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Sénèque (tiré du net)

 
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Titine


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MessagePosté le: Ven 24 Fév - 19:01 (2012)    Sujet du message: Sénèque (tiré du net) Répondre en citant


Sénèque, Lettres à Lucilius 


 

Sénèque

                Avec Épictète et Marc-Aurèle, Sénèque fait partie des grands Stoïciens impériaux. Les titres de ses écrits nous révèlent les préoccupations de ce penseur: De la constance du sageDe la vie heureuseDe la tranquillité de l'âmeDe la brièveté de la vie. En plus d'être philosophe, Sénèque était un orateur remarquable, ce qui lui valut d'être nommé sénateur. Son nom est également lié à celui de Néron dont il fut le précepteur. Lorsque cet empereur sombra dans une folie meurtrière, il condamna à mort Sénèque qui s'opposait à ses crimes. Ce dernier mourut avec une grande sérénité. Diderot, le fondateur de l'encyclopédie au XVIIIe siècle, l'a appelé «le précepteur du genre humain».

Biographie

« Lucius Annaeus Seneca, fils du rhéteur et d’Helvia, né à Cordoue en 4, sénateur sous Caligula, exilé en Corse, sous Claude, en 41, rappelé par Agrippine et nommé précepteur de Néron en 49, consul en 56, ministre en fait pendant le Quinquennium Neronis, disgracié en 62, mort en 65 par ordre de l’Empereur. Comme philosophe, il est le disciple d’une école de moralistes qui a fleuri sous Auguste et Tibère, comprenant les deux Q. Sextius Niger, père et fils, Papirius Fabianus, Attale, Sotion. C’est de cette école que procèdent également les hommes politiques ou philosophes stoïciens tels que Cornutus, Musonius Rufus, Thrasca, Helvidius Priscus. » 

René Pichon, Histoire de la littérature latine. Deuxième édition. Paris, Hachette, 1898, p. 488


« Sénèque, le Philosophe, était d’origine espagnole. Il naquit à Cordoue, colonie patricienne, l’an 2 après J.-C., sous le règne d’Auguste. Son père l’amena à Rome, encore enfant. Il faut de bonne heure formé à l’art oratoire par son père, dit leRhéteur, dont il nous reste un intéressant recueil de Déclamations. Ses débuts au barreau eurent un grand succès. Il obtint la Gesture sous le règne de Claude et il ouvrit en même temps une école de philosophie; son Traité de la colère date de cette époque. Tombé en disgrâce, il fut exilé pendant deux ans. Il s’adonna au travail, à la philosophie, réunit les matériaux de ses Questions naturelles, où il traite les plus hautes parties des connaissances de son temps. Il devint ensuite le précepteur de Néron qui profita bien mal des leçons de son maître. D’instituteur du prince, il était devenu son ministre le plus influent. Les heureux débuts du règne de Néron furent dus à l’influence du philosophe. Tout le bien qu’il fit dans sa haute position, et le mal qu’il réussit souvent à empêcher, justifient assez son entrée aux affaires en ce temps où, comme le dit Tacite, la carrière semblait ouverte à tous les mérites. Son traité De la Clémence est une leçon déguisée qu’il adressait au prince. Ses richesses, tout imposées qu’elles étaient par Néron, l’exercice d’un pouvoir qui dura trop peu pour le bien du monde, mais qui semblait trop long à d’ambitieux rivaux, le contraste si facile à relever du désintéressement prêché dans ses livres et l’éclat de sa position officielle, ses talents littéraires enfin lui suscitèrent une foule de détracteurs et d’envieux. Il mourut à l’âge de 63 ans sur l’ordre du cruel Néron. Délivré du seul frein qui le retenait encore, le tyran se livra à une foule d’atrocités sans noms. »

(Edmond Lareau, Histoire abrégée de la littérature, Montréal, J. Lovell, 1884, p. 133-13




« Homme de cour, homme d’école aussi, moins philosophe que génie littéraire, prenant pour sujet la philosophie qu’il connaissait bien et qu’il aimait, on ne peut pas le classer parmi ceux qui ont fait avancer la spéculation ou la science, ouvert quelque point de vue original; mais sa belle rhétorique et les traits incisifs, dont il marque ou la justice pure et l’idéal de l’honnête, ou les iniquités sociales, et surtout l’esclavage, ses sentences et jusqu’à ses lieux communs de morale ont consacré ses livres parmi ceux qui ont servi à l’éducation de l’humanité. L’œuvre de Sénèque, pour la morale antique, est comparable à celle dont on peut louer Bacon de Verulam, écrivain génial comme lui, pour la science moderne. Il ne l’a lui-même enrichie de rien de substantiel, mais il en a été, ainsi qu’on l’a dit très justement de ce dernier, le prédicateur plein d’esprit et de force. »

(Charles Renouvier, Philosophie analytique de l'histoire : les idées, les religions, les systèmes. [Volume 2], Paris, Ernest Leroux, éditeur, 1897, p. 48).

Introduction

            « Sénèque apparaît aujourd’hui comme un personnage-clé du premier siècle du Principat, tant dans les lettres et la philosophie qu’en politique. » (p. 8)

« Né de l’ère chrétienne, il grandit sous Auguste, est adulescens sous Tibère, reçoit alors une solide formation rhétorique et philosophique et, après un séjour en Egypte, commence une carrière politique par de brillants début (il est questeur en 35) et de beaux succès oratoires dont prend ombrage Caligula. » (pp. 8-9)

« Il présida en fait, sinon en titre, aux destinées de Rome et mena, l’espace de quelques années, une politique qu’on s’accorde à louer : austérité économique, reconnaissance des avis du Sénat pour assurer l’équilibre du pouvoir, modération et clémence à l’intérieur, pacifisme aux frontières » (pp. 11-12)

« Enfin, Sénèque élabora parallèlement une doctrine d’harmonie sociale par le traité Des Bienfaits qui analyse et prône de nouvelles relations interpersonnelles fondées sur la reconnaissance et le juste échange de « services ». » (p. 12)

« Ce qui passionnait visiblement Sénèque, et, du même coup, le rend passionnant par-delà l’écart du temps, c’est cette bataille continuelle pour concilier vie et doctrine, action et théorie, cette confrontation permanente avec la réalité vécue, cette pensée toujours sur le qui-vive car il y a une décision à prendre à chaque instant pour persévérer dans son être. » (p. 12)

« Se tenir en éveil et éveiller autrui, tel est le but, en effet, de tous ses écrits de morale. » (p.12)

LUCILIUS :

- Un peu plus jeune que Sénèque

- Connaît Sénèque de longue date

- Comme Sénèque, aurait été, à la fin du règne de Caligula, impliqué dans des conspirations et inquiété par l’empereur, puis par Messaline

- Lors de la correspondance : procurateur en Sicile.

- Sans doute originaire de Pompéi

- Appartient classe équestre

« Chaque lettre est un exercice spirituel pour son auteur, qui s’adapte à l’autre – son destinataire – dans un échange intime : en cela consiste la véritable communication entre deux êtres qui se sont élus l’un l’autre, et c’est précisément ce qui s’appelle l’« amitié philosophique ». » (p. 14)

            Dans cette optique, invention d’une formule inédite dans la littérature latine : une correspondance pédagogique (inspirée notamment des lettres d’Epicure que Sénèque cite quelques fois).

 

LIVRE PREMIER

Lettre 1

Réponse de Sénèque à Lucilius qui le sollicite et l’informe de sa résolution de vivre en philosophe. Paroles sur le temps « la plus grande partie de la vie se passe à mal faire, une grande part à ne rien faire et la totalité de la vie, à faire autre chose que ce qu’il faudrait. »

Importance du temps ; son prix. On meurt un peu chaque jour ; mais on croit que la mort est devant nous alors qu’elle est en grande partie derrière nous (ce que nous laissons derrière nous appartient déjà à la mort !). Seul le temps est à nous, rien d’autre ne nous appartient.

Conclusion : il n’est pas pauvre celui qui s’accommode de ce qui lui reste.

 

Lettre 2

La pensée en équilibre c’est savoir se fixer et séjourner avec soi. C’est n’être nulle part que d’être partout (notamment en ce qui concerne l’étude des auteurs). Les justes bornes de la richesse c’est le nécessaire d’abord ; ensuite ce qui suffit.

 

Lettre 3

Sur l’amitié. L’amitié doit être une totale confiance, sinon ce n’est pas de l’amitié. Croire en la fidélité d’un ami c’est ce qu’il faut faire pour le rendre fidèle. Doivent être blâmés les inquiets et les oisifs. Il faut pratiquer l’action comme le loisir.

 

Lettre 4

Il convient de dépouiller son âme d’enfant grâce à la philosophie pour devenir un homme. Il ne faut pas craindre la mort car elle ne reste pas avec nous, elle ne fait que passer. L’humanité flotte entre les craintes de la mort et les afflictions de la vie : les hommes répugnent à vivre et ils ne savent pas mourir.

Paroles sur la colère des esclaves qui a sûrement fait autant de mort que la colère des rois. Pourquoi donc avoir plus peur d’un roi que d’un autre, puisque les deux ont le pouvoir d’exécuter ce qui  fait si peur… On va de toute manière à la mort depuis le jour de notre naissance, donc autant y être prêt et ne pas avoir de regret.

La loi de la nature borne nos besoins à ne pas souffrir de la faim, de la soif, du froid. Ce que réclame la nature s’acquiert sans peine. On s’épuise pour le superflu. Faire bon ménage avec la pauvreté c’est être riche.

 

Lettre 5

Mise en garde de Sénèque, il faut travailler pour se rendre meilleur, pas pour paraître meilleur (par rapport à la philosophie). Il faut un juste milieu (pas une toge éclatante mais pas non plus une toge crasseuse.). Refuser une vaisselle en or ce n’est pas avoir démontré sa tempérance. Sénèque dit qu’il est contre nature de torturer son corps, de faire de la saleté son délice…C’est folie que l’abstention résolue des commodités ordinaires que l’on se procure sans grands frais.

« Tu cesseras de craindre si tu as cesser d’espérer » Hécaton.

Sénèque démontre que l’espérance traîne la crainte à sa suite. L’une comme l’autre sont irrésolution du cœur.

 

Lettre 6

« Transformation » de Sénèque qui a la volonté de la partager : Tout bien dont la possession n’est point partagée perd de sa douceur. Devenir l’ami de soi-même.

 

Lettre 7

Question de Lucilius, que faut-il avant tout éviter ? réponse de Sénèque : la foule. Il se trouve toujours quelqu’un pour nous faire aimer le vice. On revient moins humain d’être aller parmi les hommes. Critique des spectacles de gladiateurs. L’exemple du mal retombe sur ceux qui le donnent…(exemple de Socrate qui ne s’est pas laissé influencer).

Qui enseigne s’instruit. Il faut se retirer en soi-même, s’attacher à ceux qui nous rendent meilleur. Ne pas s’enquérir de l’approbation du grand nombre.

 

Lettre 8

Lucilius : critique les principes stoïciens qui recommandent de mourir en pleine action.

Sénèque décrit la volonté de postérité de ses écrits, il veut que ce soit des formules (une « hygiène morale »). Son mal n’a pas disparu, mais il ne s’étant plus. Sénèque indique qu’il s’est égaré aussi, mais que las de cet égarement il découvrit le droit chemin et veut en faire profiter les autres.

Il ne faut apporter à son corps que ce qu’il lui faut. Il faut se retirer des activités pour opérer se retournement sur soi-même.

 

Lettre 9

Lucilius demande si Epicure eut raison de dire que le sage ne pouvait se suffire à lui-même et qu’il avait besoin d’amis.

Le sage se suffit à lui-même; ce n’est pas qu’il veut vivre sans amis mais qu’il peut le faire. La perte d’un ami ne le troublera pas car il peut en trouver un autre, il ne sera jamais à court d’amis…Le sage désir un ami pour ne pas laisser inusité cette grande vertu qu’est l’amitié. Différence entre amitié vrai et « liaisons temporaires », il faut avoir un ami pour le servir pas pour se servir de lui. Il y a ressemblance entre amour et amitié : l’amour est la folie de l’amitié. Le sage se suffit à lui-même mais il a néanmoins besoin d’amis, mais pas pour vivre heureux car même sans il vivra heureux. Ce qui le porte à l’amitié ce n’est pas un intérêt personnel mais un appel de la nature.

Exemple de Démétrios Poliorcète. Compter comme bien rien de ce que l’on peut se voir ôter.

 

Lettre 10

Répétition de l'avertissement de fuir la foule. Veut faire renoncer Lucilius au commerce. L'avantage de la solitude ne s'applique pas à l'insensé.

 

Lettre 11

Aucune sagesse n’élimine dans le corps ou dans l’âme les imperfections naturelles, ce qui est né en nous ne se réduit pas ; cependant on peut letempérer. Conseil de la Lettre : Choisir un homme de bien et en faire son modèle, maxime empruntée à Epicure. Il faut un témoin devant notre âme, cela peut nous empêcher de fauter.

 

Lettre 12

Sénèque se sent vieux. Il le voit à sa maison de campagne qui tombe en ruine. Comparaisons pour montrer que la vieillesse est un moment merveilleux : c’est la dernière coupe qui réjouit le plus l’ivrogne en le faisant tomber dans l’ivresse, c’est lorsqu’ils sont presque trop mûrs que les fruits sont les meilleurs. Ce que les plaisirs possèdent de plus exquis, ils le réservent pour la minute où ils disparaissent. Division de la vie en époque, en cercle inégaux et concentriques. Il faut régler chaque jour comme s’il était le dernier, le terme de la marche. Exemple de Pacuviusqui, chaque jour, procédait à ses funérailles (« il a vécu, il a vécu… »). « J’ai vécu, j’ai parcouru la carrière que m’avais assigné la fortune. ». Ainsi chaque jour devient une aubaine à recueillir.

   

LIVRE DEUX

 

Lettre 13

La véritable force d’âme doit passer par l’épreuveIl y a plus de choses qui nous font peur que de choses qui nous font mal. C’est plus souvent l’opinion que la réalité qui nous met en peine. Il ne faut pas devancer la douleur, ne pas l’anticiper, si elle advient il sera bien assez tôt pour s’en plaindre. Trop souvent nous subissons les soupçons qui nous travaillent, il faut voir quelle est la réalité de ceux-ci. La vraisemblance n’est pas la vérité.

 

Lettre 14

Relation au corps : Sénèque comprend qu’on le ménage mais n’admet pas que l’on devienne son esclave. Crainte de l’indigence, de la maladie, de la tyrannie du plus fort. Ce qui ce montre nous effraie encore plus que ce qui reste caché bien que les effets soient les mêmes. La sage ne provoquera pas la colère des puissants, il rusera. Il faut éviter de susciter 3 passions : la haine, l’envie, le mépris.

Les débuts dépendent de nous, pour le reste la fortune en dispose.

 

 

 

Lettre 15

La philosophie donne la vrai santé, sans elle notre âme est malade. Il ne faut pas trop consacrer au développement physique.

 

Lettre 16

Impossible de mener une vie heureuse, ou même supportable, sans l’étude de la sagesseA quoi sert la philosophie s’il y a un destin, un dieu ?Ce n’est pas le principal, il faut de toute façon faire de la philosophie.

Les désirs de la nature ne s’étendent pas loin, ceux de l’opinion à l’infini. C’est la manière de voir si un désir est naturel, si on en voit pas la fin c’est qu’il ne l’est pas…

 

Lettre 17

Exhortation de Sénèque pour que Lucilius laisse ses affaires et se consacre à son esprit. L’argent comme obstacle de la vocation philosophique. Lorsque l’alarme d’un incendie se déclare la pauvreté cherche par où s’enfuir, la richesse ce qu’elle doit emporter. Le premier bien à réclamer est la philosophieLe mal est dans l’âme pas dans les choses ; coucher le souffrant sur un lit d’or ou de bois il emporte avec lui sa maladie…

 

Lettre 18

Les saturnales de Décembre: critique de Sénèque : toute l’année est devenue décembre ; comment réagir devant cette débauche de plaisir ? On peut bien célébrer une fête sans passer au débordement. Choisissez un certain nombre de journées durant lesquels vous vous contenterez du plus modique, c'est un entraînement avant l’action (on s’entraîne à être pauvre pour ne pas être surpris au moment où la pauvreté arrivera). Se familiariser avec le strict nécessaire.

Conclusion : l’extrême colère enfante la folie ; il ne faut pas succomber à la colère si l’on veut conserver sa santé mentale.

 

Lettre 19

Nouvelle recommandation à Lucilius de se retirer des affaires. Eloge de Lucilius qui est destiné à la postérité. Il faut que Lucilius prenne sa retraite avant que sa fortune ne gâche son génie.

 

Lettre 20

Il faut faire l’expérience de la philosophie et ne pas s’arrêter à des théories. La philosophie enseigne à agir, non à parler. Il faut que l’homme soit partout égal et identique à lui-même.

Il y a mérite à être riche et à vivre pauvre. Que ce soit l’une ou l’autre ce qui importe c’est qu’il faut les accepter non par nécessité, mais par choix.

 

Lettre 21

Il ne faut pas s’attacher aux choses que l’on devra (ou devrait) abandonner dans la pauvreté.

Sénèque déclare la postérité de Lucilius grâce aux Lettres. Il faut réduire ses désirs. Le plaisir est naturel, non nécessaire.


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MessagePosté le: Ven 24 Fév - 19:01 (2012)    Sujet du message: Publicité

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