface exposée aux éléments, renforçant ainsi l’ensemble de l’édifice. Pourtant, après des millénaires d’abandon, le temple a souffert des affres du temps et il ne reste plus que 15 des 34 colonnes doriques d’origine. Toutefois, le blanc éclatant de ces colonnes faites de marbre, est resté un emblème pour les marins de la mer Egée du passé autant que pour les modernes.
Nous savons que la décoration sculptée comportait des statues tympanales, et à l’intérieur du porche d’entrée une frise de type ionique ; elle est aujourd’hui très érodée mais on la  connaît pour avoir représenté des scènes de centauromachie (les lapithes vs centaures) et de la gigantomachie, ainsi que les aventures de Thésée, le héros dont on pense qu’il était le fils de Poséidon, selon plusieurs légendes.
A l’extérieur, le dallage lui-même à disparu, et la cella, contenant la statue du dieu, était de faibles dimensions, sans colonnes internes.
 
 
Le temple d'Héra II, dit « temple de Poséidon » à Poséidonia 

  Poseidonia est une cité grecque de la Grande-Grèce, devenue lucanienne sous le nom usuel de Paestum, située en Italie du Sud. C'est aujourd'hui un important centre archéologique, comptant trois temples grecs doriques et un musée. La date de création de la cité n'est pas connue exactement. Les documents s'accordent à dire que la cité grecque fut édifiée à la fin du VIIe siècle av. J.-C. par des grecs de Sybaris, une importante ville grecque de Calabre. Strabon, au VIIe siècle av. J.-C., parle d'un village-forteresse au bord de la mer qu'il appelle Poseidonia. Au Ve siècle av. J.-C. (410-420), Poseidonia devient lucanienne (Les Lucaniens (en latin, Lucanii) étaient un peuple italique qui habitait en Lucanie, une région qui couvre une partie de la Basilicate actuelle en Italie.), les conditions de ce changement ne sont pas connues, peut-être une révolte des Lucaniens travaillant dans la cité. La cité reprend le nom de Paestum. Et c’est en -273 que les Romains fondent une colonie de droit romain. La cité porte maintenant le nom de Paestum.
Aujourd’hui, le site compte d'importants monuments architecturaux d'époques grecque et romaine, parmi lesquels trois grands temples grecs (deux d'ordre dorique et un d'ordre dorique et ionique )
 
 
Nous allons nous intéresser au second temple d'Héra, dit « temple de Poséidon », (ou temple de Neptune) qui date d'environ 450 avant J-C (le Parthénon à Athènes date de la même période). Ce temple est probablement le temple dorique le mieux préservé au monde.
La conception générale de ce temple apparaît inspirée de celle du temple de Zeus à Olympie. C'est un temple dorique périptère hexastyle de 6x14 colonnes, il fait 24,30 x 59,90m. Le nombre des colonnes latérales ne répond pas au canon dorique (quatorze colonnes au lieu de treize), même si d'autres temples de Grande Grèce présentent aussi cette particularité, comme celui de Ségeste. Les colonnes sont un peu plus petites, mais plus allongées que celle du modèle d'Olympie. Elles sont aussi d'une taille inhabituelle, très hautes, fortement coniques, d'un diamètre de 2,09 m à la base et de 1,55 m au sommet, mais très peu galbées. Pour atténuer toute sensation de lourdeur, le nombre des cannelures a été porté à vingt-quatre, ce qui ne répond pas non plus aux règles canoniques de l'ordre dorique.
Malheureusement, le nom traditionnel de "temple de Poséidon" est hérité du pouvoir imaginatif des découvreurs enthousiastes du XVIIIè siècle. Les dépôts votifs liés au temple incitent à penser qu'il était dédié à Héra, plutôt qu'à Zeus, comme on avait pu l'envisager, en raison des similitudes de conception avec le temple d'Olympie. La présence de deux temple voisins dédiés à la même divinité demeure cependant inexplicable.

 
La frise ionique du Parthénon

Une frise continue de type ionique court sous le péristyle en haut des murs et au-dessus des façades des porches ; elle décrit la procession des Grandes Panathénées. Les statues réunies dans les frontons représentent à l'est la naissance d'Athéna en présence des dieux de l'Olympe, à l'ouest la dispute de la déesse et de Poséidon pour la possession de l'Attique. Elles montrent la nouvelle technique de la draperie mouillée : les vêtements collent au corps pour le mettre en valeur. Les plis, nombreux et variés, s'enroulent autour des formes pour en souligner le galbe ou dessinent des ondulations qui rendent le mouvement. Une grande partie de ces sculptures se trouve à Londres, au British Museum.
Cette procession qui clôturait les panathénées, dédiée à la déesse protectrice de la ville ; Athéna, est exécutée en grande partie par Phidias, entre 447 et 434 av. J.-C., elle présente sur 159 m, traités en bas-reliefs, les préparatifs puis la procession elle-même, mêlant citoyens, cavaliers, chars, musiciens… jusqu'à la remise du péplos sacré à Athéna. La frise se trouve aujourd'hui répartie entre le Parthénon, le musée de l'Acropole (Athènes), le British Museum (Londres) et le musée du Louvre (Paris).
 
 

C.     La littérature
 
 
Dans la littérature grecque, Poséidon était un Dieu très présent. Notamment avec Homère dans l’Odyssée. La mer devient un des éléments principal de l’œuvre car elle est le lieu où se perd Ulysse, et celui qui constitue le seul chemin de retour. Il met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. Son voyage sur mer a en effet été rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon qui le déteste. Dans cette œuvre le vocabulaire de la mer abondent, tout autant que les maux qu'elle provoque.
 

Alors que nous n'avons qu'un seul mot pour dire la mer, les Grecs en ont plusieurs. Dans l'Odyssée nous pouvons en trouver six :
- « Pontos » est le plus utilisé dans l'Odyssée.
Il met ainsi l'accent sur l'espace qu'il faut nécessairement traverser, sillonner, parcourir pour revenir chez soi.
-Le deuxième « halos », c'est le terme qui désigne le goût de la mer. Ce goût « âcre » qui pénètre la bouche d'Ulysse, les « espaces de saumure » (le sel )
-Le troisième « thalassa » désigne la mer comme une entité par opposition à la terre et au ciel.
-Le quatrième « pélagos », c'est le large.
Tous ces termes parlent de l'étendue, de l'espace que représente la mer. La mer est aussi un gouffre (V, 409 ; VII, 276), un abîme (V,175).
 
La mer est le domaine de Poséidon. Or l'histoire de l'Odyssée, c'est bien l'histoire de la rancune de Poséidon contre Ulysse à propos de la mort de son fils, Polyphème. Ce Dieu est ainsi présenté dans l'Odyssée comme une divinité violente, irascible comme en témoignent ses noms : le « dieu sombre », « Ebranleur des terres » car il est la divinité des catastrophes naturelles, tempêtes et tremblements de terre.
La déesse Athéna, elle-même, le craint: "Je ne voulais pas combattre Poséidon, le frère de mon père, qui, l'âme pleine de rancune, t'en voulait d'avoir aveuglé l'un de ses fils "
-Les Phéaciens savent qu'ils n'échapperont pas à sa colère: "Voici quelque avis qu'autrefois me donna Nausithoos mon père : Poséidon, disait-il, nous en voudrait un jour de notre renommée d'infaillibles passeurs et, lorsque rentrerait de quelque reconduite un solide croiseur du peuple phéacien, le dieu le briserait dans la brume des mers, puis couvrirait le bourg du grand mont qui l'encercle." (Odyssée, VIII, 564-569.)
Cet espace qu’est la mer, est finalement un lieu interdit pour Ulysse. En effet, comment espérer traverser sans encombre le domaine d'un dieu qu'on a outragé ? C'est pourtant le seul chemin du retour: un chemin interdit et dangereux. Mais la colère du dieu est si forte qu'une fois son domaine traversé, une fois rentré chez lui, Ulysse devra repartir pour accomplir un rituel afin de l'apaiser.
            A travers cette œuvre, Homère décrit la peur et les doutes que les grecs pouvaient avoir dans l’antiquité envers la mer. C'est en effet un espace à l'image de son maître : violent et sauvage. Et Ulysse le sait, qui craint la mer. Ses profondeurs sont peuplés de « monstres » (on trouve deux fois la référence aux troupeaux de monstres d'Amphitrite), elle est insondable, parsemée d'écueils et de dangers.
 
 
 
 
D.    L’art artisanal
 
 
La monnaie
 
 
Rois de Macédoine. DEMETRIUS POLIORCETE (294-288 av. J.C.).
Tétradrachme d’argent frappé à AMPHIPOLIS. Tête cornue et diadémée de Démétrius à droite.
Poséidon à gauche, nu, debout, le pied droit posé sur un rocher et s’appuyant sur un trident.
 
Rois de Macédoine. ANTIGONE DOSON (229-221 av. J.C.).
Tétradrachme d'argent. Tête barbue à droite, couronnée d'algues, de Poséidon, dieu de la Mer.
Apollon, nu, assis à gauche sur une proue de navire sur laquelle est inscrite la titulature d'Antigone.


Lucanie. POSIDONIA (vers 410 av. J.C.).
Statère d'argent. Poséidon marchant à droite en brandissant un trident. Devant lui, le nom de la cité.
Taureau debout à gauche sur une ligne de terre. Au-dessus, nom de la cité.
 
 
Les pinax de Penteskouphia

Les pinax de penteskouphia sont des tablettes de terre cuite peintes que les potiers corynthiens ont dédiées à Poséidon et Amphitrite dans leur sanctuaire local comme ex-voto, en signe de gratitude pour la réussite de leur travail.
 
 
  
   
   
   
   
III.           Les Grecs et la Mer.  
 

Les Grecs ont donc représentés Poséidon dans l’Art car il était à leurs yeux un Dieu important car il était par bien des aspects : La représentation de la MER.
 
A.                La Mer, l’effrayante inconnue.
 

Les Grecs avaient certes une connaissance relativement étendue du monde aux regards des techniques de l’époque, mais ils ne pouvaient saisir un phénomène des marées, par exemple, qu’ils découvriront en colonisant le pourtour méditerranéen et en s’avançant vers l’Atlantique.   Tous les auteurs depuis Homère parlent de la mer, elle fait partie intégrante de la littérature grecque. La mer était un mal nécessaire dans la mesure où les Grecs avaient besoin d'elle mais ils ne l'aimaient pas du moins pour certains d’entre eux.
"Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer"  Platon.  
Platon est vraiment l'exemple-type, voire caricatural, du refus de la mer pour un Grec. La troisième catégorie d'hommes est ceux qui vont sur la mer, pourquoi ? Parce que la mer est totalement en dehors de la cité alors que le monde de Platon est la cité, un lieu où tout est organisé, où tout est ordonné ; le monde de la mer n’est absolument pas ordonné, les marins ne sont pas ordonnés, ce qui hante le plus les Grecs est de ne pas pouvoir prévoir le temps sur la mer. Un port n'est pas une cité et pourtant la cité a besoin de la mer ne serait-ce que pour obtenir les produits qui lui manquent.La mer est néanmoins imprévisible à leurs yeux et comme pour la plupart des phénomènes inexplicables dans la Grèce Antique, les grecs vont tenter de trouver une explication liée à la religion. Poséidon, par exemple, se voit rajouter cet  aspect de Dieu de la Mer quand les Grecs ont commencé à devenir un peuple navigateur (trace de ce changement dans le linéaire B). Ils ont ainsi adapté leurs cultes et leurs croyances en justifiant la part inquiétante du Marin dans leurs découvertes. La mer étant tumultueuse, colérique, inquiétante, Poséidon va le devenir aussi. Mais cette Mer, les grecs vont apprendre à la maîtriser et grâce à elle, ils vont pouvoir coloniser le pourtour méditerranéen et devenir une flotte puissante et redoutée.
Le marin pour un Grec est quelqu'un qui vit de manière désordonnée : dès qu'il débarque il se répand dans tous les lupanars de la ville, l'idée d'une femme dans chaque port est quelque chose que l'on trouve déjà dans la littérature antique et ce n'est qu'à travers le roman antique que l'on apprend cette règle du bannissement de l'acte sexuel en mer : ne nous étonnons donc pas des débordements une fois à terre ! Platon méprise le marin car il n’est pas quelqu’un que l’on peut soumettre aux règles usuelles de la cité ; si c’est un rameur c'est quelqu'un qui va ramer on se moquant de ses fesses usées et du fait qu’il se balade sans cesse avec un aviron, il ne fait pas la guerre convenablement car il ne voit pas l'ennemi.
            La piraterie était tolérée à l'époque d’Homère ou de Périclès ; elle est comparée à la chasse. Il y a plusieurs raisons. D'abord il n'y a pas de mots pour désigner la piraterie par rapport à une course en mer. La piraterie est une forme de guerre, il est tout à fait licite de pratiquer la razzia sur terre comme sur mer dès lors que cela ne nuit pas à ses concitoyens. À l'époque hellénistique, la piraterie est devenue le moyen de progression territoriale des Etats, en englobant des cités de façon à ce que ces cités soient protégées.
 
 
 
 
B.                La mer, à l’origine de l’expansion grecque.
 
Dans un pays dont aucune cité n’est à plus de 100 km de la mer, on comprend l'importance que celle-ci a eue dans l'histoire de la Grèce. De même qu'Hérodote disait que l'Égypte était un don du Nil, on peut dire de la Grèce qu'elle était un don de la mer. Athènes est devenue un empire. Corinthe, Mégare, Sparte ou Syracuse ont fondé des colonies florissantes sur tout le pourtour de la Méditerranée et de la mer Noire, du détroit de Gibraltar au mont Caucase. C'est par mer qu'ont transité le blé de l'Égypte ou de Sicile ; le vin d'Italie ; l'étain d'Angleterre ; l'ambre de la Baltique ; le cuivre et le bois de l'Asie et l'ivoire d'Afrique. A l'origine des richesses, la mer avait aussi son côté risqué : les tempêtes et les naufrages, sources inépuisables d'inspiration pour Homère par exemple.
Thucydide fils d’Olorosaccorde une grande place à la mer, elle est à l'origine de l'expansion des Grecs : il y a 2800 ans les grandes cités grecques commencent à coloniser la Méditerranée en établissant des colonies un peu partout. Ce besoin de partir a plusieurs motivations : connaître l'inconnu ; grâce aux sources antiques on sait que la colonisation s'était faite pour de nombreuses raisons : nourriture et  politique par exemple. C’est la colonisation qui poussa les Grecs à aller au-delà du détroit de Gibraltar. Les Phéniciens ont été les premiers à dominer la Méditerranée et à instaurer des routes commerciales en Méditerranée et outre-Méditerranée, les Grecs ont essayé de remplacer les Phéniciens par la suite. Ils vont à la recherche de l'étain, car leur métal le plus utilisé est le bronze or celui-ci est fait avec l’étain ;  à la fin du deuxième millénaire, il y avait encore un peu d’étain en Orient, il n'y en a plus au Vème.  Comme les Grecs n'ont plus de contact avec l’orient, ils vont chercher cet étain plus loin au-delà même des colonnes d'Hercule, surtout vers l'Irlande et l'Islande, c'est ce qui les a amenés à découvrir les marées, un phénomène inconnu qui ne pouvait que leur faire peur.
            La Mer est voie de commerce mais aussi un réel champ de Bataille pour les Grecs d’Alors.
 
 
C.                La Mer, un nouveau champ de Bataille.
 
Même si les gens de mer inspirent la défiance, il apparaissait assez souvent normal de se doter d'une flotte ; c'est ainsi qu'à Athènes, Thémistocle a doté la cité d'une puissante marine qui fera sa puissance et participera à l'hégémonie de celle-ci sur les autres cités. À l'époque de Thémistocle (Vème av JC) on a découvert un nouveau filon dans les mines du Laurion ; cet argent a permis à Athènes de se doter d'une véritable marine de guerre.
Cette flotte a pris toute son importance dans les guerres médiques et dans la bataille de Salamine. La supériorité maritime d’Athènes va s’illustrer lors de cette bataille navale et jusqu’à la poursuite des flottes Perses au cap Mycale (lieu où les Ioniens pratiquaient un culte assidue de Poséidon en lui sacrifiant des taureaux).
Les objectifs des marines de guerre étaient donc simplement de s'opposer, au départ, à la marine de guerre des Perses pour empêcher leur débarquement ; mais très rapidement on est arrivé à une véritable stratégie de la mer où les marines servaient à la fois à protéger les routes commerciales et à lutter contre les pirates et en même temps à s'opposer à toute razzia puisqu'elles font partie des moyens de la guerre. Avec Périclès va vouloir faire en sorte qu'Athènes soit une ville protégée par les longs murs et les murailles du Pirée. Les longs murs protègent le chemin commercial entre Athènes et son port (le Pirée). La stratégie de Périclès est la suivante : Athènes s'abrite derrière ses murailles ; peu importe ce que l'ennemi vient faire (razzias etc.) sur son territoire car la marine permet l'approvisionnement de la cité assiégée, ce qui permet à celle-ci de faire à son tour des razzias sur le territoire occupé par l'ennemi, puis de revenir avec tout le butin ; l'ennemi va finir par ne plus aller chez nous car il aura peur que l'on aille chez lui. 
La marine d’Athènes sert aussi à réprimer les alliés car une fois le danger perse éloigné, Athènes commence à étendre son hégémonie sur d'autres cités, c'est un véritable empire maritime qui est installé, incarné par la ligue de Délos.
Lorsque Sparte s'est retiré de la guerre contre les Perses considérant que le territoire grec était à l'abri et que cela ne servait à rien de continuer à se battre, Athènes en a profité pour rassembler autour d'elle toutes les cités alliées au sein de la ligue de Délos et pour en prendre le commandement. Cela avait un double avantage pour la cité attique : cela lui permettait à la fois de renforcer ses réseaux de commerce et de créer une alliance maritime militaire dont le trésor de guerre était à Délos - d'où le nom de ligue de Délos-, qui est une île chère à tous les Grecs car c'est l'île d'Apollon. Cette alliance s'est transformée en un véritable empire à partir du moment où les alliés ont dû payer pour leur défense, payer pour la protection de leurs villes respectives par la flotte athénienne, payer pour que ce soient les marins athéniens et la ville d'Athènes qui prennent en charge l'entretien des bateaux. Le coût d’une marine de guerre est faramineux. Certains alliés se sont révoltés jusqu'à ce que se produise le déclin d'Athènes et l'hégémonie d'autres lieux comme l'île de Rhodes qui, au IIIe siècle, va édifier à l'entrée de son port une gigantesque statue d'Apollon, mise au nombre des sept merveilles du monde sous le nom de colosse de Rhodes. Cette statue rend le port de Rhodes inviolable, et commande à la ville d'accueillir tous les bateaux de quelque nationalité qu'ils soient. Rhodes prend le relais d'Athènes, elle bénéficie du déplacement du centre gravité de la Grèce vers l'Orient et vers les détroits. C'est désormais Rhodes qui contrôle le commerce Nord-Sud et les détroits - passage par Rhodes  pour rejoindre l'Orient. Puissance commerciale, la ville va aussi lutter contre la piraterie, les marins ne sont plus déconsidérés et le monde de la mer est devenu un atout depuis de nombreuses années.






 
Conclusion :
   
Les Dieux mythologiques sont encore aujourd’hui l’objet de fascination. Car même si les pratiques ont disparues, ainsi que de nombreuses représentations de l’époque, les légendes associées à cette religion sont toujours bien présentes. Elles sont la source de nombreuses inspirations dans la peinture, la sculpture ou même les films d’animations et l’industrie cinématographique. Le dieu Poséidon est présent dans les jardins de Versailles avec le célèbre bassin de Neptune ainsi que dans l’œuvre de Disney, La Petite sirène.  
 


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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 14:22 (2012)    Sujet du message: Publicité

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