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L'histoire politico-économique du duché de Bourgognes.

 
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Margaux


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MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 19:45 (2012)    Sujet du message: L'histoire politico-économique du duché de Bourgognes. Répondre en citant

Mmh, je sais pas comment on met un lien, alors voilà le truc. J'espère sincèrement qu'il ne servira à personne (priez bien fort pour ne pas tomber dessus)
Have fun!
L'économie du duché de Bourgogne 

Nous allons maintenant parler de l'histoire économique de la Bourgogne qui, comme nous le verrons, est étroitement liée à l'histoire politique.
Nous verrons le contraste entre la Bourgogne du début, sous Philippe le Hardi, déjà forte mais alimentée par les finances royales, et l'apogée (sous Philippe le Bon) de l’État Bourguignon comme véritable puissance financière autonome.


Une économie sous la tutelle royale
  • Philippe le Hardi, un prince dépensier mais aimé.


Lorsque son père, Jean le Bon, lui concède le duché en 1363, Philippe le Hardi n'a que 21 ans. Prince apanagé, comme ses frères, il s'affirme pourtant comme le successeur légitime de Philippe de Rouvres, dernier duc bourguignon de la branche capétienne. L'autonomie de la Bourgogne est dès Philippe le Hardi convenue. Le domaine qu'il reçoit en héritage est vaste et riche. Mais qu'en est-il de celui-ci exactement ?


La Bourgogne, sans frontières naturelles définies, est coupée en deux par la frontière royaume-empire ; elle est le passage obligé entre l'Est germanisant et la vallée du Rhône, entre les côtes du Nord-Ouest et les Alpes. Elle est traversée par la Saône, énorme et paisible rivière, et par le Rhône. Elle offre une large plaine et une bordure calcaire occidentale qu'elle a transformé en riches vignobles. C'est un paysage aux multiples facettes ; vastes seigneuries foncières, châteaux, résidences ducales, terres cultivées, plaines céréalières, pâturages, forêts, étangs, rivières... Elle est un relais entre la France et la Flandre ; le trafic fluvial y est abondant et développé, la production et la vente de grands crus lui assurent un commerce stable et renommé.


Le duc, en tant qu'il est le plus puissant seigneur foncier du duché, tire ses revenus des terres et enclaves qu'il possède dans son domaine. Celui-ci lui rapporte, sur la période 1364-1369 environ 35 000 livres tournois par an, c'est-à-dire 43% de l'ensemble des revenus ducaux. Ces revenus prennent diverses formes, il peut s'agir de « coutumes » (= redevances foncières), de bénéfices tirés de l'exploitation du vin, de l'exportation du sel et des taxes sur la consommation. A cela s'ajoutent les droits féodaux (droit de mutation, de succession) qui pèsent sur ses vassaux directs. Ces revenus, importants, augmentent d'années en années jusqu'à atteindre sur la période 1379-1384, 40 300 livres en moyenne par an.


Cependant, les dépenses, très nombreuses, s'élevent parallèlement annuellement, et de façon beaucoup plus rapide. Sur la période 1364-1369 = 84 000 livres, et sur la période 1379-1384 = 193 000 livres, c'est-à-dire le double. En effet, Philippe le Hardi vit sur le déficit de sa province, déficit qu'il contribue d'une part à réduire (par stratagèmes politiques), et d'autre part à augmenter, puisque d'après les sources (Andrée Van Niewwenhuysen) 56 à 57% des dépenses sont consacrées au duc et à son train de vue fastueux, et notamment au fonctionnement de son hôtel. Celui-ci lui fut donné à son avènement au duché de Bourgogne par son frère le roi Charles V, comme un signe de son affection. Rappelons que la vie de cour, en tant qu'elle reflète la puissance du roi, ou du prince, coûte excessivement cher... En outre, l'hôtel de Bourgogne absorbe à lui seul les ¾ du budget sous Philippe le Hardi. Néanmoins, cette manie dépensière n'a jamais fait l'objet de critique, parce que Philippe le Hardi était un prince très aimé, et très généreux, qui n'hésitait pas à remercier sans retenue ses fidèles serviteurs ; par exemple, Guy de Pontailler en 1372 exprima une requête au duc, énumérant les pertes matérielles et financières qu'il avait subies en prenant part à une expédition pour le compte du duc. Celui-ci le combla de dons, de gratifications et de pensions qui allaient bien au-delà des pertes subies mais témoignaient de l'affection du duc pour ses serviteurs.
Très dépensier, Philippe le Hardi doit donc chercher hors de son domaine des revenus que nous appellerons « extra-ordinaires », de part leur caractère exceptionnel et relatif. Si les dépenses ducales ne cessent de s'accroître et souffrent de déficit chronique, elles sont cependant comblées pour une grande part par la bienveillance du Roi, Charles V, qui se trouve être le frère de Philippe le Hardi.






  • Le contexte économique en France – l'influence du contexte économique national



La dynastie des ducs de Bourgogne s'inscrit dans une époque particulière de l'histoire de France ; la Guerre de Cent ans qui oppose la France aux Anglais. C'est un contexte économique particulier. Au trône alors, Jean le Bon, père de Philippe le Hardi, de Louis d'Anjou, de Jean de Berry et de Charles, duc de Normandie, futur Charles V. A la guerre s'ajoute la peste, qui frappe la France depuis des décennies et fait beaucoup de victimes. L'effort économique est donc essentiellement tourné vers la guerre, et vers la reconstruction d'un territoire ravagé par les compagnies (mercenaires téméraires) et par la peste. Bien que la lever de l'impôt soit une affaire toujours délicate, Jean le Bon, puis son successeur Charles V, parviennent à convaincre l'opinion, notamment Charles V en s'engageant dans une politique « réformatrice » dans le but surtout de décentraliser le pouvoir. Cette image de roi « proche » et à l'écoute de son peuple lui d'ailleurs vaut un éloge de Christine de Pizan (ou Pisan?) dans son ouvrage qui lui y consacré Livre des faits et bonnes mœurs du roi Charles V le sage et qu'elle rédige pour Philippe le Hardi.








Pourquoi il est important de savoir cela pour notre exposé ; parce que Charles V, à la tête de la France, rétrocède une grande partie des impôts levés sur les terres de ses frères, ce qui veut dire que ceux-ci touchent des revenus qui, en théorie, reviennent à la couronne. Ils disposent donc d'un revenu supplémentaire sans écraser leur province sous un impôt trop important. De plus, il les nomme lieutenants, les intègre au Conseil, et leur donne des pouvoirs très étendus sur leur province. On peut dire que c'est à cette époque que la Bourgogne s'affirme comme une véritable souveraineté territoriale, puisqu'elle dispose d'une autonomie politique mais également d'un soutien économique relativement important. Ce « partage » du pouvoir, dans le cadre d'une politique décentralisatrice, n'est cependant pas au désavantage du roi ; d'abord, ses frères assurent le rôle d'intermédiaires entre lui et le peuple, et parviennent grâce à eux, à leur bonne image auprès de leurs sujets, à mieux faire accepter l'impôt. De plus, il n'a rien à craindre d'eux puisqu'il les dominent toujours financièrement, et il s'assurent d'ailleurs de leur fidélité de cette façon ; les dons qu'il accorde à ses frères, il était libre de les faire cesser. C'est donc un rapport financier en sa faveur, en maintenant ses frères dans un besoin constant. Comme nous l'avons mentionné, Philippe le Hardi a plus que besoin de ses dons, ses finances souffrant de déficit chronique.

Sous le règne de Charles VI, trop jeune pour régner, la direction du pays et de l'économie de celui-ci est pris en charge par ses oncles. Les aides ( = taxes sur la consommation) et la gabelle ( = impôt indirect sur le sel ) sont abolis. Mais un an après, le fouage ( = impôt royal direct de quotité réparti par feux, un feu étant un groupe de personnes vivant sous le même toit), abolit par Charles V lorsque la guerre commençait à s'essouffler, est restitué et alourdi, ce qui entraîne des révoltes. Au même moment, des révoltes similaires éclatent en Flandre, contre la fiscalité du Compte de Flandre, Louis de Male (… les amendes que durent payer ces villes insurgées furent encore plus lourdes que l'impôt contre lequel elles se révoltaient). En 1385, la crise antifiscale est surmontée des deux côtés du Rhin, mais la Guerre de Flandre contre les Gantois laisse un pays désolé, des villes brûlées, des campagnes ravagées...




Une « réplique miniature » de l'économie royale.


Le duc de Bourgogne, qui reçoit un héritage de taille (les comptés d'Artois, de Bourgogne, de Flandre, de Nevers et de Rethel) à la mort de son beau père le 30 janvier 1384, s'engage immédiatement dans des reconstructions. Dans cette optique, il instaure une série de mesures destinées à stimuler le grand commerce, mais il met surtout en place une véritable administration, en tout point semblable à celle de la France, mais à une échelle réduite.


Après la Guerre de Flandre, le paysage flandrin n'est que campagnes dévastées et villes pillées. Cela se traduit par un exode rural important, une chute de la production agricole, et un ravitaillement de la population menacé. Philippe le Hardi commence par affranchir la mainmorte (=se disait du droit du seigneur de disposer des biens de son vassal à la mort de celui-ci) aux habitants de l'Artois pendant six ans. Ce soutien est suivi par une levé des assises (= taxes sur la vente du vin et autres boissons).


Après son accession au comptés de Flandre, Philippe le Hardi conserve les grandes institutions administratives mises en place par ses prédécesseurs, mais lance un vaste programme de réformes afin d'édifier l’État princier, notamment sur la chancellerie. Le premier chancelier du duc = Jean Canard (!). Son but est de centraliser le pouvoir. Dorénavant à la tête d'un vaste domaine, mais un domaine composé de deux entités séparées, il doit déplacer le centre du pouvoir, originairement situé à Dijon. Un bon indice du développement des États princiers est la création de chambre de comptes locales qui permettent aux princes de maîtriser leur budget, d'assurer le contrôle de leurs officiers de finance et de rationaliser les revenus domaniaux = relâchement de la tutelle royale sur le territoire. La chambre des conseils (justice) et des comptes (finances) est installé à Lille, en 1386, en plus de la chambre des comptes de Dijon, capitale administrative jusqu'en 1420.
En 1386, Philippe réorganise la Chambre des Comptes sur le modèle de celle de Paris et en 1387, il créé un nouvel organe de finance placé entre les mains de Pierre Celier, chargé de la gestion des finances de l'ensemble des seigneuries du duc ( portait le nom de « receveur général de toutes les finances »).


Le compté de Flandre représente, de par sa superficie mais aussi par son accès maritime, une puissance économique non négligeable, mais considérablement affaiblie par la guerre de Gand. Le niveau des revenus de Philippe le Hardi, sans être exceptionnel, est considérable, augmente sensiblement lorsqu'il recueille l'héritage flamand. Ces revenus, qui, comme on l'a dit, s'élèvent à 40 300 livres en moyenne par an sur la période 1379-1384, grimpent à 271 900 livres tournois en 1395, et à 441 900 livres tournois en 1396. C'est-à-dire qu'entre 1364, date de l'accession de Philippe au duché de Bourgogne, et 1395, les revenus ducaux ont été multipliés par treize environ. Les comptés d'Artois et de Flandre, ses possessions les plus prospères et les plus riches (et qu'il a fortement aidé à remettre sur pieds après la guerre), représentent à elles-seules entre 35 et 43% des recettes du duc. Parmi les revenus ordinaires touchés par le duc, on peut rappeler les ressources tirées de l'exploitation agricole, des taxes, et notamment les taxes sur les foires et sur les marchés, les péages entre France et Flandre etc …


Cependant, tous ses revenus « ordinaires », et considérables en eux-mêmes, ne parvenaient pas à compenser la folie dépensière du duc. Celui-ci devait recourir, de façon de plus en plus systématique, à des emprunts, à des crédits, qu'il ne fut en grande partie incapable de rembourser. Le duc s'adressait généralement à ses officiers, aux châtelains, ainsi qu'à ses proches dont il était sûr qu'ils ne leur refuseraient ses avances. De cette façon, il emprunta 3000 francs à son chancelier Jean Canard (1389) et 6000 francs à sa propre femme, Marguerite de Male (1390). Des emprunts forcés sont plus généralement contractés auprès des riches particuliers, mais seulement en pays bourguignon, afin de ne pas alourdir la Flandre. Ainsi les exigences financières du prince peuvent peser lourdement sur les finances urbaines des villes. Par exemple, la ville de Saint Omer, dans le compté d'Artois, lui avança au total plus de 19 000 francs en huit ans. Philippe s'adresse également aux marchands et banquiers établis à Bruges, Arras et Paris avec lesquels il nouait des liens économiques. Ces marchands devenaient ses fournisseurs de produits de luxe pour son hôtel. C'est d'ailleurs grâce au soutien financier de l'un de ces marchands, Dino Rapondi, que fut rassemblée la rançon (200 000 ducats = 700 kg d'or) destinée à libérée le fils de Philippe le Hardi, alors prisonnier en Bulgarie. Quant aux dons octroyés par le roi, leur fréquence et leur importance variaient selon le rôle politique du duc dans le gouvernement royal. Le règne de Philippe le Hardi sur le duché de Bourgogne concorde avec le « gouvernement des oncles » (1382 – 1388) au sein duquel il parvint à affirmer ses droits en tant que « premier pair de France ». Il n'était pas le seul prince à se servir généreusement dans les caisses royales... A partir de 1384, il était le plus riche des princes de lys. Autant dire que sous son règne, l'économie de la Bourgogne n'avait rien à craindre. Au contraire, elle faisait l'objet de privilèges flagrants, et parfois démesurés, mais qui ne survirent pas à la mort de Philippe le Hardi, qui laissa à son fils, une montagne de dettes. Ses funérailles donnèrent même lieu à une campagne de financement.








La recherche de l'indépendance


Jean Sans Peur, le prince ambitieux qui connaît une déroute fiscale


A la mort de Philippe le Hardi en 1404, le rapport de force entre les princes s'inverse brusquement au détriment du nouveau duc de Bourgogne. Jean sans Peur, qui n'est plus que le cousin du roi perd l'ascendance et l'influence de son père sur la cour royale. Sous le principat de Jean sans Peur, l'économie de la Bourgogne perd le soutien financier royal qui lui était jusqu'alors accordé. De plus, la rivalité qui s'installe entre les différents princes de la nouvelle génération, corrobore cette perte du pouvoir de la Bourgogne sur la couronne. À titre de comparaison, à la fin du principat de Philippe le Hardi, les dons royaux s'élevaient à 176 500 livres tournois en moyenne par an ( = 1/5e des revenus ). Au début du principat de Jean sans peur, ces dons cessèrent tout d'abord, puis furent négociés à 37 000 francs en 1406, divisés par 5 en deux ans. D'une période fastueuse, la Bourgogne, qui avait pris l'habitude de se reposer sur les dons royaux, entre dans une période difficile. Néanmoins, Jean sans Peur ne se retrouve pas totalement démuni. Il bénéficie d'une bonne image auprès de ses sujets, et entend rapidement se faire une place au sein du conseil royal comme jadis son père. De plus, il peut compter sur l'appui d'un groupe d'hommes de finances expérimentés, dont certains avaient longuement servi son père.

En France, le contexte politique et militaire a également changé ; duc d'Orléans sur le devant de la scène, folie du roi Charles VI, reprise de la guerre avec les anglais. Le nouveau duc commence donc son principat par une série de mesures qui pèsent lourdement sur le commerce, mais évite d'asphyxier l'économie des ménages. Comme son père, Jean sans Peur compte sur une politique antifiscale pour conserver l'opinion favorable du peuple. Mais, contrairement à lui, il n'agit plus dans l'intérêt de son pays, mais dans celui de son duché, et ce, même au détriment de la France. Ce changement de politique est certainement dû au contexte politique très différent : en effet, Philippe bénéficiait du soutien de la couronne dans tout ce qu'il entreprenait, et ne connaissait pas la restriction, tandis que Jean qui fait figure de jeune inexpérimenté, doit avant tout faire ses preuves aux yeux de la cour, mais surtout, souffre d'une déroute économique inquiétante. Il préfère donc nouer des alliances économiques avec les anglais et fait échouer la grande offensive contre ces mêmes anglais décidée par le Roi. Le traité, qui prévoyait la sécurité des mers pour le commerce en mer du Nord et de la Manche, est signé quatre mois plus tard, en 1406. Pour n'être pas accusé de traîtrise, il fait retomber l'insuccès de l'opération sur le duc d'Orléans, qu'il assassine en 1407.


Les relations de Jean sans Peur avec les Anglais étaient complexes donc, car elles se jouaient sur deux terrains ; celui des liens commerciaux entre l'Angleterre et la Flandre et celui du conflit franco-français.




Philippe le Bon, l'accent mis sur la Flandre


Philippe le Bon, qui succède à Jean sans Peur en 1422, témoigne une préférence pour ses domaines du Nord. Délaisse la Bourgogne au profit de la Flandre. Mais la Bourgogne, centrée autour de Dijon, une des villes les plus prospère de France depuis le XI siècle, se gouverne très bien toute seule. Dijon s'enrichit de la vente des vins de la côté et, en tant que carrefour culturel, du passage incessant des marchands. Les auberges sont toujours pleines, le trafic maritime souvent encombré. Le vignoble bourguignon faisait la principale richesse du duché. Le vin fait même l'objet d'un édit, en 1441, pour limiter la prolifération de qualité médiocre en Bourgogne. Sous le long principat de Philippe le Bon, la paysannerie bourguignonne ne connut qu'une famine, en 1438.


C'est donc sous Philippe le Bon que les territoires flamands prennent de l'importance. Premier « complexe industriel » du monde nordique, concentration d'ateliers et de filatures, ce domaine représente une incroyable source de richesse. La Flandre et le Brabant jouissent d'une situation géographique stratégique ; leurs ports sont très bien abrités dans les estuaires, se protègent par là des attaques de pirates, fréquentes en mer du Nord et en mer Baltique. Sur terre, la route qui traverse Bruges, Anvers, Maestricht et Cologne est une voie sûre et riche pour le commerce, d'autant plus qu'elle représente une voie d'accès à l'Allemagne. Du XI au début du XIVe siècle, la Flandre ne vit quasiment que du tissage et de la vente du drap, dont la laine est importée d'Angleterre et d'Ecosse. Les villes flamandes sont alors sous la domination des « lignages », les dynasties de drapiers et de marchands. Le travail et la vente de la laine représente un revenu considérable et les marchands se regroupaient en associations fortement structurées. Au sein même des corporations, milieux très fermés des gens du métier, Jean Gimpel explique que « produire une pièce de drap nécessitait vingt six manipulations différentes, chacune exécutée par un ouvrier spécialisé ». Le travail, bien que rude, était relativement bien payé, et les compagnons bénéficiaient de cent vingt jours de congé par an environ, tout comme leurs maîtres. Toutefois, la draperie flamande, prospère au XIVe siècle, va en déclinant, souffrant de la concurrence des tissus anglais contre lesquels Philippe le Bon instaura des mesures protectionnistes. Le commerce ne survit pas au traité d'Arras de 1435, concomitant avec la rupture entre l'Angleterre et l’État flamano-bourguignon. Cet effondrement de l'alliance séculaire affecta lourdement l'économie flamande.


Charles le Téméraire, la fin de l'indépendance du duché.


L'avènement de Charles le Téméraire au duché de Bourgogne en 1467 correspond à l'apogée de cette puissance, mais également à sa chute. EN s'imposant entre l'Angleterre et la France, elle commence à menacer celle-ci.
La figure de Charles, surnommé « le Téméraire » après sa mort, illustre bien la fin de l’État Bourguignon. C'est au moment de sa plus grande étendue que celui-ci perd son autonomie, souffrant de la démesure de son duc.


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MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 19:45 (2012)    Sujet du message: Publicité

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