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Histoire de la géographie

 
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Camille BLEUNVEN


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Inscrit le: 28 Oct 2011
Messages: 29

MessagePosté le: Ven 28 Oct - 21:03 (2011)    Sujet du message: Histoire de la géographie Répondre en citant

Histoire de la géographie




De Paul CLAVAL
(→ éditions PUF)




Introduction : toute vie sociale repose sur des savoir-faire, des pratiques et des connaissances géographiques : les hommes doivent comprendre le milieu dans lequel ils sont installés pour l'exploiter et l'aménager ; ils ont à s'orienter et à se repérer ; ils ne se sentent chez eux que là où l'espace qui les entoure est marqué de signes qu'ils comprennent et de symboles qu'ils partagent. La géo est donc essentielle à la vie. Cepdnt, chaque civilisation à sa propre vision de la géo.
La connaissance des grands espaces est de la sorte indirecte (par ce qu'on entend dire etc). La géo se constitue durant l'Antiquité et combine donc des points de vue différents.
La recherche géo implique un certain nb de démarches :
  • souci de localiser ce dont ils rendent compte
  • géographes observent et décrivent les réalités concrètes qu'ils voient dans le paysage + analysent la manière dont les formes qu'ils repèrent sont liées entre elles + partage avec l'écologie
  • géographes reportent les résultats de leurs observations sur des cartes
  • géographie doit être appréhendée comme une discipline scientifique, mais certains de ses aspects s'inscrivent plutôt dans la logique des genres littéraires
  • l'homme s'oriente, se repère, vit et se reproduit à la surface de la Terre. Il se bâtit, à travers son expérience et grâce à ce qui lui a été transmis, une image du milieu où il est installé. Il agit sur le monde et le transforme en fonction de la perception qu'il s'en fait.

Les façons d'être au monde et d'y inscrire son existence varient d'un lieu à l'autre.
L'histoire de la géo ne s'éclaire vraiment que lorsqu'on prend en compte à la fois le contexte intellectuel et l'arrière-plan pol et administratif qui caractérisent chaque époque.




Chapitre 1 : L'HERITAGE ANTIQUE ET SA MODERNISATION


  1. - La géo dans la culture et la société grecques



La représentation de la Terre a tjrs intéressé les Grecs. Ainsi, les mythes grecs sont liés à des lieux précis. L'intérêt pour un savoir concernant les lieux a donc en Grèce des racines culturelles et religieuses.
Connaissances et savoir-faire se transmettent par imitation ou voie orale.
La géo naît en Grèce d'un aventure intellectuelle : c'est ce qui donne leur portée aux formes de savoir alors développées.


1. La carte ionienne. Hérodote.


Hérodote (484 – 420 avant J-C)


La réflexion prend un tour original dans les cités d'Ionie, au cours du Vième siècle avant J-C. La compréhension du globe passe par l'analyse du ciel. La géo grecque est inséparable de l'hypothèse géocentrique.
Les ioniens pensent que la nature de l'univers est géocentrique.
Si Hérodote apparaît comme l'un des fondateurs de la géo, c'est qu'il décrit le monde de son temps avec un regard nouveau. Il présente des ensembles territoriaux, qu'il définit par leurs limites telles qu'elles apparaissent sur une carte, et par leurs traits communs. L'idée de changement d'échelle est déjà présente à cette époque.
Hérodote s'intéresse davantage aux moeurs qu'aux paysages et aux milieux.
A cette époque : déjà idée des 5 zones (tempérées, froides et torride).
2. La carte alexandrine : un progrès majeur. Erastothène et Hipparque.


Erastothène (275 – 194 avant J-C) et Hipparque (190 – 125 avant J-C)


La géo n'existe pas encore dans l'Athènes de Platon ou d'Aristote, tout change au IIIème siècle avant J-C. Du fait des progrès constants de l'astronomie, la cartographie connaît de grandes avancées.
Erastothène, astronome, a le souci de déterminer la position des points à la surface de la Terre : il comprend que pour cela, il suffit de connaître leur latitude et leur longitude. (Mesure de la latitude connue à cette époque mais pas celle de la longitude). Il construit ainsi sa carte en reportant les latitudes mesurées et en estimant des longitudes à partir des données qu'il compile dans les récits de voyage.
Hipparque insiste sur la voie astronomique pour la mesure des positions et systématise la cartographie en imaginant les systèmes en projection. Il développe aussi l'analyse des effets de la latitude sur la longueur des jours et précise, dans son sens grec, la notion de climat (ou zone).
Les grecs en sont alors arrivés à concevoir la Terre cô une sphère, à en évaluer la dimension, et à repérer les lieux à sa surface. La notion de « zones » est un des résultats essentiels de la géo antique.


3. La géo comme description régionale.


Création d'une carte de Rome pour montrer au monde la puissance de cet Empire.


4. Ptolémée et Denys d'Alexandrie.


Ptolémée (100 - 180) et Denys d'Alexandrie (Iième siècle de notre ère)


Romains ne retiennent de la géo que son intérêt pratique.
Ptolémée met à jour et résume l'ensemble du savoir astronomique et géo accumulé par les Grecs à travers une cartographie dont ses tables consignent les bases.
+ Denys d'Alexandrie écrit un poème où il décrit la sphère étoilée te la surface de la Terre → transmission du savoir antique.
Tradition fait d'Homère le premier géographe.


  1. - Savoir et savoir-faire géographiques au Moyen-Age



1. Le déclin des connaissances géographiques.


Le déclin des connaissances géo commence dès avant la fin de l'Empire romain. Le bouillonnement intellectuel qui avait favorisé la réflexion sur la forme et la configuration de la Terre a disparu.
Il apparaît une différence entre la cartographie des Grecs et la vision d'une Terre plate décrite dans la Bible.
Les mappemondes se contentent de représenter le monde habité, que l'on suppose plat.
Remise en cause de la vision du monde à cette époque. Le déclin du savoir géo est profond, mais la mémoire de certains des acquis antiques ne s'efface pas complétement. La hausse de la mobilité et du commerce favorise la découverte.


2. Le rôle de la géo arabe.


Las arabes disposaient, comme tous les peuples nomades, d'une riche tradition d'observation du milieu, de connaissances des lieux et d'orientation, mais elle était purement orale. Après la Conquête, leur pouvoir s'exerce au Proche et Moyen-Orient sur des populations dominées par des élites urbanisées byzantines ou syriaques. Ils découvrent, à travers elles, la richesse de la pensée grecque. La géo arabe s'épanouit vraiment de 800 à 1050.
les instruments d'observation et de mesure progressent grâce au savoir-faire arabe, qu'enrichit celui tiré de l'Inde. La cartographie céleste est la première à se développer. Les bases astronomiques de la géo reçoivent un traitement magistral. Plrs arabes font découvrir l'intérêt pour les lieux et les aspects humains de la géo + font découvrir l'utilité que présente la géo pour l'administration ; ils rédigent des itinéraires.
C'est le fond de la géo grecque considérablement enrichi, plus que ces développements tardifs et isolés, qui séduit les esprits d'Occident.


3. La navigation, l'évolution de la cartographie et les expéditions terrestres.


Les connaissances pratiques évoluent rapidement dans un monde où les déplacements se multiplient. La découverte de la boussole pas les arabes entraînent les voyages et les découvertes. + nouvelles cartes grâce aux marins, elles reposent sur la qualité des mesures angulaires.
Questions apparaissent, la découverte du monde se fait surtout par la mer.
« Trois questions fondamentales sous-tendent les descriptions (géo qui paraissent alors) : Quelles sont les limites du monde ? Quelle partie de la terre est habitée ? Y a-t-il une partie inaccessible de la Terre ? »



4. La traduction de Ptolémée et les Grandes Découvertes.


Christophe Colomb (1450 ou 1451 - 1506)


Les tables ptoléméennes de coordonnées (publiées pour la première fois en 1475) sont mises à contribution pour construire des cartes.
Christophe COLOMB parie pour la route occidentale et découvre, au nom des souverains espagnols, les Antilles et le Nouveau Continent à partir de 1492 (découverte de l'Amérique).

Les vues de l'oecoumène qui s'étaient élaborées depuis deux millénaires volent en éclat, mais les cadres mentaux antiques que l'on vient de redécouvrir permettent d'intégrer les nouvelles données dans un schéma cohérent.


  1. - La géo et la Renaissance



Les Gdes Découvertes ne sont pas seules en cause dans les progrès de la géo à la Renaissance.
Les lentes transformations qui marquent ainsi la société de la Renaissance conditionnent largement l'audience qu'y rencontre la géo.


1. Cartographie, cosmographie et théorie des climats.


La connaissance retrouvée d'une partie de l'héritage antique et les Gdes Découvertes stimulent la réflexion géo. La construction des globes devient à la mode à partir de 1492. L'Amérique est un nv monde.
L'effort géo de la Renaissance porte d'abord sur la carto. Il remet en honneur les fondements astronomiques de la discipline.
Les géographes du temps condamnent la vision simpliste que l'on avait des zones dans l'Antiquité car ils savent que toutes sont habitables et habitées, mais ils s'interrogent volontiers sur l'influence du milieu sur les habitants.
La forma carto de la géo s'épuise vite – dès la fin du XVIème siècle → nvelle géo.



2. Christianisme, Réforme et géo.


Les préoccupations religieuses continuent de peser largement sur les représentations du monde, mais elles prennent une nvelle orientation. La signification de la géo change : elle devient un outil indispensable à la connaissance d'un monde qu'il comprendre pour le rendre pleinement chrétien.
Cartographie et géo apparaissent indispensables au bagage des élites dirigeantes : leur enseignement est intégré dans le cursus des académies protestantes et dans celui des collèges jésuites. → géo à l'école.



3. Botero et Varénius.


Varénius (1621 ou 1622 – 1650)

Varénius est à la jointure de la tradition renaissante et de la géo moderne. Il montre comment les articulations majeures de l'espace sont appellées par le dispositif zonal.



Chapitre 2 : LES LUMIERES ET LA GEO




Le contexte intellectuel dans lequel se développe la géo change au cours des premières décennies du XVIIème siècle. La Renaissance s'attachait davantage aux signes et aux symboles qu'aux forces qui modèlent le monde.


  1. - La naissance de l'Etat moderne, la bureaucratie et la statistique



L'Etat moderne se met en peu à peu en place. Il implique, pour son but fonctionnement, la collecte de données démographiques et éco.
Les géographes disposent désormais, pour leurs descriptions régionales, de précisions chiffrées qui leur manquaient jusqu'alors.
++ fleuves et refiefs → environnement.
Pour décrire convenablement la Terre, il faut savoir y reconnaître les régions naturelles qui la divisent et la structurent.



  1. - La carto scientifique



Les cartes sont très importantes en temps de guerre.
La science pure est d'autant plus prisée qu'elle conditionne les progrès des fortifications, de la navigation et de la carto.
La cartographie des grands atlas devient, dans la France de Louis XIV, une affaire d'Etat. Mais ils existent des pbs du fait des chgts d'échelle.
+ la mesure astronomique des longitudes fait des progrès.
Vu le coût et les difficultés des repérages astronomiques, la cartographie systématique doit s'appuyer sur de procédés plus aptes à couvrir de gdes surfaces.
Le divorce du lever cartographique et de la géo s'accentue après 1800.

A la fin du XVIIIème siècle, les blancs de la carte sont circonscrits aux aires polaires et à l'intérieur des continents.


  1. - Une nvelle conception de la nature : voyages et sciences naturelles



Le but des gdes explorations maritimes n'est pas seulement cartographique : les gouvernements se passionnent pour un champ où l'investigation scientifique fait merveille, celui de l'histoire naturelle.
Amélioration dans la classification de la faune et la flore. La minéralogie progresse. → caractériser un climat.
De nvx instruments de mesure, le thermomètre et le baromètre favorisent les observations.

La géo physique rompt avec la Bible – mais les durées géologiques ne cessent de poser pb que tard au XIXème siècle (étude des roches).
L'étude de l'hô et des sociétés humaines bénéficie du pt de vue naturaliste.


  1. - Géo et philo



1. La géo et l'expérience du terrain : Rousseau et Pestalozzi.


Rousseau (1712 – 1778) et Pestalozzi (1746 - 1827)


Le progrès des sciences naturelles nourrit la description du globe de données sans cesse enrichies.
Les géographes sont des hô de cabinet, ils n'ont pas l'expérience du terrain. Ainsi, les gens découvrent la géo à travers la littérature.
C'est paradoxalement à Rousseau que l'on doit la réhabilitation de l'expérience du terrain, l'enseignement doit sortir des salles de classe.
Pour Rousseau, la géo n'est utile aux hô que si elle leur parle des pbs qu'ils rencontrent.
Pestalozzi crée des écoles conformes aux vues de Rousseau, elles donnent à leurs élèves une vue de la géo plus moderne que celles que l'on acquiert dans d'autres établissements.

2. Le progrès humain et la géo pol : Turgot.



Turgot (1727 – 1781)


La géo trouve dans l'atmosphère des Lumières des conditions favorables à son renouvellement : progrès de la statistique et de la carto diés à la rationalisation de l'Etat, dvpt de la géo physique et de certaines formes de géo humaine comme csq de la nvelle optique naturaliste, renouvellement de la pédagogie sous l'influence de Rousseau.
Turgot ébauche une géo pol à laquelle il assigne un rôle essentiel : celui d'établir le diagnostique des forces qui façonnent les pays, et de proposer des stratégies pour les faire évoluer.



3. La crise d'identité de la géo et la réflexion épistémologique : Kant.


Kant (1724 – 1804)


Les conditions dans lesquelles s'exerce l'activité des géographes se modifient si profondément dans le courant du XVIIIème siècle que la discipline traverse une crise d'identité. La perspective naturalise appelle donc la transformation de la discipline en une science explicative.
Kant fait figure de géographe bien informé, mais son enseignement n'est nullement révolutionnaire. C'est par sa réflexion sur les conditions de la connaissance que Kant apporte des éléments nvx à la géo. Kant par de l'idée que la connaissance est basée sur la perception que nous avons de phénomènes. Il est ainsi amené à attribuer à l'histoire et la géo des finalités différentes de celles des autres disciplines : leur rôle est de saisir les structures temporelles et spatiales que révèle notre expérience. La géographie a pour mission première de saisir la différenciation régionale de la Terre. Cela ne l'enferme pourtant pas dans la description.
Kant a aidé la géo allemande, à l'extrême fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle, à structurer de manière cohérente le champ ouvert par les curiosités multiples de l'époque des Lumières.


4. Une autre philosophie de l'histoire : Herder et la géo.


La formation de la géo moderne se déroule au cours de la même période, mais ne répond pas aux mêmes préoccupations. Elle est le fait d'esprits qui restent fidèles à l'idéal des Lumières – mais pour certains au moins, revu et corrigé par un élève dissident de Kant.
L'histoire des peuples est liée à leur géo : pour la comprendre, il convient de se pencher sur le milieu où ils vivent et de voir comment il donne au groupe ses spécificités. La géo qu'appelle la philosophie de Herder n'est pas simple description du monde : elle doit expliquer l'histoire de chaque peuple, et la marche générale vers le progrès.




Chapitre III : LA NAISSANCE DE LA GEO SCIENTIFIQUE : DES PIONNIERS A L'EVOLUTIONNISME


  1. - Le premier XIXème siècle



Entre l'Antiquité classique et le XVIIème siècle, l'environnement technique des sociétés avait évolué, mais sans rupture majeure. Révolution indust = bouleversement du rapport hô/environnement.
Les destinés humaines s'inscrivent dans des horizons soudain élargis : les géographes sont fascinés par ces transformations : ils s'attachent moins aux chgts en cours en Europe qu'aux pays sur lesquels on disposait jusque là de peu d'informations.
Le XIXème siècle crée des lieux où la recherche s'épanouit : les Universités qui sont le centre de tout l'effort de réflexion fondamentale.

Les transformations profondes du contexte éco, intellectuel et institutionnel n'entrainent pas de bouleversement complet de la discipline. L'habitude de mettre en oeuvre des docs d'archives n'a pas disparu et débouche sur des travaux de géo historique : on se passionne pour la Grêce antique, Rome ou la Gaule, et plus encore, pour la Terre sainte. Les continuités ne doivent toutefois pas cacher le renouvellement de la discipline. Il est profond et prend surtout place en Allemagne.


  1. - Les fondateurs : Alexandre de Humbolt et Carl Ritter



Humbolt (1769 – 1859) et Ritter (1779 – 1859)


A une époque où triomphent les philosophies de la nature et où les sciences naturelles font des progrès décisifs, la discipline qui se forme se définit davantage comme une science de la nature que comme une science sociale. Alexandre de Humbolt contribue largement à cette orientation. Ses goûts l'orientent vers les sciences, la physique ou les sciences naturelles. Il n'est pas assez bon mathématicien pour devenir un grand physicien, mais c'est un éminent spécialiste du magnétisme terrestre. L'histoire naturelle le passionne : il est excellent botaniste et développe sa connaissance de la minéralogie et de la géologie.
Humbolt est d'abord un gd voyageur naturaliste, il sait que la recherche doit partir du terrain. Ses connaissances de minéralogiste, de géologue et de botaniste lui permettent de déceler bcp de traits intéressants dans les paysages et de les mettre en rapport.
A travers les recherches de déo botanique, dont il est le gd initiateur (1805), c'est la notion de milieu qu'Humbolt introduit.
Carl Ritter construit son oeuvre autour des pays méditerranéens qui le fascinent. La géo cesse d'être une modeste description de la Terre : elle est indispensable qui veut comprendre la scène mondiale, la dynamique des civilisations et la manière dont les peuples tirent parti de leur environnement. Ritter est au courant des progrès de la géomorphologie, de la climatologie et de l'océanographie. Il est attentif à l'impact des nouvelles techniques et de la Révolution indust : il est un des premiers à signaler le rapetissement du monde que provoque la navigation à vapeur et à s'interroger sur sa signification.
→ La géo moderne n'est plus simplement description de la diversité terrestre ; elle fait comprendre le devenir humain.


  1. - Après 1860 : un nv contexte



++ DARWIN


Charles Darwin (1809 – 1882)


Le dvpt des études géo s'accélère après la disparition, en 1859, des deux gds pionniers allemands. La constitution d'un espace éco mondial unifié progresse rapidement : la navigation à vapeur raccourcit les distances. A cet époque : percement de l'isthme de Suez, apparition des chemins de fer + première ligne transcontinentale inaugurée aux Etats-Unis + empires coloniaux.
L'enseignement de la géo à l'école élémentaire donnera aux citoyens une cs claire de l'espace où leur existence se déroule.

L'évolutionnisme darwinien donne à la géo une tâche essentielle : rendre compte de la différenciation des formes vivantes.


  1. - Friedrich Ratzel et la naissance de la géo humaine



Friedrich Ratzel (1844 – 1904)


La conception que Ratzel se fait de la géo doit bcp à Humbolt et Ritter, qu'il a attentivement étudiés, mais elle est structurée par une vision darwienienne. Ratzel cherche à établir les lois générales qui régissent l'influence du milieu sur les gpes humains. L'idée que le mvt est une des caractéristiques centrales du monde vivant, de l'hô en particulier, ce qui le conduit également à s'attacher aux faits de circulation, ou si l'on veut, aux rapports « horizontaux » que les sociétés développent d'un pt de la Terre à l'autre.
Dans l'optique darwinienne, la manière dont l'environnement façonne les gpes humains doit retenir particulièrement l'attention.
La géo pol apparaît dont à Ratzel comme la part la plus originale de la géo humaine des sociétés évoluées.
L'influence de Ratzel sur le dvpt de la géo est considérable. C'est à cause de la perspective darwinienne, que Ratzel crée le nv chapitre de la discipline qu'il baptise géo humaine.
Accorde bcp d'importance à la circulation.

La géo a franchi, dans le dernier tiers du XIXème siècle, une étape essentielle de son évolution. L'élargissement des horizons du commerce, la formation des empires coloniaux et la montée des nationalismes expliquent l'attention qui lui est partout accordée et l'institutionnalisation rapide dont elle est l'objet.




Chapitre IV : LE TEMPS DES ECOLES NATIONALES, 1890 – 1950


La période qui va e 1890 à 1950 voit la géo revêtir sa forme classique : science naturelle des paysages et des sociétés, elle faut une large place à l'étude des faits physiques et se montre plus à l'aise dans le traitement des sociétés traditionnelles que dans celui du monde urbain et industrialisé dont la mise en place s'accélère.


  1. - Les trois conceptions de base de la géographie



  • L'étude de la différenciation régionale de la Terre
  • Les rapports des groupes humains et de l'environnement
  • La géo comme étude des paysages



Approche différente de ces trois conceptions selon les pays.


  1. - L'évolution de la géo physique



A la fin du XIXème siècle, deux orientations se dessinent en géo physique : la première essaie de saisir l'originalité globale des environnements, dans l'optique écologique qui est en train de s'affirmer ; la seconde s'attache tour à tour aux formes du terrain, au climat ou à la végétation.


  1. - L'Ecole allemande



On ne comprend pas l'histoire de l'Ecole allemande si on ne prend en considération que les gdes personnalités qui ont contribué à modeler la géo moderne, Humbolt, Ritter ou Ratzel.
Les allemands ont un sentiment profond de leur identité, mais la question se pose pour eux de savoir à quel territoire devrait correspondre leur pays. La donnée de base est pour eux le peuple.


  1. - L'Ecole française



1. La géo française avant Vidal de La Blache


Elisée Reclus (1830 – 1905)


La géo française est très active tout au long du XIXème siècle mais elle manque lgtp de personnalités de premier plan. Nous pouvons retenir Elisée Reclus et Vidal de La Blache.
La vie et les engagements pol d'Elisée Reclus ont presque autant contribué à sa célébrité que ses travaux géographiques.
La géo se trouve désormais en position forte dans notre pays : la part qui lui est faite dans l'enseignement est considérable. Des sociétés multiples encouragent le dvpt de la recherche.


2. Vidal de La Blache et la géo fçse


Paul Vidal de La Blache (1845 - 1918)
Vidal de La Blache est un professeur irréprochable et un voyageur infatigable. Pour lui, la géo a pour but d'expliquer l'inégale répartition des hô à la surface de la Terre, et de rendre compte, pour reprendre l'expression de Levasseur qu'il fait sienne, des formations de densité.
Les grps réagissent aux contraintes (climat, relief etc) par les genres de vies qu'ils adoptent : voilà le second élément clef de la pensée vidalienne.
Sur le territoire de la France, la diversité du peuplement était gde : la langue fçse ne s'était pas encore imposée partout et dans tous les milieux. La question n'était donc pas de délimiter le territoire qui devait devait revenir à un peuple, mais de comprendre comment l'unité pouvait surgir de la diversité des milieux naturels et du peuplement originel. (tout cela en comparaison avec l'Allemagne)

Il existe entre les genres de vie développés dans les milieux voisins, des similitudes profondes : Vidal de La Blache y est également sensible. France = ++ par la complémentarité des ressources offertes par ses régions. Mais il existe beaucoup de différences entre elles.
Les pensées de Vidal de La Blache s'élargissent ensuite du côté de l'analyse urbaine, rural, des ph. pol. et de la vie éco.


  1. - La géo américaine: la Middke West et Berkeley



Cari Sauer (1890 – 1975)


L'histoire de la géo américaine est lgtps faite d'épisodes brillants et de périodes d'effacement. L'enseignement de la géo à l'école n'est pas aussi important que dans les écoles fçses et allemandes. En Amérique se développent la gde école du Middle West, très soucieuse de rigueur dans les procédures de collecte des données, et très désireuses, à partir de là, de trouver des explications fonctionnelles aux distributions observées.
Cari Sauer est séduit par les thèses allemandes comme science du paysage. Après avoir été nommé à l'université de Berkeley, il consacre l'essentiel de son temps aux Amérindiens du Sud-Ouest des Etats-Unis et aux sociétés hispano-américaines. Sauer est, des géographes de son temps, celui qui est le plus sensibl aux menaces que l'exploitation sans mesure des ressources fait peser à la surface de la Terre. Celui-ci se focalise sur les relations entre les gpes humains et leur environnement.


  1. - Domaines spécialisés



Les travaux de géo humaine se diversifient bcp au cours de la première moitié de notre siècle.
Au niveau de la géo éco, ce dont on a besoin maintenant, c'est d'une analyse de la situation de chaque pays au sein d'un espace international où les matières premières, les sources d'énergie, les denrées alimentaires et les produits fabriqués voyagent d'un bout à l'autre de la planète. Ensuite, la tâche qui attend la nvelle géo éco est de faire comprendre l'échange international.
La géo pol retrace la constitution des territoires nationaux, s'interroge sur la mise en place des frontières et sur leurs fonctions, précise le rôle des capitales et s'attache aux pbs de minorités et d'irrédentisme.

La géo est différente entre les pays. Le monde anglo-saxon s'intéresse davantage aux pbs de l'équilibre international.
Les travaux de géo éco et de géo pol souffrent du sous-développement de la réflexion théorique en géo humaine : par crainte de trop s'éloigner du paysage et du concret, l'étude des processus est négligée.



Chapitre V : NOUVELLE GEOGRAPHIE



Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la géo s'était surtout développée en Europe continentale. L'Allemagne et la France menaient souvent le mouvement.
A partir des années de 1950, le renouvellement de la géo provient de plus en plus des programmes développés dans les universités des Etats-Unis, de Grande-Bretagne.
De nouvelles voies sont explorées. Les géographes saluent la révolution qui est en train de s'accomplir.


  1. - De nouvelles interrogations, un nouveau contexte intellectuel



1. Des besoins nouveaux.


La société ne demande plus aux géographes les mêmes enseignements qu'au début du Xxème siècle. Le domaine pour lequel on a besoin de connaissances et de savoir-faire s'est déplacé vers l'éco et l'organisation sociale.
Depuis le début du XIXème siècle, la géo se veut explicative, mais en mettant l'accent sur les relations hommes/milieux, elle s'est condamnée à ne pas déboucher sur des lois générales, celles qui permettent la prévision. Telle est la cause du malaise qui taraude la discipline, et de l'écho qu'y trouve brusquement l'éco spatiale.


2. De nvx moyens d'investigations.


Grâce aux guerres, les nouvelles technologies se développent par la production des armes etc. On voit aussi une amélioration des procédés de calcul, des photographies aérienne, les satellites d'observation, la télédection.

3. Le néopositivisme.



L'idée que la science se contente d'obéir aux faits est abandonnée, et le jeu de l'hypothèse et de l'imagination dans la construction des objets scientifiques est souligné.


  1. - La nouvelle géo



1. Théories, modèles et méthodes quantitatives.


En France, les efforts pour rénover la discipline ne manquent pas à la fin des années 1940 et au début des années 1950.

2. Néopositivisme et nouvelle géo



3. Un triomphe rapide


  1. - Bilan de la nouvelle géo



1. Un déclin rapide


La demande sociale change à la fin des années 1960 et au début des années 1970. L'accent mis sur l'expansion éco disparaît. On critique désormais la société de consommation.

2. Des points forts et des points faibles



Le bilan de la nouvelle géo est positif car :
  • la géo cesse d'être considérée comme une science naturelle même lorsqu'elle traite de réalités sociales, culturelles ou éco.
  • la géo se rapproche des sciences sociales
  • les recherches progressent rapidement dans le domaine urbain et indust

Mais ombres : on oublie la dimension symbolique de la ville, on se prive des moyens de rendre compte de ses paysages et de son aspect monumental.
L'écologie est en pleine mutation.

3. Y a-t-il eu vraiment révolution scientifique ?



La nvelle géo s'est focalisé sur la circulation et la vie de relation;




Chapitre VI : POSTMODERNITE ET TOURNANT CULTUREL


Le tournant des années 1970 est marqué par la prolifération des nvelles orientations de la discipline : l'approche critique et radicale s'impose bruyamment, mais l'impact des approches phénoménologiques et humanistes, plus discrètes, est tout aussi important.
Les transformations que connait la géo depuis 1970, résultent d'une remise en cause des fondements même de la pensée scientifique occidentale et de la globalisation.



  1. - L'ouverture de nouvelles perspectives



1. La critique des injustices sociales


Aux alentours de 1970, un courant critique dénonce avec passion les injustices sociales. Une autre forme de critique sociale apparaît en même temps ; dans la plupart des sociétés, les femmes sont constamment à la peine.
La géo du genre, que développent les féministes, dénonce cette situation : le système patriarcal place partout des femmes en état d'infériorité et permet aux hommes de les exploiter.

2. La géo humaniste, l'espace vécu, l'expérience des lieux et la territorialité.



Les hô ne prennent pas leurs décisions en fonction de ce qu'est le monde, mais en raison de l'image qu'ils s'en font. Ils ne cherchent pas tjrs à maximiser leurs gains. Bcp arrêtent leurs efforts lorsqu'ils atteignent un certain niveau de satisfaction.


3. La géo du temps


La société est faite de cheminements, de lieux où les gens s'arrêtent, se reposent, dorment, et d'autres où ils travaillent, étudient et rentrent en contact avec les autres.


4. Le renouveau de la géo pol.


  1. La remise en cause postmoderne de la science et de la pensée occidentales



1. L'idée de postmodernité

2. La géo déconstruite

Pour sortir des errements et que la géo a connus aux XIXème et XXème siècles, il importe de la déconstruire.

La carte donne à voir des espaces étendus. Elle ne fait plus figure de simple instrument technique : les politiques et les militaires assoient sur elle leur maîtrise de l'espace. C'est un outil de conquête et de domination.

3. Le postcolonialisme

La critique de la science occidentale va de pair avec celle des sociétés impérialistes qui en tiraient leur supériorité technique : c'est la gde affaire du courant postcolonialiste. L'autre versant des études postcoloniales est tout aussi passionnant : la colonisation a engendré des formes multiples de métissage entre les populations et entre les cultures.



4. De nouveaux schémas d'explication


  1. - Le tournant culturel



1. Une recherche de plus en plus diversifiée.

Les chercheurs s'intéressent aux injustices sociales et mettent en lumière des collectivités longtemps passées sous silence (les fê en particulier), s'attachent aux transformations de l'habitat et à ses conséquences sociales. Ils font une large place à la circulation, à l'impact du tourisme. Ils ont le souci de l'environnement et de la croissance durable. Les dimensions éco et pol de la globalisation sont également analysées. Dans le même temps, la diversité des cultures et le rôle des religions et des idéologies sont soulignés. On se met à parler de fête, de musique, de ciné ou de peinture.

2. Le tournant culturel, ou comment rendre intelligible l'évolution contemporaine

Les recherches culturelles ne se contentent plus de repérer les marques que les gpes humains impriment dans le paysage. Elles s'attachent aux valeurs qui les caractérisent, et à la manière dont elles se traduisent dans la vie de relation et la distribution de l'habitat.
→ Dire que la géo vient de connaître un tournant culturel, c'est souligner la rupture qu'elle a effectuée avec les approches positivistes et néopositivistes. Pour appréhender le réel, l'oeil du géographe ne suffit plus : il faut apprendre à analyser et comprendre le regard des autres.




Chapitre VII : LES GEOGRAPHES FACE A LA GLOBALISATION



Les problèmes qui préoccupent les géographes résultent des deux formes, éco et écologiques, de la globalisation. C'est au respect des milieux et à la croissance durable qu'il doit maintenant inciter ses lecteurs.


  1. - Communication et globalisation



1. Une nouvelle distribution des actés éco

La nvelle géo a le mérite d'attirer l'attention sur les faisceaux de relations que les hommes tissent entre eux et qui donnent naissance à des flux de biens, de personnes et d'infos.

La globalisation doit bcp aux mutations technologiques intervenues depuis un demi-siècle dans le domaine de la communication : déplacements rapides, télécommunications et le transport aérien. Les échanges internationaux sont incessants alors qu'avant ils étaient inexistants. Les entreprises implantent leurs ateliers là où ceux-ci trouvent les conditions les plus avantageuses → MO pas chère. La prod bascule vers les pays émergents, ceux de l'Asie orientale et de l'Asie méridoniale en particulier.
Les états-majors des firmes s'installent dans des agglomérations assez peuplées pour disposer de relations aériennes directes. Le progrès des moyens de communication explique le boulversement contemporain des activités éco. Nous vivons dans un village planétaire. Cela n'est pas sans conséquence sur le plan culturel.

2. Les relations culturelles à la globalisation

Les conditions de vie s'uniformisent : les mêmes modes s'imposent partout. Mais la culture n'a pas que des aspects matériels : elle est faite d'habitudes, de préférences, de valeurs. Sorte d'unités entre les hô (pas de distinctions).
La globalisation conduit donc à la fois à la banalisation de l'habitat, des villes et des paysages, et à des réactions souvent violentes d'affirmation identitaire.

Les migrations internationales s'intensifient. De nvelles zones de tensions apparaissent au sein des grandes agglomérations, où les minorités sont plus nbses ; des diasporas s'y organisent.


  1. - Les mutations de la scène politique



En 1949, l'exploitation de la première bombe crée un équilibre de dissuasion entre les deux supergds : la scène politique mondiale se trouve figée. La répartition réelle de la puissance évolue pourtant. L'Europe occidentale, ruinée en 1945, retrouve a prospérité. Les deux vaincus du conflit mondial, l'Allemagne et le Japon se hissent aux 4ème et 2ème rangs de l'éco internationale. La croissance accélérée des pays de l'Asie orientale et du Sud-Est déplace progressivement le centre de gravité du monde des rivages de l'Atlantique vers ceux du Pacifique. La réorganisation majeure qui aurait dû résulter de la décolo se fait attendre.
La chute du mur de Berlin, en 1989, entraîne un bouleversement d'autant plus rapide qu'elle avait été lgtps retardée.

1. La chute du mur

L'écroulement du socialisme est dû à :

  • l'infériorité des Soviétiques dans le domaine des communications
  • leur incapacité à s'ouvrir sur le monde



Le monde soviétique ne profite donc pas des économies que la spécialisation multiple à l'Ouest. La diffusion du progrès technique, qui en est à la csq, se fait mal.

2. Chute du mur et crise des idéologies pol



Depuis 1945, deux modèles de dvpt s'affrontaient : le libéral et le socialiste. Ils avaient en commun de promouvoir la croissance éco en vue d'améliorer la situation des pop et de leur assurer le plus gd bonheur. La chute du mur souligne la faillite du modèle socialiste. Le camp libéral sort vainqueur de la confrontation. Un vide se dessine dans la sphère pol : les justifications du pouvoir et de l'Etat que l'on admettait depuis le XVIIème ou le XVIIIème siècle ne sont plus reçues. La quête d'idéologies de substitution est ouverte.

3. Etat moderne et équilibres de dissuasion

L'Etat moderne est dominé par un pouvoir central pleinement souverain au sein de ses frontières. Il ne reconnaît aucune autorité extérieure.
A la suite des deux guerres mondiales, les opinions publiques aspirent à un autre mode d'organisation internationale, dont témoignent la création de la SDN puis celle de l'ONU. La réalité demeure celle de l'affrontement des nations ou des blocs de nations.


4. L'impact de la globalisation

Le bouleversement contemporain de la scène pol mondiale résulte de l'impact des formes nvelles de communication. Les entreprises ont désormais la possibilité de délocaliser leurs productions. Les nvx moyens de trasnfert des informations provoquent la multiplication d'organisation non gouvernementales (ONG) et multiplient les contacts établis de particulier à particulier.

5. Repenser la pol

Durant la guerre froide, la géo pol avait disparu ; la géopolitique se réduisait à une géostratégie des arsenaux nucléaires, de la distribution des rampes de lancement, et de la vitesse, de la rapidité et de la précision des vecteurs.


  1. - La crise de l'environnement global



Les études d'environnement avaient pratiquement disparu de la géo physique durant les années 1960. Dans le même temps, cependant, les emprunts à l'écologie moderne suscitent l'appartition d'un nv chapitre de la géo naturelle : celui qui est axé sur l'hô et prend appui sur les études énergétiques pour renouveler l'étude des rapports des groupes à leur environnement.


1. Le desserrement des contraintes écologiques d'hier

La révolution de la mobilité libère les gpes des contraintes locales qui les bridaient autrefois. Les produits consommés peuvent venir de loin ; les déchets et les eaux usées sont rejetés hors des zones habitées. Les concentrations de pop sont ainsi débarrassées des formes traditionnelles de pollution.


2. L'émergence de nouvelles contraintes

D'autres types de limitations ne tardent cepdt pas à apparaître : le recours aux formes concentrées d'énergie autorise une telle accumulation des hô que les milieux en sont profondément perturbés : rejet d'air vicié et de poussières, de gaz pollués, effet de serre, destruction de la couche d'ozone, réchauffement climatique.
La géo naturelle est de nouveau à la mode.


  1. - La place de la géo dans le monde postmoderne



Attentive à la diversité des rêves et des aspirations humaines, la géo devient essentielle comme introduction à toutes les sciences de l'hô. L'univers postmoderne accorde à l'espace une attention qui aurait dû lui revenir depuis lgtps.



CONCLUSION


Dans son dvpt, la géo a suivi un cheminement complexe : les démarches qu'elle implique sont apparues successivement ; la manière de les combiner n'a cessé de changer.
La carte permet à l'observateur de changer d'échelle. Elle fait de lui un géant capable d'embrasser du regard une région, un pays, la planète... L'image du monde réduite à des traits essentiels, mais dûment localisés, mesurés, conceptualisés, devient intelligible. Les rapports complexes entre les différents éléments du milieu s'y lisent, tout comme l'impact puissant de l'hô. Support écologique, surface à aménager, espace à dominer, la terre entretient avec les sociétés humaines des relations essentielles, mais qui prennent des formes différentes selon les cultures ; elles se traduisent par des paysages et des modes de vie que les géographes s'efforcent de décrypter.
Pourquoi cette diversité qui, dans notre monde, prendre des formes si tenaces, si extrêmes, si conflictuelles parfois, malgré la puissance des forces d'unification dans le domaine des savoirs techniques ou de la communication ?
L'ambition (ou la prétention) du géographe est immense. Son regard explore le domaine des sciences de la nature et celui des sciences sociales. Son but est de démontrer le système complexe de rapports et d'influences responsables des réalités observées. Le milieu naturel offre des ressources et des possibilités plus ou moins favorables. Mais ce qui compte surtout, c'est l'ens de techniques de production et d'organisation sociale dont disposent les gpes installés dans tel ou tel territoire. La notion de territoire est très forte : le sentiment d'appartenance accroché aux tombes des ancêtres, aux acropoles et aux lieux sacrés va bien au-delà de la satisfaction des biens naturels.
La géo est une discipline reconnue. Elle tient une place importante dans l'enseignement. Elle touche aussi un large public. Journaux, magazines et revues scientifiques se multiplient. Roger Brunet a lancé en 1990 la troisième gde
Géographie universelle publiée en un siècle.
La géo fournit des éléments de culture G indispensables à ceux qui se veulent « citoyens du monde », hô d'affaires ou hô d'Etat en particulier, qui se doivent d'avoir une large vision de la terre, de ses réalités, de ses pbs, et des risques qu'elle fait courir à ceux qui l'habitent.
La géo est au coeur de la formation de ceux qui travaillent dans les nvx métiers du tourisme, de la logistique, de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme et de la conservation du patrimoine et de la nature. Hô de terrain, le géographe se méfie des idéologies radicales et des solutions simplistes. Il est sensible à la diversité des savoirs que les peuples de cultures différentes ont élaborés pour penser la Terre, et à la variété des doctrines qui les ont guidés pour la modeler. La géo est une invitation à comprendre et à respecter la diversité des milieux naturels et des civilisations.



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MessagePosté le: Ven 28 Oct - 21:03 (2011)    Sujet du message: Publicité

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