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Taylorisme 2ème partie

 
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Loïck


Hors ligne

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MessagePosté le: Ven 11 Mai - 17:56 (2012)    Sujet du message: Taylorisme 2ème partie Répondre en citant


 II- Le Taylorisme : principes économiques et applications

A-     Le contexte économique

Le capitalisme apparait au 18ème en Europe et avec lui c’est une nouvelle discipline qui est créé : L’économie.

 Adam Smith est celui qui, par ces découvertes et ces idées novatrices, forge l’économie moderne se voulant rationnelle. Il développe l’idée de division du travail permettant d’accroître la « force productive du travail ». Exemple de la manufacture d’épingles. Cette division du travail permet des gains de productivité énormes, qui sont dut à trois grandes raisons :

-          Augmentation de l’habilité des ouvriers grâce à leur spécialisation (« learning by doing »)

-          Gain de temps puisque les ouvriers n’ont plus à changer d’activité

-          Génère du progrès technique car pour Smith les ouvriers vont améliorer les machines pour produire davantage.



David Ricardo va augmenter l’œuvre de Smith et va la perfectionner. Il explique par exemple que chaque pays se spécialise dans le domaine d’activité où il est le moins mauvais. Il développe surtout l’idée d’un commerce international et d’économie d’échelle. Ce principe prouve que plus une entreprise produit de biens moins le prix seras élevé car le bien devient moins rare.

  1. Ainsi, ces théories vont former les bases théoriques de la révolution industrielle. Très brutale au Royaume-Uni, plus progressive dans le reste de l’Europe, cette révolution transforme toutes les branches de la société, tous les secteurs de l’économie bien-sur à l’environnement. Elle est dut à trois grands facteurs : un équilibre politique international : absence de grandes guerres entre 1815 et 1914; []
  2. un équilibre monétaire : système de l'étalon-or et absence d'inflation ;
  3. un équilibre économique : acceptation de l'économie de marché


Des villes entières émergent de nulle part : c’est le cas de Manchester ou de Liverpool. Des villes ouvrières où une conscience de classe se forme. Marx va théoriser cette émergence de la classe des ouvrier et de leur nécessité à entrer en lutte pour ce faire entendre du patronat.   Les conditions de travail sont très durs, la vie y est misérable (alcoolisme, maladie, faible espérance de vie…)

B-      Principes du Taylorisme et ses conséquences sur la société

 Taylor a le goût du travail, on dit de lui qu’il est un travailleur zélé. Il produit davantage que les autres et devient rapidement contremaitre. Il demande à ses anciens collègues plus de productivité mais l’opposition est farouche et après 3 ans d’effort et devant une hostilité qui ne décroit pas, Taylor perçoit qu’il faut changer de système de management. Par des expériences il veut déterminer ce qui peut constituer une journée juste de travail, c'est-à-dire ce qui peut-être fait pendant des années sans fatigue excessive, et donc selon une allure parfaitement convenable excluant la hâte et donc acceptée volontiers. Etant chef d’équipe dans une aciérie, il veut aussi déterminer plus exactement la forme des outils et l’angle d’attaque de l’acier pour un rendement plus grand. Il fait enfin des recherches quasi scientifiques sur le temps que doivent mettre chaque ouvrier pour leur tache, accélérant là encore la cadence et donc augmentant la productivité. Devant le succès de ses innovations, Taylor crée L’Organisation Scientifique du Travail (OST) qui divise le travail en 2 pour avoir toujours plus de rendement :

Division verticale : -séparation entre conception et exécutions (ingénieurs /ouvriers)

                      -forte hiérarchisation plus de contremaitre, surveillance accrut des ouvriers

                      -les ingénieurs décident de la méthode de production. « Les ingénieurs pensent le travail et les ouvriers doivent l'exécuter conformément aux instructions et à la formation que les premiers leur fournissent »[].

 

Division horizontale : - parcellisation du travail : chez ouvriers ne fait qu’une tâche

                          -Chronométrage

                        -on paye les ouvriers à la pièce

 

Le bilan économique est impressionnant, les rendements sont maximums. Les gains de productivité sont énormes, forte augmentation de la production. Les rêves de divisions du travail de Smith sont mis en pratique par un homme qui ne l’a jamais lut !

Par contre, d’un point de vue social le bilan est très négatif : les travailleurs perdent toutes qualifications (véritable passage de l’artisan à l’ouvrier) travail monotone, usant tant mentalement que physiquement. Les travailleurs perdent toutes fiertés car ils n’ont plus de savoir-faire. Le Taylorisme permet toutefois l’intégration des vagues d’immigrés. En France en 1936, on invente le terme d’ouvrier spécialisé.

Cette situation est très peu acceptée par les ouvriers, ce mécontentement se manifeste par un ralentissement du travail, des sabotages, de l’absentéisme. Cette situation est très bien illustrée dans les temps modernes de Charlie Chaplin de 1936. On y voit à la fois la vie dans l’usine mais aussi la vie à la maison, dans ce film sont réunis le comique de Chaplin et la critique de ce système productiviste laissant de coté l’humain pour produire toujours plus.

 

C-      Le Fordisme : entre continuité et perfectionnement

L’usine de Taylor fonctionne à plein régime mais ce succès à un coût humain important : les ouvriers abandonnent rapidement l’usine pour aller chez des concurrents qui applique encore des méthodes anciennes de productions.   Il est très difficile pour Taylor de garder sa mains d’œuvre.

Pourtant un homme à peut-être trouvé la solution : il s’agit d’Henry Ford. Ce patron avait déjà développé dès 1908 la ligne de montage, qu’il avait imaginé en prenant l’exemple d’une chaîne d’un abattoir de Chicago, l’efficacité d'une personne s'occupant toujours de la même pièce des bêtes attira son attention. Ce n’est donc plus le chronomètre qui instaure la cadence mais le convoyeur lui-même ! L’ouvrier ne se déplace plus, les gains de temps sont encore plus grands. Ex chaîne de montage temps moderne. Son activité est encore réduite, et un nouveau stress est généré car tous les ouvriers doivent compter sur son celui qui est avant lui sur la chaîne. Si l’un rate perd du temps c’est toutes la chaîne qui perd du temps.

Pour garder ces ouvriers Ford instaure le « five dollars a day ». L’augmentation du salaire des ouvriers (5 dollars / jour contre 2 à 3 auparavant), afin de stimuler la demande de biens et donc d'augmenter la consommation. Mais cette augmentation des salaires avait pour but principal de lutter contre le taux de roulement (démission des ouvriers) devenu de plus en plus élevé avec l'apparition du travail à la chaine, qui rendait les conditions de vie des ouvriers encore plus difficiles qu'auparavant. De plus, si les ouvriers étaient mieux payés, ils étaient « exempts de préoccupation étrangère au travail, et donc plus industrieux, par conséquent, plus productifs »[1]. Les gains de productivité sont toujours plus important se qui permet une augmentation de la production, des salaires, une baisse des prix grâce à l’économie d’échelle (la standardisation permettant de produire en grandes séries à l'aide de pièces interchangeables) et une hausse logique des profits qui permet de nouveaux investissements.

Cette technique couplée avec le Taylorisme devienne très rapidement le système standard de production. Les ouvriers sont mieux payés, leur confort de vie s’améliore pourtant leurs conditions de travail sont terribles. Monotone, répétitif, et déqualifiant sont les principaux déterminants de ce nouveau système. La production de masse standardisée vient de naître.

Exemple de la Ford T l’ainée du taylorisme-fordisme

Elle est généralement considérée comme la première voiture accessible au plus grand nombre, celle qui « mit l'Amérique sur des roues ». Son objectif était de séduire la classe moyenne américaine. On attribue souvent à Ford la phrase « un client peut demander cette voiture en n'importe quelle couleur, du moment que c'est noir. ». Le salaire est proportionnel au prix de la voiture pour les ouvriers, de sorte qu'ils fournissent un marché garanti. La première Ford T de série sort de l'usine Piquette à Détroit le 27 septembre 1908. Nombreuses innovations dont le levier de vitesse, la marche arrière, un nouveau système de pédales (la gauche pour les vitesses, au centre la marche arrière et à droite le frein). Son prix 850 $ alors que la moyenne était à plus de 2000$ (hors prime à la casse bien sur). En 1914, la procédure d'assemblage de la « T » avait été tellement améliorée qu'il ne fallait plus que 93 minutes pour en assembler un exemplaire. Cette année-là, Ford produisit plus de voitures que tous les autres constructeurs réunis. Lorsque la dix-millionième « T » fut produite, neuf voitures sur dix dans le monde entier étaient des Ford. Au final, plus de 15 millions furent produites.

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MessagePosté le: Ven 11 Mai - 17:56 (2012)    Sujet du message: Publicité

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François


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Inscrit le: 28 Oct 2011
Messages: 5
Localisation: Le Conquet

MessagePosté le: Ven 11 Mai - 18:57 (2012)    Sujet du message: Taylorisme 2ème partie Répondre en citant

Le taylorisme   
  Après une première industrialisation liée à l’exploitation du Charbon dans la première moitié du XIXème siècle, l’économie de l’Europe occidentale et des Etats-Unis est marquée par un essor spectaculaire de l’industrie jusqu’à la veille de la seconde Guerre Mondiale.  On donne le nom de deuxième industrialisation à ce phénomène qui a des effets sur l’agriculture et les échanges. La deuxième industrialisation apparait comme la cause principale de la croissance économique à cette époque. Nous allons voir ici une méthode révolutionnaire de travail qu’est le Taylorisme et nous tacherons de l’expliquer afin que vous compreniez les tenants et les aboutissants de ce phénomène.
 
 
I. Contexte
 
Tout d’abord je vais effectuer un rappel du contexte surtout économique au moment de la transition entre le 19ème et le 20ème siècle, période qui correspond à l’apparition du Taylorisme.
 
La diffusion dans l'espace de la deuxième révolution industrielle,  à partir de 1880, favorisée par la découverte de nouvelles sources d’énergies comme le pétrole et l’électricité,  ainsi que le début de l'internationalisation de l'économie mondiale par le biais des échanges, constituent les traits essentiels de l'économie mondiale à la veille de la première guerre mondiale.
Ces échanges sont liés au développement de la marine à vapeur, ou encore aux creusements de grands canaux comme celui de Suez en 1869 ou celui de Panama en 1914. L'Europe domine économiquement, politiquement et militairement le monde mais elle est, d'une part, fragilisée par des conflits internes et d'autre part, par de nouveaux concurrents économiques comme les Etats-Unis et le Japon. La période de transition entre le 19e siècle et le 20e siècle a connu l’émergence et la fortification de plusieurs grandes puissances sur les plans territoriaux, économiques, militaires et culturels. On assiste à un fort accroissement des importations et des exportations, notamment entre les 3 grandes puissances européennes que sont La France, le Royaume Uni, l’Allemagne et outre-Atlantique, des Etats-Unis d’ Amérique. A titre d’exemple, la part de l’investissement à l’étranger de la France en 1870 est de 1 Milliard de Dollar, elle et de 5 milliards de dollars en 1875 et atteint le chiffre de 9 milliards de dollars à l’aube de la première guerre Mondiale en 1913.
Le principal moteur de la croissance est sans nul doute l’industrie, dont les secteurs de pointes sont l’automobile, la chimie et les productions électriques.
 
Le monde est bouleversé par des nouvelles inventions majeures à la fin du 19ème siècle.
Sont créés entre 1878 et 1895 : La lampe électrique, la locomotive électrique, La moissonneuse Batteuse, la Voiture à essence, les pneumatiques, la télégraphie sans fil et le cinématographe. De plus, le premier vol en avion est à mettre à mettre au profit  de Clément Ader en 1890.
http://chohma.free.fr/taylor.htm
 
II. Taylor
 
 
Photo Taylor
 
Maintenant je vais vous parler du Taylorisme et plus particulièrement de son inventeur.
Frédéric Winslow Taylor, considéré comme l'un des pionniers du management, est né, en 1856, en Pennsylvanie, à Germantown, dans une famille aisée de tradition Quaker. De 1874 à 1878, il apprend les métiers d'ouvrier modeleur et de mécanicien dans une petite usine, tout en préparant les concours d'admission à l'enseignement secondaire.
 
Il est le fondateur du management scientifique du travail, qui fit passer l'art, le savoir-faire d'un petit nombre au savoir refaire du plus grand nombre en formalisant et standardisant les méthodes ainsi que les outils et les connaissances. Taylor s'appuya sur la démarche scientifique qui observe et quantifie.

Il utilisa essentiellement le chronomètre, segmenta les tâches et sépara les fonctions d'exécution et d'organisation, prôna la spécialisation.
Sa recherche d'amélioration était basée sur une relation gagnant - gagnant entre exécutants et donneurs d'ordre, mais ses principes seront pervertis et son nom sera associé aux excès de méthodes segmentant à outrance les tâches afin de gagner en productivité, sans réelle contrepartie pour l'exécutant.
 
 
En 1878, il entre comme simple manœuvre, à la Compagnie des Aciéries de Midvale. Taylor, ouvrier qualifié, se voit confier la conduite d'un tour dans un atelier de machines-outils. Ses résultats le font vite remarquer. Sur un tour semblable aux autres, il produit davantage. Au bout de quelques mois, il est nommé chef d'équipe. Sa nouvelle responsabilité le pousse à obtenir une production plus élevée que par le passé.
 
Lorsqu'il veut persuader ses anciens camarades d'atelier, dont il est devenu le chef, de produire plus, il butte sur leur opposition acharnée. Certains vont jusqu'à briser leurs machines pour faire croire qu'elles cassaient à cause d'une surcharge excessive due à la folie du chef d'équipe trop zélé.
Après trois ans d'efforts et devant une hostilité qui ne désarme pas, Taylor perçoit qu'il faut, non pas essayer de persuader les ouvriers de produire plus, mais changer radicalement le système de management.
 
Il accumule les expériences, avec l'appui du Président de la Compagnie des Aciéries, dans deux directions :
Arriver à déterminer ce que peut constituer une juste journée de travail c'est-à-dire ce qui peut être fait pendant des années sans fatigue excessive, et donc selon une allure parfaitement convenable, excluant la hâte, et donc acceptée volontiers par les ouvriers sans risque de grève.
Et d’autre part, Arriver à déterminer plus précisément la forme des outils et les meilleurs angles d'attaque pour couper l'acier, afin d'effectuer le travail plus rapidement. Ces deux axes de recherches seront par la suite la base de sa réflexion et donc du Taylorisme.
 
En même temps, il fait faire une étude approfondie et scientifique du temps exact nécessaire pour exécuter correctement les différents genres de travaux faits dans son atelier (placer les pièces sur les machines, les enlever, etc.). Les outils de son étude sont le chronomètre et un bloc de papiers. Il ne veut pas trouver la confirmation d'une théorie nouvelle et encore non éprouvée; il veut seulement recueillir les résultats d'essais et de calculs conduits de manière systématique et rigoureuse.
 
Je vais vous lire un extrait de « La direction scientifique des entreprises » datant de 1909 qui illustre les travaux de Taylor. On voit à travers ce texte l’acharnement et la précision de ses recherches .
 
« Le nombre de pelletées que chaque ouvrir manutentionna au cours de la journée fut compté et enregistré. A la fin de la journée, la quantité de matière déplacée par chaque ouvrier fut pesée, et ce poids fut divisé par le nombre de pelletées. Si je me souviens bien nous constatâmes que la charge moyenne d’une pelle était de 19kilogrammes et qu’avec cette pelletée, l’ouvrier déplaçait environ 25 tonnes par jour. Nous coupâmes alors la pelle de façon à la rendre plus courte, la charge étant approximativement de 17kg. Dans ces conditions, au lieu de manutentionner 25 tonnes, ils déplacèrent 30 tonnes par jour. Ces chiffres n’ont pas une valeur absolue. Ils sont simplement indiqués pour expliquer la façon dont fut conduite l’étude. Nous coupâmes encore la pelle approximativement de 15kilogrammes et nous renouvelâmes l’expérimentation jusqu’à ce que nous constatâmes que le tonnage le plus important manutentionné par jour correspondait à une pelletée de 10 à 11kg. Au-dessous de cette charge, le tonnage commençait à diminuer. Ainsi nous avions établi une façon scientifique qu’un ouvrier bien adapté à son travail, un pelleteur qualifié, pouvait réaliser la meilleure journée de travail en déplaçant des pelletées de 10KiloGrammes. »
 
Le parcours de Taylor fait de lui un homme qui connait parfaitement le milieu auxquelles il s’intéresse, il a été un ouvrier parmi tant d’autre, on peut se demander pourquoi cet homme a décidé de révolutionner le milieu ouvrier ? quel trait de son caractère peut expliquer cette volonté d’études du travail ?
 
Photo chronomètre
 
Taylor se révèle être un homme d'ordre, scandalisé par le désordre du monde industriel. Il refuse le gaspillage du travail humain. Pour lui, la maladresse et l'inefficacité des actes journaliers, la mauvaise exécution des mouvements spontanés, sont source de pertes immenses.
Il pense que la prospérité ne peut venir que de la plus grande productivité possible des hommes et des machines. Il veut donc contribuer à ce que chacun, s'entraînant et se perfectionnant, puisse accomplir le travail le plus compatible avec ses aptitudes personnelles, à l'allure la plus rapide et avec l'efficacité maximale. Taylor ne fait pas confiance au jugement individuel de l'ouvrier. Il pense que celui-ci garde pour lui ses connaissances, qu'il ne tient pas à en faire profiter les autres, qu'il veut préserver ses "secrets professionnels", qu'il est fainéant et nécessite une surveillance.
 
Taylor en arrive à mettre en évidence quatre grands principes qui caractérisent son système de management  que vous présentera Loick !
 
Il transforme progressivement des méthodes de travail empiriques et amenant ses ouvriers, grâce à des incitations financières allant de 30 à 50% d'augmentation des salaires, à changer leur manière de faire en accomplissant les tâches fixées pour eux, Taylor obtient que la production de l'atelier double.
Pendant les années de cette dure expérience, il suit des cours du soir et devient ingénieur. Devenu chef de son atelier, il le quitte, passe au Bureau d'étude de la Midvale et est nommé, en 1884, ingénieur en chef. Il n'a que 28 ans.
En 1890, il quitte la Midvale Steel Cie et devient consultant en organisation scientifique.
 
 
Photo livre de Taylor
 
 
Après plus de vingt ans de recherches et d'expérimentation, il accepte, en octobre 1911, de faire une conférence au Congrès portant sur les principes du management scientifique. Le texte de son importante communication va être la matière de l'ouvrage, devenu célèbre, qu'il publie en 1912 avec ce titre précisément : "Principles of scientific management".
Taylor en distribue des copies privées à toutes ses relations. Son ouvrage est traduit et publié en français dès 1912 sous le titre La direction des ateliers.
 
Mais les syndicats américains l'accusent de vouloir transformer les ouvriers en machines, et font pression sur les milieux politiques pour obtenir l'interdiction de l'usage de ces méthodes dans les établissements industriels dépendants des pouvoirs publics, comme les arsenaux. En 1912, Taylor doit se défendre devant une commission d'enquête de la Chambre des représentants, alors que 50 000 ouvriers américains de l'industrie travaillent déjà selon des règles établies dans le cadre de l'OST.
 
Théo reviendra plus précisément sur ces révoltes ouvrières.
 
Taylor mourut en 1915, avant d'avoir vu le triomphe de ses méthodes, du fait de l'entrée en guerre des États-Unis en 1917  et donc à la nécessité de tout faire pour accroître rapidement la production et la productivité de l'industrie américaine, alors que des centaines de milliers d'Américains s'embarquaient pour aller combattre en Europe. Les syndicats durent cesser leurs attaques car la guerre faisait taire tous les micros conflits intérieur. L’objectif majeur était de sauver coute que coute l’Europe. L’affirmation des Etats-Unis comme force mondiale non négligeable, s’est relativement développé « grâce » en quelque sorte, à ce premier conflit d’ordre mondial.
 
 
III. Ford
 
Photo Fordisme
 
Dès avril 1913, l'industriel Henry Ford s'inspirait des travaux de Taylor. Il avait installé son premier réseau d'assemblage à Détroit, en cherchant à fractionner les opérations de montage et à les confier à des travailleurs différents tout au long d'une ligne où les produits, en cours de montage, progressaient régulièrement. Mais il n'a réellement développé ses conceptions qu'après-guerre, dans son usine de Rouge River, inaugurée en 1929, qui comportait 43 kilomètres de convoyeurs.
 
Photo Ford
 
 Henry Ford (30 juillet 1863 à Dearborn, Michigan, États-Unis – † 7 avril 1947, Dearborn) est un industriel de la première moitié du XXe siècle et le fondateur du constructeur automobile Ford. Son nom est notamment attaché au fordisme, une méthode industrielle alliant un mode de production en série fondé sur le principe de ligne d’assemblage et un modèle économique ayant recours à des salaires élevés. La mise en place de cette méthode au début des années 1910 révolutionne l’industrie américaine en favorisant une consommation de masse et lui permet de produire à plus de 15 millions d’exemplaire la Ford T qui est à elle seule une révolution dans le transport. il devient alors l’une des personnes les plus riches et les plus connues au monde.
 
Ford a une vision globale de son action : il voit dans la consommation la clé de la paix. Son important engagement à réduire les coûts aboutit à de nombreuses innovations techniques mais également commerciales ; il met ainsi en place tout un système de franchises qui installe une concession dans toutes les villes en Amérique du Nord et dans les grandes villes des six continents. La Fondation Ford hérite de la majeure partie de la fortune de Ford, mais l’industriel veille néanmoins à ce que sa famille en conserve le contrôle de façon permanente. D’ailleurs, il assumera très longtemps le poste de président de la Ford Motor Company.
 
Photo Ford Décoré
 
Henry Ford est l’un des plus célèbres bailleurs de fonds étrangers d’Adolf Hitler, et il est récompensé en 1938 pour ce soutien durable avec la « Grand-Croix de l’Aigle allemand », plus haute décoration nazie pour les étrangers. Cette faveur accordée par les nazis engendre une importante controverse aux États-Unis et finit par un échange de notes diplomatiques entre le gouvernement allemand et le Département d’État.


Charlie Chaplin, dans son film Les Temps modernes fit une critique humaniste de l'OST. Cette méthode moderne de travail qui laisse peu de place à l'être humain est tournée en dérision. Son héros, au lieu d'être prolongé par la machine, devient lui-même une partie de la machine.
Il s’agit d’un film engagé. De pars ce film à grand succès, la vision Tayloriste est mise à mal, et seul les résultats chiffrés des entreprises peuvent sauver cette. Une dizaine d’années avant de concevoir les temps modernes, Chaplin avait visité les Usines de Ford d’où sortaient à l’époque une voiture tous les 40 secondes ! Dans ce Film Charlie Chaplin est aux prises avec une machine délirante dont les engrenages sont gigantesques, les tapis roulant frénétiques, et les boulons récalcitrants.  Chaplin en fit un hymne à l’humanité aliéné par le machinisme et menacé par l’arbitraire. Ce film lui vaudra d’être considéré comme un « rouge » aux USA. Il rencontrera néanmoins un franc succès en France et en Angleterre. Il sera en revanche interdit dans l’Allemagne Nazie.
 
 
Maintenant Loick va aborder plus spécifiquement les différentes formes d’OST, celle du Taylorisme et du Fordisme en particulier.
 
   
 
_________________
U.B.90



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