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Evolution et bouleversements en France

 
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Charles
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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 19:12 (2012)    Sujet du message: Evolution et bouleversements en France Répondre en citant

Les rois de France regagnent prestige et autorité. Ils ont toujours affaire à forte partie, en particulier avec les ducs de Bourgogne, les Grands Ducs d'Occident Philippe le Bon et Charles le Téméraire, qui sont les principaux rivaux de Charles VII et de son fils Louis XI. À leurs possessions bourguignonnes, ils ont joint les Pays-Bas, et se posent parmi les plus puissants souverains d'Europe. À la mort du Téméraire, ses possessions qui provenaient de la famille capétienne sont reprises par Louis XI mais les Pays-Bas reviennent à sa fille unique, Marie de Bourgogne qui les apporte à son époux Maximilien d'Autriche : le partage devient une source de conflit entre les maisons de France et d'Autriche.
L’unité du royaume de France est achevée par Louis XI, le successeur de Charles VII en 1461 Le nouveau roi engage immédiatement la lutte contre les anciens alliés de l'Angleterre, représentés désormais par Charles le Téméraire (1433-1477), duc de Bourgogne. Lorsque Charles prend en 1467 la succession de son père Philippe le Bon, le territoire qu'il hérite comprend non seulement la Bourgogne et la Franche Comté, mais aussi le Luxembourg, la Belgique et la Hollande. Cette puissance représente une menace considérable pour Louis XI, qui sait que Charles rêve d’un état indépendant encore plus grand qui rivalise avec le royaume de France. Pendant dix ans, Louis XI et Charles le Téméraire s'affrontent dans des batailles. En janvier 1477, à Nancy, Charles est finalement tué au combat et ses armées se dispersent. Sa mort marque la fin de l'Etat bourguignon : les héritiers de Charles remettent la Bourgogne et la Picardie à Louis XI. Quand ce dernier meurt à son tour, en 1483, les Valois ont encore réuni sous leur autorité l’Anjou, le Maine et la Provence.
Le 15e siècle a été une période difficile pour le royaume de France, la rivalité entre Armagnacs et Bourguignons aurait pu lui être fatale. Pourtant, la France sort renforcée de ce siècle d'affrontements, et elle entre alors dans une nouvelle période, la Renaissance, largement suscitée par un grand attrait pour le voisin du sud, l’Italie..



Le Moyen Âge s'achève sur la disparition des grandes principautés qu'étaient le duché de Bourgogne (1482) et le duché de Bretagne (vaincu en 1488 puis uni au Royaume en 1532).





UNE IDÉE NEUVE. L’ÉTAT NATION
 
Quoique retors et bigot jusqu'à la superstition, Louis XI figure dans l'Histoire de France comme l'un des principaux acteurs de l'unification du royaume et de sa modernisation. Pour Louis XI le royaume devait disposer d'une monnaie unique et d'un plan central d'investissements donnant la priorité à l'économie physique, c'est-à-dire aux manufactures et à l'infrastructure. A l'époque, une seule banque au monde était orientée vers ce genre de développement économique, celle des Médicis.
Très tôt déjà, Louis projetait une politique de banque nationale. Dès 1462, il émit une ordonnance créant une banque avec des filiales à Paris, Lyon et Montpellier, qui devait, avec l'accord de l'Église, prêter 900 000 écus par an de crédit d'État pour l'infrastructure et l'agriculture.
Les Médicis acceptèrent de trouver et de garantir les dépôts comme le Roi l'entendait et ils prirent effectivement en charge cette politique de banque nationale.
Louis rédigea des milliers de lois, qui furent lues sur les places publiques à travers la France, pour à la fois informer la population des nouveaux règlements et l'inviter à participer aux activités économiques ainsi créées.
Une de ces lois prévoyait la mise en culture de toutes les terres en jachère; un recensement montre que toutes les terres en déshérence furent utilisées pour la production agricole. S'il manquait de main-d'oeuvre, Louis faisait appel aux Allemands, aux Italiens, etc. contre un bail de 10 à 20 ans.
Selon la philosophie qui sous-tendait l'action des Médicis et de Louis XI, les banques étaient au service de la nation et non le contraire. Louis s'assura personnellement que les prêts accordés par les banques des Médicis seraient sans intérêts car le droit national aussi bien que le christianisme interdisaient l'intérêt et l'usure était illégale. Les banquiers à la recherche de profits élevés devaient se résigner à trouver d'autres voies pour les réaliser, comme l'émission de lettres de change ou les transactions sur devises. Selon des récits de l'époque, Louis remporta une grande bataille commerciale en faveur de la ville de Lyon, la deuxième ville de France, contre Gênes, contrôlée alors par Venise. Pour attirer à Lyon les marchands de tous pays, Louis y organisa de grandes foires internationales. Et pour convaincre les marchands que leurs opérations seraient plus sûres en France qu'à Gênes, Louis renonça au privilège en vigueur consistant à s'emparer des possessions de tout étranger qui mourait sur le territoire français. Dans sa célèbre ordonnance du 8 mars 1463, il prit des mesures extraordinaires en faveur des marchands qui choisissaient de commercer avec la ville française, levant toute restriction sur les transactions commerciales afin de stimuler les échanges. En octobre 1462, Gênes commit la stupide erreur de soutenir une révolte contre le beau-père de Louis XI, le duc de Savoie. En représailles, le Roi décréta que tout Français participant à une foire de Gênes serait pénalisé et que tout étranger traversant le territoire français pour se diriger vers Gênes payerait une taxe sur ses marchandises. Cette réglementation fut strictement appliquée par des milliers de gardes postés à des endroits stratégiques le long de la route de Gênes. En conséquence, le marché de cette ville avait fortement diminué en 1464. Louis XI et les Médicis étaient si étroitement alliés que, lorsque le Roi découvrit que Francequin Neri, le directeur de la banque des Médicis à Lyon, avait été convaincu par les Vénitiens de devenir le conseiller financier de Philippe de Savoie, l'un de ses pires ennemis, il le fit envoyer en déportation et obtint la garantie de son ami Piero di Cosimo qu'aucun directeur d'une banque des Médicis en France n'apporterait d'aide à ses opposants. Le développement de la France, sous Louis XI, se fondait donc sur l'idée de république définit au concile de Bâle, c'est-à-dire d'un gouvernement qui travaille à l'enrichissement physique et culturel de la population, au bien commun de la nation, plutôt que de se livrer au pillage organisé d'un empire. Une république s'efforce d'augmenter la productivité de la population laborieuse et, pour ce faire, a recours à une politique dirigiste, à partir d'un gouvernement centralisé qui, à son tour, s'engage à favoriser les découvertes dans l'art et la science et à y faire participer les citoyens. Réciproquement, l'individu élevé ennoblira l'Etat-nation en contribuant au progrès général. Autrement dit, le dirigeant de l'Etat-nation doit s'engager à faire en sorte que l'homme accède à la connaissance scientifique, c'est-à-dire la découverte des principes supérieurs sous-tendant les processus physiques de la nature et la maîtrise de leur application aux principes de la machine-outil et aux machines en général. Cette vision du monde fut celle de Louis XI, telle qu'elle s'exprime dans Le Rosier des Guerres , écrit pour son fils, le futur Charles VIII. Ce livre est un traité sur la nécessité de défendre le bien commun et préfigure l’œuvre en six volumes de Jean Bodin sur la république.
Louis écrit: «La propriété des Rois et des princes et de leurs chevaliers, consideres que leur estat et vocation est pour le bien commun deffendre tant ecclesiastique que seculier, et de entretenir justice et paiz entre leur subjects, et que pour bien faire, bien auront et en ce monde et en l'autre et que pour mal faire ne vient que peine; et qu'il conviendra quelque jour laisser le monde pour aller rendre compte de son entremise et recevoir son loyer. Et de exposer leur vie pour aultruy dont entre tous autres estaz du monde sont plus à louer et honnorer. Et pource que le bien commun qui regarde plusieurs, qui est la chose publique du Royaume est plus louable que le particulier, par lequel souvent est empesché le bien commun; on a volontiers mis en escript les faiz des princes et de leurs chevaliers, et toute bonne doctrine qui sert à leur estat.»
«Je ne voy rien qui tant ayt destruit et adnihilée la puissance des Romains, que ce qu'ils entendoient plus au bien particulier que au bien commun.»
«Quant Justice regne en un royaume, le bien commun est bien gardé, et aussi le particulier: car Justice est celle de vertu, qui garde humaine compaigne et communauté de vie, si que chacun use en bien des choses communes comme communes; et des particulieres comme particulieres.»
Des académies basées sur ces principes se multiplièrent en France sous Louis XI et après, notamment le Gymnase vosgien en 1505, une école créée par les Frères de la vie commune qui avait sa propre imprimerie et maison d'édition.
Au fil des siècles, ces écoles allaient être supplantées par l'école des Oratoriens en 1600, l'Académie royale des sciences en 1666, l'École Polytechnique et l'École des Arts et Métiers en 1794. Ces écoles furent exportées en Allemagne, avec l'université de Göttingen, et aux États-unis, avec la création de West Point en 1816.
Les grands protagonistes de la bataille pour l'Etat-nation français furent la papauté, le roi Louis XI et son premier secrétaire Philippe de Commynes, René II, duc de Lorraine, allié incertain mais habile de Louis, et la maison financière des Médicis, notamment Laurent de Médicis.
Dans l'autre camp, il y avait l'Etat-cité de Venise, Charles le Téméraire et une partie significative de la vieille aristocratie et de la noblesse médiévale qui souhaitaient maintenir l'ordre féodal et leurs propres privilèges.
En vingt ans, Louis XI et ses alliés les plus proches constituèrent une forte alliance dite «Ligue de Constance» à laquelle participèrent plusieurs importants duchés dont les dirigeants restèrent fidèles au Roi. A l'époque, la France était composée de 14 duchés féodaux et de 94 grandes villes, que Louis XI avait unifiés sur la base du bien commun et des possibilités de développement commun. L'idée du «bien commun» se propagea dans le pays sous le slogan: «Un droit, un poids, une monnaie». En même temps, le Roi renforça l'armée permanente établie par son père Charles VII.
La stratégie de Louis consistait à gagner des cités, développer des centres culturels, créer des manufactures et ouvrir des foires commerciales internationales, etc., afin d'attirer dans ces centres tous les talents des régions rurales ainsi que de l'étranger. Les villes à leur tour défendirent avec enthousiasme cette politique. Mais pour unifier la nation, le Roi avait besoin du duc René II, le chef des princes de Valois qui contrôlaient alors une grande partie du centre de la France.
René, cependant, était loin de répondre aux critères du Prince humaniste. Pire encore, il recevait 5000 ducats par mois des Vénitiens, avec lesquels il avait conclu une alliance intéressée. Louis XI, pour le rallier à son projet, dut faire appel aux arguments de la diplomatie plus qu'à ceux de la raison ou de la morale. Par l'entremise de son confesseur et secrétaire, le père Jean Pèlerin Viator, il lui dépêcha Jean Ludovic de Pfaffenhoffen (frère de Lud Vautrin, plus tard directeur du Gymnase vosgien).
Celui-ci, promu ambassadeur et négociateur de René II auprès du Doge, obtint ce qui pouvait à la fois satisfaire René et Louis. Ce compromis permit à Louis de disposer d'un ami certes peu désintéressé, mais puissant et fidèle à la guerre.
Plus tard, René sera en effet le héros de la «bataille de Nancy» qui consacra l'unité de la France. Le 5 janvier 1477, devant cette ville, Charles le Téméraire rassembla ce qui était réputé être la plus grande armée d'Europe. René, à la tête des forces du Roi et de ses alliés, l'emporta cependant et Charles, après avoir vu ses forces anéanties, mourut de ses blessures.
 
Une politique de croissance démographique
 
Louis n'avait pas attendu son accession au trône pour entamer son grand dessein républicain. En 1447, il avait été envoyé dans le Dauphiné après de nombreuses querelles avec son père Charles VII, trop lent à ses yeux à bâtir la nation. A peine arrivé, il se mit à organiser la province.
Globalement, Louis protégeait les initiatives des entrepreneurs et des inventeurs dans les secteurs agricole, industriel et commercial. Il prit des mesures protectionnistes -- «anti-dumping», dirait-on aujourd'hui -- pour aider les céréaliers, les producteurs de lin et autres exploitations agricoles, et il exonéra les commerçants des taxes locales, tout en imposant des droits de douane sur les importations de marchandise étrangère. Il encouragea les agriculteurs d'autres pays à s'installer dans le Dauphiné avec leurs familles et leur garantit des avantages fiscaux proportionnels à leur productivité.
Louis avait à coeur de développer des dizaines de milliers d'emplois dans l'infrastructure et l'industrie. Il centralisa le développement des voies d'eau pour faciliter le transport des biens et du matériel militaire à travers la nation. L'un de ses projets consistait à rendre la Garonne entièrement navigable et sans péage, afin que «les laines, huiles, muscades, et autres biens de Languedoc descendent par icelle pour tirer à Bordeaux et de là en Angleterre et en Flandres ce que jamais ne se fit». Pour des raisons analogues, il agrandit les ports de Rouen, Marseille, La Rochelle et Bordeaux.
Louis créa de nombreuses industries textiles dans l'ensemble du pays. Une entreprise de Lyon employa jusqu'à 10 000 ouvriers dans son usine de soie. Il rédigea une lettre ouverte déclarant que l'industrie textile est un «honorable métier, (...) auquel se pourront occuper licitement hommes et femmes de tous estaz, que 10 000 personnes, tant de ladicte ville que des environs et tant de gens d'Église, noble, femmes de religions, que autres, qui à présent sont oiseux y auront honeste et proufitable occupation». De tels programmes eurent un si grand succès que dans certaines villes, comme à Tours, les bourgeois qui le financèrent, bénéficièrent d'une industrie florissante pendant deux siècles.
Louis créa un système de poste nationale. Des écuyers étaient postés à quelques kilomètres les uns des autres et une lettre pouvait parcourir 400 kilomètres en 24 heures. Il est ironique aujourd'hui de considérer ces efforts alors qu'on laisse se dégrader la qualité du service et qu'on parle de «privatisation» -- un retour à l'état des choses d'avant Louis XI !
L'industrie minière fut un autre grand projet de Louis. A travers la France, il donna l'ordre d'exploiter à grande échelle les mines d'or, d'argent, de plomb, d'étain, de cuivre, de fer et de charbon, et n'hésita pas à confisquer la terre de tout seigneur féodal qui refusait d'exploiter les ressources naturelles enfouies sous sa propriété, pratiquant de fait pour la première fois la «nationalisation» du sous-sol. Pour cela, la France avait besoin de main-d’œuvre étrangère, notamment des ingénieurs et des mineurs allemands et italiens, qui étaient considérés comme les mieux qualifiés au monde, et il leur demanda de former la population locale à leurs techniques. Ingénieurs, imprimeurs, mineurs, agriculteurs, fabricants d'armes, dessinateurs, artilleurs, forgerons, ouvriers du cuivre, chaudronniers, verriers et tisserands. On encourageait les spécialistes de toute l'Europe à venir s'établir en France.
L'une des ordonnances sur la création d'industries pour le bien commun montre que pour Louis, l'innovation technologique était à la base de sa politique de croissance économique. Il écrit:
«Comme entre toutes les choses nécessaires pour le bien entretenement et utilité de la chose publique l'une des principales soit le fait de marchandise, par moyen de laquelle fertilité et habondance des régions fertiles secourt et pourvoit la nécessité des autres, et sont les pays et peuples habitans iceulx pourveux de plusieurs choses dont autrement souventes ils auraient souffertes et indigence: et veoit-on clairement par expérience congrue et manifeste, que tous les royaumes, pays et régions, ou le fait de la marchandise est plus commune et fréquente sont les plus riches et les plus abondans, et par le moyen de négociatier et conduicter tant par mer que par terre des gros et puissants marchands, grand nombre du peuple, qui autrement seraient oyseux, ont occupation honneste et prouffitable, et par l'industrie des ars méchanique qu'ils exercent soulz les dits marchands, s'entretiennent et gaignent la vie d'eulx et de leurs ménages: à cause de quoi les pays et régions ou la continuation de la dite marchandise est commune et fréquente sont plus opulantes en toutes choses et mesmement en multitude de peuple qui est l'une des plus grande gloire et félicité que prince puisse avoir, et qu'on doit plus désirer soulz luy.»
Cette politique du travail humain fait de l'amélioration des arts mécaniques et de l'augmentation de la productivité une priorité absolue. Avant Louis XI, aucun dirigeant n'avait adopté une politique aussi explicite de croissance et de profit publics, suivant la conception que la population active peut produire bien plus que ce qui est nécessaire à sa propre subsistance.
Ces mesures furent si efficaces qu'au cours des 20 ans de règne de Louis XI, les salaires doublèrent et les recettes provenant des impôts sur le revenu firent plus que tripler. Si on ajoute à ceci les «aides» (impôts indirects) et la «gabelle» qui s'élevèrent à 655 000 livres, ainsi que la taxe sur le domaine royal qui en rapporta 100 000, il rentra au total 4 655 000 livres dans les caisses du royaume. En utilisant judicieusement les impôts, en collectant et en exonérant là ou c'était nécessaire, Louis put diriger la croissance économique et le développement de la nation.
Avec Louis XI, on mit donc explicitement en oeuvre, pour la première fois dans l'histoire humaine, une politique volontariste de croissance démographique pour bâtir un Etat-nation. Cette conception, ainsi que des réformes comme la frappe d'une monnaie universelle, la stricte réglementation des fonctions administratives et la réorganisation de la justice, constituèrent autant d'innovations prises une à une et, ensemble, formèrent un tout cohérent. Elles firent de ce roi l'ennemi des seigneurs féodaux qui se voyaient désormais interdire de lancer des guerres privées et d'exercer des privilèges arbitraires. Mais pour l'homme ordinaire, Louis XI fut un bon roi, un roi qui servit le bien commun du peuple et lui donna la dignité que lui refusait l'oligarchie féodale.
ce conseil donné par Louis XI son fils mérite d’être médité:
«On list du Roy Alexandre, que jasoit que son père le Roy Philippe sur le point de sa mort l'eust couronné et fait Roy de son Royaume et seoir en son siège Royal, et que les Princes et les seigneurs en fussent contens, neanmoins apres la mort de son pere, pour attraire le cueurs de ses hommes et subjects, leur dit entre autres lusieurs belles paroles: Beaux seigneurs, je ne veuil avoir aucune seigneurie sur vous mais veuil estre comme l'un de vous et ce quil vous plaist me agrée: je veuil aymer ce que vous aymerez et hayr ce que vous hayrez: Je ne veuil en aucune maniere estre contraire à vous ne à vos faiz. Mais je, qui hay frauldes et malices et vous ay tousjours aymés au vivant de mon père et encore fays et feray, vous conseille et prie, que vous craignez dieu et que lui obeyssez comme au Seigneur souverain et celuy eslisez à Roy, que vous voyez le plus obeyssant à dieu, qui mieulx pensera du bon estat du peuple, et qui mieulx sera debonnaire et misericors aux pauvres, qui mieulx gardera justice et le droit du foible comme du fort, qui mieulx exposera son corps es choses publicques, qui pour nulles delectations ou delices ne sera paresseux de vous garder et defendre, qui plus hardiment se mettra en peril de mort pour destruire vos ennemys, et qui par moyen de ses bonnes oeuvres vous defendra de tous maulx: car tel homme doit estre eslu à Roy et non autre.»
 
La fin de ce siècle marquée en France par la naissance et le développement de la Poste aux chevaux
 

la poste sous louis XI
 
 
C’est par l'édit de Doullens en 1464 interdisant sous peine de mort aux "maîtres tenant chevaux pour le service du roi, de faire porter d'autres ordres que ceux du roi".que la poste vit le jour. Les mesures s'assoupliront en 1495 et en 1506 des lettres patentes établissent des chevaucheurs dans les principaux passages et villes du royaume ou il est admis qu'ils peuvent tenir hôtellerie et relais.
Dans les faits, la Poste aux chevaux naîtra de la séparation du corps des chevaucheurs du roi en 2 services distincts. D'une part, certains de ces officiers vont continuer à assurer le transport des missives royales comme par le passé, pendant que d'autres se fixeront le long des routes privilégiés, et se chargeront de fournir des chevaux à leurs collègues restés mobiles. Ce type d'installation qui donnera naissance aux relais s'appellera à l'origine "Postes assises".
Au début de l'institution, certaines routes sont dotées provisoirement de postes assises parce que le roi a besoin d'une liaison rapide avec un point géographique déterminé.
Le roi Louis XI fut le premier roi à s'aviser de la rapidité accrue de l'information, grâce à un tel système. Par ailleurs à cette époque l'aisance grandit; la bourgeoisie commence à se déplacer pour les nécessités de son commerce d'argent. La mode devint même d'aller aux eaux.
Louis XI comprenant ce besoin nouveau et désireux aussi de favoriser les bourgeois et de diminuer la distance qui les séparait des nobles, organisa donc les Postes par édit donné à Luxies le 19 juin 1464.
On établit sur tous les grands chemins du royaume, de 4 lieues en 4 lieues (lieue de Poste = 3.898 m), des dépôts de 4 ou 5 chevaux "propres" à la course et gouvernés par un maître des "chevaux courants au service du Roy". Ces chevaux en principe devaient servir aux courriers officiels, mais les bourgeois eurent liberté de s'en servir moyennant 10 sols par poste de 4 lieues.
Il l'utilisa donc, sans lui donner une forme très précise. C’est probablement dès 1477, époque à laquelle, aux dires de Commynes ou il apprit la défaite de Charles le Téméraire à Morat qu’il décida de créer un service plus élaboré. Mais comme celui-ci demandait une surveillance accrue, en octobre 1479, Louis XI coiffa son double service d'un contrôleur desdits chevaucheurs pour avoir l’œil sur eux et sur les voyages qui leur étaient ordonnées de faire .
Les premières routes organisées partirent de Tours et fonctionnaient de jour comme de nuit. Louis XI fixa à 234 le nombre de chevaucheurs. Leur nombre fut ramené à 120 par Charles VIII (6 lignes de vingt chevaucheurs), confirmé en 1509 par Louis XII. Lorsque l'intérêt disparaît, la ligne est supprimée pour être reformée ailleurs.
 
Des Régions Française en pleine évolution
 
La Bretagne
 
De 1399 à 1442 règne Jean V le Sage. En 1405, Il envoi une armée de secours Bretonne aux Gallois, en lutte contre les Anglais. Son règne fut particulièrement favorable aux arts de nombreuse construction a lieu Notre Dame du Kreisker, Notre-dame du Folgoët, l'église de Saint Jean du Doigt. De 1442 à 1450 lui succède François 1er de Bretagne qui même de nouvelles luttes contre les Anglais puis, de 1450 à 1457 Pierre Il le Simple et de1457-1458 Arthur III le Justicier.
De 1458 à 1488 François Il nouveau duc de Bretagne se ligue avec le futur louis XII dans la ligue du Bien Public contre Louis XI.
C’est le 8 février 1486 que les États de Bretagne reconnaissent les droits d'Anne, fille de François II, à succéder à son père. En 1488 à lieu l’invasion française et le 28 juillet1488 à lieu la bataille de Saint Aubin de Cormier et le 10 août le traité du Verger est signé. Le duc reconnaît devoir l'hommage lige au roi de France et autorise l'appel des cours de justice au Parlement de Paris.
C’est le 9 septembre 1488 que meurt François Il. Anne lui succède. En 1491 elle épouse Charles VIII, roi de France, à Langeais et à la mort de celui-ci en 1499 elle épouse Louis XII, roi de France, à Nantes.
 
La Bourgogne État indépendant
 
Philippe le Hardi recueille en 1384 l'immense héritage de son épouse Marguerite de Flandre (notamment les comtés de Flandre, de Bourgogne, d'Artois, de Nevers, de Rethel, les seigneuries de Salins, de Malines et d'Anvers). Philippe le Bon accroît ces domaines par achats, mariage et héritages des comtés de Namur, de Hainaut, de Hollande, de Frise et de Zélande, ainsi que des duchés de Brabant, de Limbourg et de Luxembourg de 1467 à 1477. Enfin, Charles le Téméraire conquiert le duché de Gueldre et la Lorraine. Les ducs de Bourgogne se rendent peu à peu indépendants de la Couronne de France, à la faveur de la guerre de Cent Ans. Si Philippe le Hardi se conduit encore comme l'un des grands seigneurs du royaume de France, son fils Jean sans Peur est d'abord le chef de la faction des Bourguignons, opposés aux Armagnacs. Organisateur du meurtre de Louis d'Orléans en 1407, il est lui-même assassiné en 1419. Son fils, Philippe le Bon, se dispense de l'hommage au roi de France, Charles VII, tenu pour responsable de cet assassinat. Surnommé le « Grand duc d'Occident », il détermine, par les fluctuations de sa politique d'alliance, le succès des Anglais et des Français dans leur longue lutte. S'il rend l'hommage à Louis XI, il préserve l'indépendance de fait de ses États. Fils et successeur de Philippe le Bon, Charles le Téméraire poursuit la politique d'expansion territoriale de ses prédécesseurs. Mais il est contrecarré dans ses desseins par Louis XI, et la lutte sans merci qu'ils se livrent l'un contre l'autre affaiblit définitivement les États bourguignons. Après la mort de Charles le Téméraire et à la suite du mariage de sa fille, Marie, avec Maximilien de Habsbourg, les États sont partagés entre la France et la maison d'Autriche.
Le grand conseil organise une armée régulière et crée en 1429 l'ordre de chevalerie de la Toison d'or, symbole de la puissance et du rayonnement culturel du « grand duc d'Occident »
Le duché de Bourgogne, qui comprend le Nord de la France, la Belgique et la Hollande, devient un centre important de la mode vers le milieu du 14ème siècle, éclipsant la France ruinée par la guerre de cents ans. Les vêtements des nobles et des bourgeois tendent à se ressembler, instaurant une véritable mode vestimentaire, remplaçant ainsi les habits qui auparavant servaient à affirmer la position sociale.
Les aristocrates ne réalisent plus leurs costumes mais en confie l'élaboration à des artisans qui commencent à se multiplier. Chaque élément du vêtement est élaboré par un artisan spécialisé. Ainsi vont se différencier les habits civils,  militaires et religieux ; les habits de fête et ceux de tous les jours ; ceux des jeunes filles ou des femmes mariées.
Les coupes de cette époque est caractérisée par des formes allongées et pointues, tant dans les vêtements que dans les chaussures ou les coiffures. Les chaussures allongées, nommées des poulaines, peuvent mesurer jusqu'à trois fois la longueur du pied chez les rois et seulement une fois et demi pour les hommes du peuple. La pointe des poulaines était si longue dans les années 1420 qu'il fallait l'attacher à la jambe avec une chaîne en or ou argent. Les décolletés sont importants et les chapeaux très extravagants. Certains, nommés des hennins, mesurent jusqu'à soixante centimètre de long. Ces excès disparaîtront au 16ème siècle.
 

Costume à la cour de bourgogne (photo http://www.renaissance-amboise.com/)
 
Les tissus sont plutôt raffinés mais de couleur souvent sombre pour mieux faire ressortir les bijoux et les grelots que l'on trouve sur les ceintures, les chaussures ou les chapeaux. Au 14ème siècle, les ceintures se réduisent à de simples lanières d'étoffe ou à une cordelette nouée sur les hanches. Cette ceinture servira à y suspendre des choses (miroir, éventail, breloque) au 16ème siècle.
L'homme porte un pourpoint court, moulant avec un col haut. A sa taille il est maintenu par une ceinture. Il porte en dessous une chemise à manche longue et des braies courtes. Les manches du pourpoint sont fendues au niveau de l'avant-bras ce qui permet de montrer les vêtements de dessous. Les épaules, la poitrine et le dos sont rembourrés. Généralement les jambes ne sont couvertes que de collants. Par dessus, l'homme porte, soit une longue robe fourrée à manches longues ou traînantes nommée houppelande, soit un chasuble cousu avec des fentes appelé pertuis.
La femme porte des robes longues, moulantes, plutôt décolletées et tombant jusqu'au sol. Le corsage est échancré. Les femme doivent porter ce que l'on appelle le tassel, qui cache la chemise intime. Sur ces robes, au niveau des poignets, nous trouvons des bombardes, qui sont des volants retombant sur les mains. Ces bombardes sont parfois remplacées par des tippets, qui sont de longues bandes décoratives. Sur la robe nous trouvons également des fentes pour y glisser les mains. Par dessus, la femme revêt un surcot fait de brocard bordé de fourrure. Ce surcot deviendra un vêtement majeur dans les tenues officielles jusqu'au 17ème siècle. Pour sortir, la femme se couvre d'un voile ou d'une coiffe. Seules les servantes vont tête nue. La coiffure se porte en arrière. Le front est rehaussé par une épilation des sourcils. Les cheveux sont redescendus sur les tempes par deux chignons sur lesquels est posée une résille. Sur cette dernière, est posé un voile nommé la huve ou le hennin.
 
La Sologne
 

Donjon de Menetou 15ème siècle
 
La Sologne connut une période de paix jusqu'au début du 15ème siècle. Les habitants de la Sologne participèrent encore une fois vaillamment à la lutte contre les Anglais, et en 1429 Jeanne d'Arc s'arrêta même à Selles.
Au milieu du 15ème siècle Romorantin passa sous le contrôle de Jean d'Angoulême.
A la suite des guerres le pays était presque en friche et des brigands infestaient le pays. Sous l'influence bénéfique de Jean d'Angoulême, puis de son fils Charles père du futur François Ier, et du duc d'Orléans le futur Louis XII le pays se redressa peu à peu et connut une grande prospérité.
D'autres grands seigneurs participèrent à l'épanouissement de la région, comme Jean du Thier, seigneur de Beauregard, la famille de Beauvilliers à la Ferté Hubert, et le seigneur de Cheverny.
Pendant cette période de prospérité, les bourgeois qui s'étaient enrichis prirent une part de plus en plus active dans l'administration de la région. De grands travaux d'urbanisme furent ainsi entrepris à Romorantin au début du 16ème siècle avec l'aide de François Ier.
 
Région d’Amboise
 
Avant d'être à la couronne, le Château d'Amboise appartenait à la famille d'Amboise. Louis d'Amboise fut en effet condamné à mort par le Roi Charles VII le 8 mai 1431 pour avoir essayé de l'enlever en compagnie de son favori Georges de La Trémoille au château de Chinon. Le château et la seigneurie d'Amboise ainsi que le château de Montrichard lui furent confisqués et rattachés à la couronne par lettres patentes le 4 septembre 1434. Au milieu du 15ème siècle, alors que la ville était sous l’emprise des Anglais, le roi Charles VII repris la ville à ses envahisseurs. Louis XI, son successeur, commença alors les travaux de reconstruction du château.
Ce fut Charles VIII qui décida de reconstruire entièrement la forteresse. Depuis sa naissance, il avait vécu à Amboise. Très attaché à sa ville, il voulut lui redonner toute la splendeur qu'elle méritait. Il ramena alors d’Italie un certain nombre de meubles et fit appel à Pacello de Mercogliano, horticulteur italien, afin d’aménager les jardins de la demeure royale. En 1495, il demande l’aide à deux maîtres maçons, Dominique de Cortone et Fra Giocondo pour donner une allure royale à cette demeure.
Puis, à la demande du roi, le bailli d'Amboise, Raymond de Dezest, et trois architectes, Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart, vont faire renaître le château à l'aide de pas moins de 250 maçons. A force de travail acharné, le château sera composé de plusieurs nouveaux bâtiments: l’aile du logis du Roy, puis la grosse tour des Minimes avec sa large rampe hélicoïdale, la tour Hurtault (ou tour de César) et la chapelle Saint-Hubert en gothique flamboyant. En l’espace de six années de 1492 à 1498 le château devint magnifique.
Dès lors, le château fût composé de deux logis: l'un face à la Loire, orienté au nord; l'autre orienté vers l'Amasse. (De ces deux logis, seul le premier subsiste aujourd'hui.). Charles VIII y décède accidentellement en 1498.
Louis XII lui succédant, les travaux continuèrent toujours avec la même ardeur. Ce n’est pas la mort du souverain qui empêchera son successeur, François 1er, de passer sa jeunesse ainsi que les premières années de son règne au château d’Amboise. Le jeune monarque invita en 1516 le plus grand des génies de l’époque, Léonard de Vinci, à résider à Amboise, au Manoir du Clos Lucé. Ce sera d’ailleurs une période fastueuse pour la ville. Louise de Savoie, mère du nouveau roi, ayant hérité du château d’après les volontés du feu roi, vivra dès lors, au château.
 
Château et Sires de St Sauveur Le Vicomte
 
De 1375 à 1418 différents hommes d'armes se succèdent à la garde du Château. Mais la guerre reprend avec Henry V, roi d'Angleterre, le château retombe aux mains des Anglais le 25 mars 1418.
A cette époque le château comportait deux systèmes de défense : Le grand château et le bas château qui avaient chacun " un portier " ; le bourg avait aussi ses fortifications. Ce n'est qu'après la bataille de Formigny le 14 avril 1450 que St Sauveur rentra définitivement aux mains des Français. Mais en 1473 la Baronnie de ST Sauveur appartint à la Famille de Vilquier, puis elle revint à la couronne.
En 1575 le roi Henri III la vendit à Christophe de Bassompierre et en 1666 elle appartint au Comte de Toulouse puis à ses descendants jusqu'à la Révolution.
 
Les bâtards royaux et le pouvoir
 
Turbulents, ambitieux, et conspirateurs. Sous l'Ancien Régime, le sort des bâtards nés dans le peuple n'était guère enviable mais il s'améliorait à mesure que s'élevait la classe sociale de leurs pères. En effet, en bien des châteaux, les enfants naturels étaient élevés avec les légitimes. Dans l'immense lignée de Capétiens, le bâtard, s'il était reconnu, bénéficiait partiellement du prestige et même du caractère sacré, quasi magique " Sang de France ". Il était d'ailleurs soumis à la hiérarchie dynastique. C'est ainsi qu'il y eut entre autres un " Grand " Bâtard de Bourgogne, un " Grand "Bâtard de Bourbon. Ce titre dû à l'aînesse ne donnait naturellement aucun droit à la succession royale ou ducale.
Mais le plus illustre des bâtards fut celui que la postérité devait connaître sous le nom duc comte de Dunois bien qu'il ait reçu ce titre seulement à trente-six ans. Jusque là, il se nommait fièrement, Bâtard d'Orléans. C'était en effet le fils naturel de Louis duc d'Orléans, lui-même fils cadet de Charles V, ce qui, par le sang, faisait de lui un cousin germain de Charles VII dont il épousa la cause pendant la dernière partie de la guerre de Cent Ans.
Cependant il faut dire que, s'il défendit vaillamment Orléans contre les Anglais, ce fut moins par loyalisme envers le " roi de Bourges " que pour sauvegarder le bien de son demi-frère le poète Charles d'Orléans, prisonnier depuis la bataille d'Azincourt. Il commençait à désespérer quand surgit l'armée de secours conduite par Jeanne d'Arc.
Les rapports du jeune prince et de la bergère furent d'abord orageux. Mais, tandis qu'ils se disputaient de la meilleure stratégie à suivre, le vent qui soufflait sur la Loire et qui était le principal sujet de leur querelle changea subitement de direction, donnant raison à la jeune fille. Le Bâtard regarda cela comme un miracle, dès lors, crut en la Pucelle, combattit à ses côtés et, beaucoup plus tard, déposa en sa faveur lors de son procès en réhabilitation. Bien qu'au cours de sa longue carrière, Dunois s'alliât deux fois aux féodaux, la première contre Charles VII, la seconde contre Louis XI, il contribua à la libération de la France et servit utilement le roi en son Conseil. Il fut l'ancêtre des ducs de Longueville dont le dernier s'éteignit sous Louis XIV.








Évolutions et bouleversements du XVIe siècle en France


L’affirmation de la puissance royale


De la fin du Xve siècle à la fin de la première moitié du XVIe siècle, la politique extérieure française est largement dominée par les guerres d'Italie.


Les Valois veulent faire valoir les droits hérités de leurs ancêtres sur le royaume de Naples, et le duché de Milan. En 60 ans, ils conquièrent et perdent quatre fois Naples, six fois le duché de Milan. Finalement, ils abandonnent toute ambition en Italie.


[On peut se poser la question de l'utilité de telles expéditions, sans cesse recommencées et se terminant à chaque fois par des échecs. Il existe plusieurs facteurs explicatifs : l'attrait des richesses et de la culture des prestigieuses villes italiennes, la volonté d'avoir le contrôle de passages qui permettent de menacer les intérêts de Habsbourg par le Sud. Au [color=#008080]XVI[/color], les stratégies militaires se nouent, entre autres, autour de l'idée de frontière offensive. Il s'agit d'occuper des points d'appui pour en priver l'adversaire, plus que d'agrandir le territoire du royaume.]


En 1519, Charles Quint, roi d'Espagne depuis 1516, hérite des possessions des Habsbourg (Empire d'Autriche, Pays-Bas, Franche-Comté). La France est l'obstacle à abattre pour unifier territorialement ses possessions. Il dispose aussi des inépuisables réserves d'or et d'argent des colonies espagnoles d'Amérique.


François Ier se présente en vain à l'élection du Saint-Empire romain germanique pour limiter l'influence du Habsbourg. Il échoue aussi à s'assurer l'alliance d'Henri VIII d'Angleterre.


À partir de 1521, la France entame une guerre longue et difficile.


Celle-ci commence par le désastre de Pavie en février 1525. François Ier, imprégné des valeurs chevaleresques refuse de reculer et est fait prisonnier. Il est contraint de signer le traité de Madrid en 1526, qui ampute la France d'un tiers de son territoire mais reprend la guerre aussitôt libéré.


En 1529, il doit abandonner la suzeraineté de la Flandre et de l'Artois, deux possessions de Charles Quint. Ce dernier renonce à revendiquer la Bourgogne. C'est sous le règne de François Ier que l'Auvergne rejoint le domaine royal.


Bien que combattant la Réforme dans le royaume, François Ier s'allie aux princes protestants allemands et même au sultan de l'Empire ottoman, Soliman le Magnifique pour desserrer l'étau habsbourgeois.


Henri II continue la lutte. Il reprend le Boulonnais et le Calaisis aux Anglais. En échange de son soutien aux princes réformés allemands en guerre contre l'empereur Charles Quint, il obtient le droit d'occuper Calais, Metz, Toul et Verdun. En 1559, le traité du Cateau-Cambrésis signe enfin la paix entre la France et l'Espagne.


Sous le règne d'Henri IV, la Bresse, le Bugey, le pays de Gex intègrent le domaine royal. Dans un premier temps, il refuse d'unir à la couronne ses fiefs personnels sous prétexte de préserver les intérêts de sa sœur. Le parlement de Paris refuse, en 1590, d'enregistrer les lettres séparant les biens patrimoniaux de la famille de Navarre et le domaine royal. Après la mort de sa sœur, Henri IV accepte l'intégration de ses fiefs au domaine royal. C'est aussi au XVIe siècle, que se forge la théorie de l'inaliénabilité de domaine royal. Le roi ne peut plus donner en apanage des fiefs à ses fils cadets.


La Renaissance italienne gagne la France depuis, notamment par le biais des Guerres d'Italie. François Ier amène Léonard de Vinci à sa cour. C'est l'époque de la construction des châteaux de la Loire : Blois, Chambord, Chenonceau, qui sont autant de lieu où triomphe la vie de cour. La sculpture, la peinture et l'architecture françaises se transforment sous l'influence du modèle italien donnant naissance à la Renaissance française dont la forme la plus aboutie est l'école de Fontainebleau. François Ier est le premier roi de France à avoir compris que le rayonnement artistique d'un pays est un élément de gloire et de puissance. Comprenant l'importance des possessions coloniales, François Ier finance des expéditions lointaines. En 1534, le Breton Jacques Cartier découvre le Canada.


Au XVIe siècle, la guerre s'est considérablement transformée. L'artillerie dont le rôle est déterminant dans les batailles navales et dans les sièges commence à être utilisée pour les combats en rase campagne. La France, pour maintenir sa puissance dans le jeu européen, doit non seulement entretenir une armée permanente (les compagnies d'ordonnance créées par Charles VII), mais aussi posséder une solide artillerie et construire des forteresses capables de résister aux nouvelles techniques de guerre. Tout ceci coûte fort cher. La taille est multipliée par quatre au cours du siècle ; elle passe de 5 à 20 millions de livres. Mais les ressources fiscales sont insuffisantes pour financer les dépenses. Les rois de France ont recours à l'emprunt, - la dette double entre 1522 et 1550 -, à la banqueroute en 1558 et 1567 qui permet d'annuler certaines dettes mais surtout d'en rééchelonner le paiement et à la vénalité des offices. Un office est une fonction publique dont le titulaire est inamovible depuis 1467 et qu'il achète. Si la vénalité existait déjà au XVe siècle, Louis XII et François Ier l'ont systématiquement développée. Avec elle s'instaure peu à peu l'hérédité officialisée avec la création de la paulette en 1604, une taxe annuelle 1/60e de la valeur d'achat de l'office. Si les avantages sont évidents, procurer aux rois des rentrées d'argent rapides, les inconvénients le sont aussi.






Citation:
Les guerres d’Italie
Citation:
En 1491, le jeune Charles VIII, qui succède à son père Louis XI, réalise une unité que le royaume de France n’avait jamais connue jusque là. A la suite du siège de Rennes par les armées françaises, Anne, duchesse de Bretagne, consent à se marier au roi de France. Grâce à cette union, cette province occidentale longtemps indépendante rejoint la couronne des Valois. Toutefois, ce mariage ne produira pas d'héritier et le trône reviendra plus tard à une autre branche des Capétiens, les Orléans. Charles VIII ne se contente pas de la Bretagne, il rêve surtout de reconquérir le royaume de Naples, qui a autrefois appartenu à la France par héritage. Son règne de neuf années sera ainsi placé sous le signe de la guerre avec le voisin du sud, et les guerres d’Italie, qu’il commence en 1495, vont durer jusqu’en 1559. D’abord victorieux à Naples, Charles VIII doit abandonner la ville un an plus tard, face à une ligue qui regroupe les Vénitiens, le duché de Milan et les armées du pape. En 1498, son successeur Louis XII, un Orléans, reprend les guerres d’Italie : après des succès initiaux, il est lui aussi contraint de se replier et de renoncer à ses conquêtes dans la péninsule.  
Citation:
Au terme d’une paix relative de quelques années, François 1er (1515-1547), nouveau roi de France, enregistre dès l’année de son couronnement une victoire éclatante à Marignan, non loin de Milan, en 1515. A ce moment, il est devenu évident que même si le théâtre des batailles se situe en Italie, l’enjeu véritable est la domination du sud de l’Europe, de son réseau de routes commerciales, essentiel pour les échanges et la vitalité économique du pays. Les principaux acteurs du conflit sont le royaume de France et la Bourgogne, la province renégate alliée de l’Autriche et où règne Charles Quint, l’héritier de Charles le Téméraire. Au-delà de cette rivalité se profilent les disputes religieuses qui apparaissent entre les partisans de la Réforme et les fidèles de l’Eglise de Rome. Ces disputes vont plonger la France dans un climat de guerre civile durant la seconde moitié du 16e siècle.  

Citation:

La Renaissance
Citation:

Les expéditions d’Italie ont exercé un effet puissant sur la France, à tel point que le 16e siècle est celui de sa Renaissance. L’Italie, par sa position géographique, ses activités commerciales, est largement ouverte sur les riches sociétés méditerranéennes et orientales; à la suite de la prise de Constantinople par les Turcs ottomans en 1453, une vague de réfugiés de savants et d’intellectuels fuient vers la péninsule, apportant avec eux la brillance et les savoirs de l’Empire byzantin; par ailleurs, l’Italie porte toujours en elle les traces des grandes civilisations antiques de Grèce et de Rome, qui continuent d’inspirer la vie intellectuelle et artistique. Les rois français sont tout simplement impressionnés par cette grandeur du passé de l’Italie et l’éclat de son présent. François 1er fait venir d’Italie des savants, des artistes ainsi que des architectes qu’il assigne à résidence pour produire les joyaux architecturaux de cette époque : les châteaux de la Loire, et notamment Blois et Chambord, dont la construction a demandé plus de vingt ans (1519-1540). Léonard de Vinci est également invité à la cour de François 1er pour participer à la décoration des châteaux. Le grand artiste meurt près d’Amboise, avec le roi de France à son chevet. Dans la seconde moitié du 16e siècle, avec le début de la construction du Louvre à Paris (1546-1559), un style moins flamboyant voit le jour, il est le fait d’artistes français à la recherche de plus d’ordre et de symétrie dans les volumes et les proportions, annonçant ainsi l’art classique du siècle suivant.
Citation:
D’autre part, les voyages maritimes, porteurs de perspectives neuves pour les sociétés européennes, sont encouragés par l’essor des techniques de navigation et la volonté d’accéder à de nouvelles sources de richesse : Christophe Colomb accoste en Amérique en 1492; Vasco de Gama découvre la route des Indes par le sud de l’Afrique en 1498; l’expédition de Magellan (1519-1522) traverse le Pacifique et prouve la sphéricité de la Terre; Jacques Cartier fonde en 1534 les premières colonies françaises au Canada. La vie intellectuelle et littéraire joue également un rôle essentiel dans l’effervescence culturelle de la Renaissance. De multiples facteurs se combinent pour favoriser l’avènement d’une pensée humaniste dont les fondements reposent sur l’établissement de faits et d’évidences et non plus sur des croyances et des dogmes. Dans un climat de redécouverte des sciences disciplinaires (astronomie, physique, mathémathiques) des civilisations grecques et romaines pré-chrétiennes, la traduction latine de la Bible est remise en question par des philologues qui ont accès au texte original en hébreu.  
Citation:
Du côté des écrivains, alors que la langue française devient obligatoire dans tout texte officiel à partir de 1539 (Ordonnance de Villiers-Cotterêts), la littérature est en pleine effervescence. Après les poèmes désabusés et sarcastiques de François Villon, l’ancêtre des poètes français (Lais, 1456; Le Testament, 1461), l’humanisme et l’Antiquité relancent la production littéraire, qui bénéficie largement pour sa diffusion de l’invention de l’imprimerie (près de 50.000 ouvrages sont imprimés à Lyon et à Paris au cours du 16e siècle). Clément Marot (1496-1544) invente de nouvelles formes poétiques (Blason du beau tétin, 1536) et est plusieurs fois condamné et forcé à l’exil pour hérésie. Marguerite de Navarre (1492-1549), soeur de François 1er, avec l’Héptaméron (1559), publié après sa mort, s’inspire du Décaméron de Boccace (1353) pour produire une oeuvre d’analyse des sentiments selon une perspective féministe; Rabelais (1494-1553), le premier représentant de la tradition littéraire iconoclaste en France, s’amuse et ironise sur la soif de connaissances de ses contemporains, mais aussi sur leurs croyances (Pantagruel, 1532; Gargantua, 1535); la poésie de Ronsard (1524-1585) et celle de du Bellay (1522-1560) renouvellent la langue française en définissant des normes littéraires strictes (Ronsard, Odes, 1550; Sonnets pour Hélène, 1578; du Bellay, Défense et Illustration de la langue française, 1549); enfin, Michel de Montaigne (1533-1594), un noble de de Bordeaux, publie en 1580 Les Essais, oeuvre unique et fondamentale qui définit de manière remarquable les enjeux humanistes principaux de la Renaissance : appel à la tolérance, refus du dogme, recherche de la connaissance, relativisme culturel devant nécessairement émerger de la découverte de nouveaux continents. Ces paroles de sagesse ne sont guère entendues toutefois, le royaume de France est à ce moment plongé dans une guerre civile violente qui étouffe ces idées généreuses.  

Citation:

Les guerres de Religion
Citation:
En 1534, au cours d’une nuit du mois d’octobre, des affiches sont posées partout sur les murs de France, jusque sur la porte de la chambre de François 1er. Ces "placards" dénoncent le pape, l’accusant de blasphémer, le traitant de vermine et de menteur. Cette affaire est le symptôme de la guerre des religions qui émerge en France et en Europe. Les thèses de l’allemand Luther (1488-1546) puis du suisse Calvin (1509-1564), les principaux théoriciens de la Réforme, ont convaincu une bonne part de la noblesse française - dont la soeur du roi, Marguerite de Navarre, et créent les conditions d’une rupture entre catholiques et protestants. Ces derniers jugent sévèrement les excès scandaleux de l’Eglise de Rome, ses superstitions et la corruption de ses prélats, son influence politique grandissante, renforcée par par les richesses qu’elle dérive de son commerce florissant avec ses principaux alliés, l’Espagne et le Portugal. Les partisans de la Réforme réclament un retour à la foi pure soutenue par une lecture à la lettre des Evangiles et de la parole du Christ. En revanche, les catholiques, qui soutiennent le pape, accusent les évangélistes d’hérésie, de contester l’autorité du pape et d’abjurer la foi chrétienne en renonçant à ses dogmes fondamentaux. Dans un pays déjà divisé politiquement entre partisans de la Maison de Guise (catholiques) et Huguenots (calvinistes) durant le règne de Henri II (1547-1560), cette confrontation entre réformistes et papistes va prendre des proportions dramatiques. 



Les guerres de religion


Les règnes des trois fils d'Henri II, François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589) sont marqués par les guerres de religion entre protestants et catholiques. La Réforme s'est progressivement répandue en France à partir de 1520, au point qu'en 1562, date du début des huit guerres de religion, un dixième de la population était devenue protestante.


La guerre civile est une grande menace pour l'unité territoriale. Les protestants et les ligueurs font des promesses aux souverains étrangers pour obtenir leur aide. Par exemple, les réformés promettent à Elisabeth Ière d'Angleterre de lui restituer le Calaisis en échange de son intervention. De plus les troubles permettent à chacun des partis en présence de s'arroger des parcelles du pouvoir régalien. Les princes catholiques sont tout puissants dans les régions dont ils ont obtenu le gouvernement comme les Guise en Bourgogne, les Montmorency en Languedoc. L'édit de Beaulieu de 1576 permet aux protestants de célébrer leur culte publiquement partout sauf à Paris. Ils peuvent occuper huit places fortes et bénéficient de chambres mi-partie dans les parlements. Ils constituent alors un véritable État huguenot dans l'État. L'édit de Nantes de 1598 ne revient qu'en partie sur ces privilèges.


Après l'assassinat commandé par Henri III du duc de Guise, chef de la ligue catholique en France, l'université de théologie de la Sorbonne décréte, lors d'une assemblée tenue le 7 janvier 1589, la déchéance du roi tyran. Cette même assemblée fait savoir que "le peuple français était délié du serment de fidélité prêté à Henri III et qu'il pouvait s'armer pour la défense de la religion". Cela suffira au moine Jacques Clément, étudiant en Sorbonne, à assassiner le roi six mois plus tard[31]. Le trône, ne possédant plus d'héritier dans la branche des Valois, passe alors à une branche cadette, les Bourbons, en la personne d'Henri IV, auparavant roi de Navarre. Mais celui-ci étant protestant, il n'est pas reconnu par les ultracatholiques de la Ligue. Il lui faut reconquérir son royaume et se convertir au catholicisme, ce qu'il fait en 1593. Une fois son pouvoir consolidé, Henri IV met un terme aux Guerres de religion en promulguant l'édit de Nantes de 1598. Aidé de son ministre Sully, Henri IV tâche de remettre sur pied le royaume durement éprouvé par les guerres de religion. Lorsque Henri IV est assassiné par Ravaillac, un catholique fanatique en 1610, il lègue à son fils Louis XIII un royaume considérablement renforcé.






1422 – 1461


Charles VII le Victorieux ou le Bien Servi [Valois]
(22 février 1403 – 22 juillet 1461)
Devient roi de France à la mort de son père Charles VI, le 21 octobre 1422, refusant d'entériner le traité de Troyes qui le déshéritait au profit d'Henri V d'Angleterre. Est sacré à Reims le 17 juillet 1429 grâce à l'aide de Jeanne d'Arc. Meurt le 22 juillet 1461.
Il met fin en 1453 à la guerre de Cent Ans sur une victoire française. Charles VII va jeter les bases des institutions essentielles au gouvernement monarchique. Il habitue ses sujets à l’impôt permanent qui contrairement au droit coutumier va lui permettre la levée de toute ressource extraordinaire sans avoir à convoquer les états généraux. Il va en profiter pour restructurer son armée qui va devenir une armée permanente.


1461 – 1483
Louis XI le Prudent [Valois]
(3 juillet 1423 – 30 août 1483)
Devient roi de France à la mort de son père Charles VII, le 22 juillet 1461. Est sacré à Reims le 15 août 1461. Meurt le 30 août 1483.
● S'entourant surtout de conseillers de basse extraction (au détriment des princes et des puissants seigneurs) et d'homme de guerre, il consolida le pouvoir royal ne convoquant qu'une fois les états généraux (1470), centralisant la justice et les finances, augmentant l'armée, créant des parlements (Grenoble, Bordeaux, Dijon). Il favorisa la reprise économique, attirant les marchands étrangers par des exemptions d'impôts, créant les premières postes, améliorant les routes, encourageant les foires de Lyon, l'implantation de l'imprimerie et des premières manufactures de soieries. Réaliste et rusé, il pratiqua une politique sans scrupules et se fit craindre plutôt qu'aimer. Son principal moyen de gouverner fut une diplomatie retorse, appuyée sur l'argent avec lequel il achetait ses adversaires. Il fut l'un des rois de France qui contribua le plus à l'unité nationale ; à sa mort le domaine royal coïncidait presque avec la France actuelle.


1483 – 1491
Régence
Anne de France, fille de Louis XI.
À la mort de Louis XI en 1483, Charles VIII a treize ans et demi, la majorité royale étant fixée alors à quatorze ans. Anne de Beaujeu exerce la régence de 1483 à 1491 avec son mari.
Contrairement aux attentes des princes du royaume, elle contient la noblesse, maintient fermement contre le duc d’Orléans l’autorité royale et l’unité du royaume en mettant un terme à la Guerre folle en 1488 à Saint-Aubin-du-Cormier.
1483 – 1498


Charles VIII l'Affable [Valois]
(30 juin 1470 – 7 avril 1498)
Devient roi de France à la mort de son père Louis XI, le 30 août 1483. Est sacré à Reims le 30 mai 1484. Meurt accidentellement le 7 avril 1498 sans descendance mâle pour lui succéder.
● Anne de Beaujeu le maria à Anne de Bretagne (1491), préparant ainsi le rattachement du duché à la couronne. Il fut l'initiateur des guerres d'Italie.


1498 – 1515


Louis XII le Père du Peuple [Valois-Orléans]
(27 juin 1462 – 1er janvier 1515)
Devient roi de France à la mort de son cousin Charles VIII, le 7 avril 1498. Est sacré à Reims le 27 mai 1498. Meurt le 1er janvier 1515 sans descendance mâle pour lui succéder.
● Il continua les guerres d'Italie. Cependant son règne se termina de façon désastreuse sur el plan militaire. Sur le plan intérieur, il avait été plus heureux comme en témoigne son surnom. Les ressources tirées d'Italie avaient permis de diminuer les impôts ; la noblesse avait été occupée par les guerres. Sous l'impulsion du cardinal d'Amboise, la justice avait été améliorée et les coutumes codifiées (ordonnances de 1499).


Régence : Louise de Savoie, épouse Charles de Valois, comte d'Angoulême - Deux fois régente.


1515 – 1547


François Ier [Valois-Angoulême]
(12 septembre 1494 – 31 mars 1547)
Devient roi de France à la mort de son cousin et beau-père Louis XII, le 1er janvier 1515. Est sacré à Reims le 25 janvier 1515. Meurt de septicémie le 31 mars 1547.
● Il continua les guerres d'Italie. Le règne fut marqué par un renforcement de l'absolutisme royal appuyé sur l'administration. Le luxe de la cour favorisa l'essor des arts, et François Ier fut un des grands introducteurs de la renaissance italienne en France. Parmi les artistes qu'il attira on peut citer Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Primatice. Il fit construire des châteaux tels que Chambord, Villers-Cotterêts et fonda le Collège de France (1530).


1547 – 1559
Henri II [Valois-Angoulême]
(31 mars 1519 – 10 juillet 1559)
Devient roi de France à la mort de son père François Ier, le 31 mars 1547. Est sacré à Reims le 26 juillet 1547. Meurt le 10 juillet 1559 des suites d'une blessure reçue en tournoi.
● Les guerres continuent. Il combattit les calvinistes et renforça la centralisation du pouvoir par l'administration.


1559 – 1560
François II [Valois-Angoulême]
(19 janvier 1544 – 5 décembre 1560)
Devient roi de France à la mort de son père Henri II, le 10 juillet 1559. Est sacré à Reims le 18 septembre 1559. Meurt de maladie le 5 décembre 1560.


1560 – 1564


Régence : Catherine de Médicis, épouse d'Henri II.


1560 – 1574
Charles IX [Valois-Angoulême]
(27 juin 1550 – 30 mai 1574)
Devient roi de France à la mort de son frère François II, le 5 décembre 1560. Est sacré à Reims le 15 mai 1561. Meurt de pleurésie le 30 mai 1574.
● Il céda à la pression de l'opinion catholique et ordonna à contrecoeur le massacre de la Saint-Barthélémy.


1574 – 1589
Henri III [Valois-Angoulême]
(19 septembre 1551 – 2 août 1589)
Élu roi de Pologne le 11 mai 1573, rentre en France à l'annonce de la mort de son frère Charles IX, le 30 mai 1574. Est sacré à Reims le 13 février 1575. Meurt assassiné par Jacques Clément le 2 août 1589.


1589 – 1610
Henri IV le Grand [Bourbons]
(13 décembre 1553 – 14 mai 1610)
Roi de Navarre en 1572, devient roi de France à la mort de son cousin Henri III, le 2 août 1589, qui l'a désigné comme successeur. Abjure le protestantisme le 25 juillet 1593 pour être sacré à Chartres le 27 février 1594. Meurt assassiné par François Ravaillac le 14 mai 1610.
_________________
Voyez mon V vengeur et craignez les valeurs virginales de cette vie remplie de vicissitudes viles et vides ...


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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 19:12 (2012)    Sujet du message: Publicité

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