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Nicolas Copernic

 
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Emilie


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MessagePosté le: Sam 11 Fév - 15:49 (2012)    Sujet du message: Nicolas Copernic Répondre en citant


les noms surlignés en rouge, je ne les ai pas abordés pendant l'oral  Wink


II. LA REVOLUTION COPERNICIENNE. II 


 
 
 
 1. Avant l'héliocentrisme et Copernic, les acquisitions des siècles passés a. l’astronomie aux origines : les pré-pythagoriciens


  
 
 
 
-Thalès de Milet (625-547 av. JC) : il fait de l’eau le principe matériel explicatif de l’Univers et à ce titre, il envisage le monde comme une bulle d’air hémisphérique, composée d’un ciel concave et d’une surface plane, la Terre, flottant sur l’eau et dont les mouvements pourraient être à l’origine des tremblements de terre.  
 
 
 
-Anaximandre de Milet (610-v.546 av. JC) : est l’un des premiers à proposer une explication non mythologique des phénomènes spatiaux, ce qui le distingue de ses prédécesseurs. Par sa rédaction de l’Apeiron (= illimité, infini utilisé pour principe originel), il est considéré comme le père de la cosmologie, le fondateur de l’astronomie. Sa représentation de la Terre est fort différente de celle que nous avons aujourd’hui. En effet, pour Anaximandre, la Terre est cylindrique, plate et sur la surface plane du dessus se trouve le monde habitable, entouré d’océans. Il présente la Terre comme « flottant » dans le vide de l’espace : il dit qu’elle demeure, je cite, « au même endroit à cause de son indifférence ». Il est donc en opposition avec le modèle plus ancien de Thalès, qui représentait un monde flottant sur l’eau.  
 
-Anaximène de Milet (585-525 av. JC) : il conçoit la Terre comme plate et circulaire, recouverte d’un dôme céleste. Le Soleil & la Lune sont également des disques plats, qui tournent autour. Pour lui, le Soleil ne passait pas sous la Terre, comme le proposait Anaximandre, mais se dissimulait derrière l’horizon pour repartir de son point de départ, le lendemain matin.  
 
 
 
 
 
b. Pythagore et l’après-Pythagore


-Pythagore de Samos (v.580-v.495 av. JC): Il met en place, à l’aide de ses disciples, un nouveau système. Pour lui, la Terre est au contre de l’univers et autour d’elle, se trouve une succession de sphères portant chacune un corps céleste (la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne). On lui confère également la sphéricité de la Terre, rompant ainsi avec les croyances plus anciennes, depuis Thalès et même avant, les Sumériens considérant également que le monde est une sphère, que la Terre – surface plane – coupe en son milieu, entourée par l’océan et surplombée par le ciel et en-dessous, les Enfers.  
 
 
 
 
 
-Platon (428-347 av. JC): il reste persuadé que la Terre est au centre de l’univers. Pour expliquer le mouvement des astres et des planètes, il suppose un système de sphères concentriques tournant autour de la Terre qui, elle, ne bouge pas. Il explique cela dans le Timée que l’on voit sous son bras, dans la représentation de Raphaël, L’Ecole d’Athènes.  
 
 
 
 
 
-Héraclide du Pont (v.388-v.310 av. JC) : il avance que la Terre n’est pas immobile, mais tourne sur elle-même. Pour expliquer les rotations particulières de Mercure et Vénus, il avance la théorie suivante : ces deux planètes ne tourneraient pas autour de la Terre, mais bien du Soleil. Il continue cependant à penser que le Soleil tourne autour de la Terre.  
 
 
 
 
 
-Aristote (384-322 av. JC) : comprenant les erreurs du modèle de Pythagore qui ne permettait pas d’expliquer les irrégularités des déplacements des planètes, il met en place un système de 55 sphères emboîtées les unes dans les autres. Chaque planète est donc liée à plusieurs sphères, ce qui permet des mouvements plus complexes. Le défaut majeur de sa théorie est qu’il ne parvient pas à expliquer les variations de luminosité des planètes.  
 
 
 
 
 
-Aristarque de Samos (310-230 av. JC) : après maints calculs que je suis totalement incapable de vous expliquer, Aristarque arrive à la conclusion que le Soleil est en réalité bien plus grand que la Terre. Il fait ses calculs par rapport à la distance Lune-Soleil, Terre-Soleil et aboutit à la conclusion d’un diamètre solaire 19x plus grand que le diamètre lunaire (on sait aujourd’hui que le diamètre du Soleil est 400x plus grand que celui de la Lune). Il affirme donc que le Soleil est bien plus grand que la Terre, mais ne conçoit pas qu’un corps si énorme puisse tourner autour d’un plus petit, ce qui le conduit à rejeter le système d’Aristote et à affirmer que le Soleil est le centre du monde et que toutes les planètes tournent autour, sauf la Lune. Il est donc le premier à mettre en place le système héliocentrique que reprendra Nicolas Copernic.  
 
 
 
 
 
-Claude Ptolémée (90-168) : apporte une amélioration au système d’Aristote sans pour autant le remettre en cause. Pour lui, chaque planète se déplace sur un petit cercle qu’il nomme épicycle, dont le centre se déplace sur un grand cercle autour de la Terre, le déférent. Avec ce système, Ptolémée parvient donc à expliquer les variations de mouvements des corps célestes. C’est par cela que son mouvement conserve son importance jusqu’au XVIè siècle.  
 
 
 
 
 
c. L’astronomie au Moyen-Age
 

Vers 500, paraît Āryabhatīya, un traité d’astronomie rédigé en sanskrit et qui présente un système quasi-copernicien, avec la Terre tournant sur son axe et les mouvements des planètes par rapport au Soleil. En Occident, les invasions barbares freinent momentanément les recherches en matière d’astronomie. Elle sont cependant florissantes dans le monde arabe. Un astronome calcule notamment l’obliquité de l’écliptique (autrement dire, l’inclinaison de l’axe de la Terre). En 829, le calife Al-Mamun établit le premier observatoire permanent du monde et à la fin du Xème siècle, l’astronome mongol Al-Khujandi en fait construire un autre à Ray, près de Téhéran.   

 
 
 
Les écrits des Anciens ont donc influencé les populations arabes et font de même avec Nicolas Copernic qui se serait intéressé à l’astronomie après avoir lu le traité d’Aristarque de Samos, l'astronome grec dont la théorie se rapproche le plus de celle que Copernic produit. 
 
 
  
 
 
2. La remise en cause des modèles antiques 
 
 
 
a. la genèse de la pensée de Copernic 
 
 
 
Lettre au pape Paul III, préface à Des révolutions des sphères/orbes célestes. De  revolutionibus orbium caelestium  « D'autres pensent que la Terre se meut. (...) Partant de là, j'ai commencé, moi aussi, à penser à la mobilité de la Terre » « C'est pourquoi je pris la peine de lire les livres de tous les philosophes que je pus obtenir, pour rechercher si quelqu'un d'eux n'avait jamais pensé que les mouvements des sphères du monde soient autre que ne l'admettent ceux qui enseignèrent les mathématiques dans les écoles. » 
 
 
 
 
 
Copernic propose une rupture radicale dans l'organisation du cosmos jusque-là établie : les systèmes du monde admis à son époque avaient un point commun, leur géocentrisme : la Terre était immobile au centre de l'univers, tous les astres, y compris le Soleil, tournant autour. Il décide alors de placer le Soleil au centre du monde, la Terre devenant une planète tournant autour de ce point fixe ; c'est l'héliocentrisme.  
 
 
 
Pour justifier cette remise en cause totale, Copernic utilise les défaillances des systèmes astronomiques des siècles passés. Il montre que, par leur multiplicité, ils ne peuvent s’accorder. De plus, il met en exergue leur incapacité à décrire avec précision les phénomènes observés et le manque d’harmonie dans des systèmes aussi complexes. Cela suffit, à ses yeux, pour prouver les erreurs des astronomes antiques.   
 
 
 
b. Le De Revolutionibus Orbium Caelestium & ses autres écrits  
 
 
 
-De Hypothesibus Motuum Coelestium a se Constitutis Commentariolus, plus souvent appelé le Commentariolus, rédigé entre 1507 et 1515 est un cour traité d'astronomie qui ne sera pas publié avant le XIXè siècle et expose les bases de sa théorie héliocentrique, à travers quelques axiomes révolutionnaires.  
 
 
 
 
 
-De Revolutionibus Orbium Coelestium, nommé Des révolutions des sphères célestes en français, est achevé en 1530 et édité en 1543 par Johannes Petreius à Nuremberg. C'est dans cette œuvre composée de 6 livres, qu'il présente le résultat de ses recherches sur l'astronomie, à travers une démonstration mathématique minutieuse. La structure de l'ouvrage :  
 
 
 
 
 
1.Le premier livre présente l'organisation générale du monde et les fondements physiques sur lesquels Copernic s'appuie.  
 
 
 
2.Le deuxième livre porte sur l'astronomie sphérique. Il présente, en outre, un catalogue d'étoiles, corrigeant les observations de Ptolémée.  
 
 
 
3.Le troisième livre aborde la question du mouvement apparent du Soleil.  
 
 
 
4.Le quatrième livre expose le mouvement de la Lune et le mécanisme des éclipses.  
 
 
 
5.Le cinquième livre est consacré aux mouvements en longitude des planètes.  
 
 
 
6.Le sixième livre présente leur mouvement en latitude.  
 
 
 
Au chapitre 8 du livre 1, il critique les thèses d'Aristote et de Ptolémée et au chapitre 10, il présente sa nouvelle conception du monde, l'héliocentrisme, que nous allons à présent aborder.  
 
 
 
  
 
 
 
3. La théorie de l'héliocentrisme 
 
 
 
  
 
 
 
a. les axiomes de sa théorie 
 
 
 
  
 
 
 
Le système imaginé par Copernic au XVIe siècle va mener à l'abandon progressif des théories du géocentrisme, jusqu'alors unique vision officielle de l'Univers. A l'origine du raisonnement de Copernic se trouve une volonté de simplifier les calculs astronomiques. De plus, il considère irrationnel qu'une masse aussi grosse que le Soleil se déplace autour d'une masse si petite que la Terre.  
 
 
 
  
 
 
 
Son système se fonde sur trois principes : chaque mouvement est circulaire, ce mouvement circulaire est parfait et les mathématiques doivent servir à trouver des modèles plus simples pour expliquer les phénomènes naturels. Dans son livre, De Revolutionibus, il énonce une série de postulats: la Terre n'est pas aux centres de l'univers mais uniquement le centre du système Terre/Lune; toutes les sphères tournent autour du soleil, centre de l'Univers; la Terre tourne autour d'elle-même, selon un axe nord/sud.  
 
 
 
  
 
 
 
b. la théorie en elle-même, ça donne quoi ? 
 
 
 
  
 
 
 
La théorie de Nicolas Copernic concernant le mouvement des astres et l'organisation du cosmos est largement basée sur des formules mathématiques et les connaissances des siècles passés, qu'il réutilise. Il conserve les axiomes énoncés par Claude Ptolémée, ne mettant de côté que le géocentrisme, ce qui fonde son système.  
 
 
 
  
 
 
 
Il donne une nouvelle vision du monde, révolutionnaire. Pour lui, la Terre n'est pas au centre de l'univers mais elle tourne, à l'instar des autres planètes, autour de son étoile, le Soleil. Il ajoute également que la Terre n'est pas fixe, comme les connaissances astronomiques l'acceptaient jusqu'alors. Il envisage en effet une rotation sur un axe: la Terre tournerait sur elle-même, comme une toupie, en plus d'être en orbite autour du Soleil. On retrouve ici l'idée de double mouvement que proposait Ptolémée avec ses épicycles, que Copernic modifie. Il conserve cependant l'idée des sphères des fixes et des sphères solides, celles qui tiennent les planètes et sur lesquelles elles se meuvent, ainsi que la sphère la plus extérieure, qui porte les étoiles et qui elle, ne se déplace pas.  
 
 
 
  
 
 
 
Ses calculs lui permettent de placer les différentes planètes dans l'ordre, par rapport à leur distance vis-à-vis du soleil. Il rejette donc en bloc la théorie des épicycles de Ptolémée. Mais les variations de vitesse et de distance sur les trajectoires l'obligent à y revenir. Pour l'expliquer, il met en place un système complexe d'épicycles et de déférents (à l'origine, le cercle sur lequel se déplaçaient les planètes, autour de la Terre). Sa théorie, à l'origine plutôt simple, se complexifie fortement.  
 
 
 
  
 
 
 
Ayant disposé le Soleil au centre de l'Univers, il dote donc la Terre de deux mouvements principaux : sa rotation, comme je l'ai expliqué précédemment, qui explique dans un premier temps le mouvement diurne de la sphère céleste et la révolution annuelle autour du Soleil qui fait de la Terre une planète comme les autres, sans importance supérieure. La Terre n'est donc plus que le centre des mouvements de la Lune. Pour Copernic, je cite « le mouvement de la terre seule suffit donc à expliquer un nombre considérable d'irrégularités apparentes dans le ciel », tel le mouvement rétrograde des planètes, un phénomène que les systèmes géocentriques ont tenté d'expliquer, à grand peine.  
 
 
 
  
 
 
 
c. Copernic, info ou intox ? 
 
 
 
  
 
 
 
Il s'est donc fortement inspiré des écrits d'Aristarque de Samos, le premier astronome à penser un système autre que géocentrique, malheureusement éclipsé par Aristote, dont les travaux inspirent Claude Ptolémée, astronome dont le modèle reste prépondérant jusqu'à l'époque de Copernic, malgré les avances des ottomans, en matière d'astronomie.  
 
 
 
  
 
 
 
Le modèle de Copernic a cependant de nombreux détracteurs, l'accusant de plagiat. En effet, Aristarque, comme je l'ai dit précédemment, avait avancé l'idée d'un système du cosmos organisé autour du soleil. A ce titre, on accuse Copernic de n'avoir fait que reprendre ses idées. Cependant, on ne peut décemment enlever à ce chanoine polonais l'implication personnelle dans la révolution héliocentrique.  
 
 
 
On considère également qu'entre Ptolémée et Copernic, l'astronomie a connu un grand vide. Thomas S. Kuhn écrit à propos dans son ouvrage La Révolution copernicienne : « Du fait que Copernic commença là où Ptolémée s'était arrêté, beaucoup de gens conclurent que la science fut inexistante au cours des siècles qui séparent la vie de ces deux hommes. En fait, l'activité scientifique, bien qu'intermittente, fut très intense et joua un rôle essentiel dans la préparation du terrain qui permit à la révolution copernicienne de commencer et de s'imposer. » 
 
 
 
Arthur Koestler, auteur des Somnambules, reconnaît l'importance des apports de Copernic à la révolution héliocentrique et nul ne met en doute l'importance du De Revolutionaribus, conçu comme un nouveau Almageste, l'oeuvre de Ptolémée regroupant tous les savoirs scientifiques de son époque et qui marque, par son importance historique, l'origine de ce que l'on nomme aujourd'hui la révolution copernicienne.  
 
 
 


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MessagePosté le: Sam 11 Fév - 15:49 (2012)    Sujet du message: Publicité

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