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L'ABCdaire de la Renaissance

 
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Camille BLEUNVEN


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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 21:51 (2012)    Sujet du message: L'ABCdaire de la Renaissance Répondre en citant

L'ABCdaire de la Renaissance




Les historiens se méfient de la notion de rupture Moyen Age/Renaissance. On trouve effectivement de nombreux signes avant coureurs de la Renaissance. Mais il existe un réel changement au XV ème siècle du point de vue de l'histoire de l'art, notamment en Italie (perspective etc.), nouveau statut des artistes. Révolution non seulement d'ordre esthétique mai aussi dans le statut social, les institutions, relations avec clients, mécènes.


  1. Les institutions



Au Moyen Age l'artiste est considéré comme un artisan car son activité est physique. A la Renaissance l'art consacre une part toujours plus grande à l'intellectuel (mathématiques). Les artistes en prennent conscience et proclament leur arts, de nombreux traités paraissent (Vitruve). Deux choses sont essentiellement revendiquées: les aspects mathématiques et l'ut pictura poesis, qui permet d'assimiler le peintre au poète. Léonard de Vinci affirme même la supériorité de la peinture sur la poésie.
On doit à Gorgio Vasari la première histoire de l'art des temps modernes. Les artistes commencent peu à peu à être associés à des académies et leur viennent l'idée de créer leur propre académie. Au MA les apprentis se formaient dans le cadre des ateliers et les corporations se chargeaient d'édicter les règles du métier. Ce système reste valable dans la plupart des villes d'Italie au XV et XVI ème S. Plus tardivement on voulut mettre en place des institutions reflétant la dignité de l'artiste. Vasari parvint à convaincre le Duc Cosme Ier de fonder en 1563 sur le modèle de l'académie florentine, une académie du dessin. Mais manque d'assiduité au début, réelle mise en place au siècle suivant.


  1. Mécènes et collectionneurs



Mécènes et clients jouent un rôle primordial dans la considération nouvelle des artistes. M. Warnke montre que dès le MA, les peintres et sculpteurs au service d'un prince jouissaient d'une situation sociale plus favorable que ceux vivant en ville. Parfois même anoblissement., échappatoire des règles des corporations. Les cours d'Urbin, Mantoue, Ferrare furent foyers de création qui rivalisèrent avec grands centres comme Florence, Venise, Rome. Commandes d'une grande originalité, qui témoignent érudition.
Nouvel intérêt pour les arts entraine développement du collectionnisme, phénomène limité au MA. Au XV ème siècle apparurent les premiers musées de l'art moderne. D'abord recherche des pièces antiques, de ce côté la collection des Médicis était remarquable et inspira de nombreux artistes, comme Michel-Ange. Pièces romaines jouent selon Vasari un rôle central dans l'éclosion de la phase suprême de la Renaissance.
La présentations des œuvres est de plus en plus réfléchie et entraine une première muséographie. Terme de musée apparaît d'ailleurs ç cette époque et c'est ainsi que Paolo Giovi désigna sa villa des bords du lac de Côme où il exposa une série de portraits d'hommes illustres.
Les collections de peinture étaient moins nombreuses qu'elles ne le devinrent au XVII ème siècle. Pourtant ceux-ci changeaient souvent radicalement de regard sur la peinture. C'est à ce public que s'adressaient les tableaux énigmatiques de Giogione (La Tempête ou les Trois Philosophes), tableaux mystérieux. Les tableaux de collectionneurs se distinguaient radicalement des autres types de peinture par son iconographie, son stylen supposait longue contemplation et délectation érudite. Quelques témoignages de ces collectionneurs très précieux.
Début du commerce de l'art. Certes les artistes, surtout les plus célèbres, travaillaient toujours à la commande mais vaste production destinée au commerce sur les thèmes principaux (Saisons...). On ne sait pas grand chose de l'organisation de ce commerce, quelques marchands de peintures ont été mentionné à Venise. Dans le même temps, début de critique d'art. Dès le XV ème siècle on voit des lettrés rendre hommage aux artistes suivant le modèle de Dante la Divine Comédie (Giotto, Pétrarque). Souvent thème communs, comme celui de la nature vaincue par l'art, mais un vocabulaire spécifique se met en place. Dans les années 1530-1550, l'Arétin, un polygraphe toscan, écrivit une importante correspondance dont une place très importante était réservée à l'art et aux artistes. Joue un rôle important dans la vie artistique et de la Sérénissime. Artistes essayaient de se faire mentionner dans ses lettres.


  1. La liberté de l'artiste



L'artiste obtient donc une considération et une liberté qu'il n'avait jamais eu auparavant, n'est plus seulement au service du sacré. L'omniprésence des modèles antiques suscitent parfois des polémiques. On prétend christianiser le païen mais résultat original. Scandales sur scènes profanes ou païennes mélangées avec le sacré.
Pendant les trente premières années du XV ème siècle nait le mythe de l'artiste, être à part, au tempérament mélancolique et étrange. Exemple des biographies de Vasari dépeignant le suicide de Rosso, les recherches alchimiques de Parmesan.
Artiste n'hésite pas à pousser au plus loin sa liberté, s'affranchir des règles des commanditaires et de la tradition, exemple de Rosso, la Descente de Croix.) Cette excentricité tend à disparaître dans les années 1540. On accorde plus d'importance à la technique, à la virtuosité. Triomphe du contrapposto, de la recherche anatomiques, des postures complexes, de l'ornement dont témoigne les fresques de Salviati. Cependant, toujours originalité et extrême liberté, sensualité explicite. Remise en question dans les dernières décennies du XVI ème siècle en Italie, où l'Église voulut récupérer du pouvoir sur les artistes. Scandale du Jugement Dernier de Michel Ange en 1541. Mouvement fut brève et écrasé par la révolution du Caravage mais marque la fin de la Renaissance.


MICHEL HOCHMANN




A B E C E D A I R E


Académie, Les cénacles du beau


Au XV ème siècle, les cénacles humanistes proposent souvent aux intellectuels une alternative aux lieux traditionnels de transmission du savoir que sont les universités. Ces académies s'affirment peu à peu comme le lieu privilégié de toutes les élaborations théoriques de la Renaissance. Leur organisation matérielle pas toujours très bien connue. Une des plus célèbre est l'Académie Platonicienne fondée en 1462 par Marsile Ficin. On y parle de philosophie, d'Histoire, de littérature.
Ces académies du Quattrocento sont à distinguer de celles qui se multiplient à partir des années 1540 qui sont rigoureusement organisées, hiérarchisées. L'Academia della Crusca fut à l'origine du premier dictionnaire de la langue italienne, périodiquement remis à jour jusqu'au XX ème siècle. Les académies artistiques apparaissent dans la seconde moitié du XVI ème siècle, sont le résultat d'un vaste courant de pensée.


L'atelier


Institution largement présente dans la vie artistique italienne. Les assistants soulagent les maître des tâches manuelles et l'artiste se consacre davantage aux tâches intellectuelles. Les artistes n'ayant pas d'atelier devaient se contenter de peu de clients. Artistes sans ateliers typique du peintre mélancolique.


Brunelleschi


Architecte, ingénieur, sculpteur et peintre (1377-1446). C'est l'inventeur de la perspective à point de fuite unique, fut le premier à utiliser et élaborer des règles mathématiques aussi bien pour la construction architecturale que pour les arts figuratifs. Fit accepter le nouveau statut de l'architecte. Sa principale réalisation, qui l'occupa jusqu'à sa mort, fut est la coupole de Santa Maria del Fiore. Son génie se manifeste non seulement dans la conception du monument mais aussi dans la façon dont il sut planifier et diriger l'immense chantier. Selon les termes d'Alberti elle semble « couvrir de son ombre tous les peuples toscans ».


Cour: Foyers artistiques et mécénat princier


L'Italie souffre d'un morcellement politique pendant toute la Renaissance et delà, mais a pour contre-partie l'existence d'une multitude de cours princières, où un mécénat très actif attire les artistes, savants et lettrés autour des familles régnantes. Ferrare, Mantoue, et Urbin sont des exemples intéressants: Montegna est le peintre officiel des Gonzaga (Chambre des époux). La cour de Mantoue devient l'un des plus importants foyers le la Renaissance où séjournent entre autres, Raphaël, Léonard. A Urbin , F. de Montefeltro fut poussé par son éducation humaniste à transformer sa capitale en haut lieu de la culture italienne du Quattrocento. Sa personnalité s'impose et l'historien Buckhart crut reconnaître en lui l'essence même de la Renaissance. Le développement d'une véritable civilisation de cour est au cœur des transformations de la société italienne au XV et XVI ème siècle. Question des relations entre mécènes et artistes, de la difficile conciliation de la liberté créatrice et des programmes iconographiques imposés par les seconds. Nouveau statut et réputation leur permet de conserver leur indépendance.


Échanges: Influence et présences étrangères


L'Italie est un passage pratiquement obligé pour tout artiste européen voulant parfaire son éducation. Les modèles antiques s'y trouvent en quantité, comme les créations des principaux architectes, peintres, sculpteurs de la Renaissance. Les peintres allemands où flamands qui viennent étudier font presque toujours le même parcours: Venise, Rome …
L'organisation du milieu artistique italien impressionne les étrangers: Durer s'émerveille du statut des peintre par exemple. On cherche à s'installer en Italie, dans des ateliers.
Certains peintres italiens n'hésitent pas à quitter leur pays pour se mettre au service de commanditaires prestigieux: Léonard à la cour de François Ier, puis Rosso à Fontainebleau...


La Joconde


Icône de la Renaissance et du génie artistique, « Isis d'une religion cryptique » (T. Gautier). Cette peinture n'a rien du mystère qui l'entoure, et s'inscrit dans le contexte du portrait renaissant dans la carrière de Léonard. Le tableau aurait été commandé en 1503 au moment où l'artiste venait de quitter Cesare Borgia qui l'employait jusqu'alors. Le peintre accepte le portrait de la fille d'un riche commerçant florentin Francesco del Giocondo.
Le voile noir dans les cheveux est caractéristique de la femme mariée. Pour la première Léonard place son effigie devant un paysage et cherche à faire coïncider les accidents de la nature avec les détails anatomiques du portrait. Peut-être compris comme correspondance, chère à Léonard, entre la nature et l'homme: les lacs représentent la fertilité de Lisa.
Pose dynamique: rotation du corps, regard fixé sur le spectateur, permet de transcrire l'âme du modèle. Cette innovation aura des répercussions sur les contemporains de Léo (de son p'tit nom).


Florence


La Toscane avait été avec Giotto, le principal foyer du renouveau de la peinture italienne à l'époque gothique. Vécurent et travaillèrent à Florence Brunelleschi, Masaccio, Donatello, considérés comme les fondateurs de l'art de la Renaissance. La première Renaissance se produit au moment où Florence est à l'apogée de son expansion territoriale et solidement organisées autour de ses institutions républicaines. Les familles les plus riches mettent en place une politique du mécénat de plus en plus dynamique, surtout avec les Médicis et leur propagande familiale.
A la mort de Laurent le Magnifique, la situation politique devient très instable, de 1498 à 1498, le frère dominicain Girolamo Savanarola exerça une dictature dont les effets se répercutèrent sur la création artistique. Avant 1530, les institutions ne parviennent pas à se stabiliser, les périodes de dominations méditerranéennes alternant avec des gouvernements républicains.
Dans la première moitié du XV ème siècle, Léonard, Michel-Ange, Raphaël définissent à Florence les principes de la Seconde Renaissance. Mais Florence perd quand même progressivement son statut de capitale culturelle incontestée de l'Italie, au profit de Rome et de Venise. Le grand-duc Cosme Ier se lance dans une réorganisation du territoire avec une multiplication des villas médicéennes dans la compagne toscane, ambitieuse politique de restructuration urbanistique. Enfin il confie, en particulier à Vasari, la tâche d'institutionnaliser les acquis du plus d'un siècle de recherches grâce à la création de prestigieuses Académies.


Léonard de Vinci (1452-1519)


Reçoit une formation de peintre à Florence dans l'atelier de Verrochio, dont il complète plusieurs tableaux, tel que le Baptême du Christ. Léo retient de son enseignement l'aspiration à dépasser les rigidités formelles de la peinture florentine de la fin du XV ème siècle au profit d'une construction spatiale plus fluide et d'une définition du corps plus fluide avec les effets atmosphériques. Recherches de compositions simples et fluides en apparence mais basé sur de savant calculs → Madone Benois. Appelé à la cour de Milan en 1482 L. y trouve un milieu propice à la réalisation de ses projets: La Vierge aux rochers (minutie la complexité des phénomènes optiques), la Dame à l'hermine. Mais oeuvre la plus remarquable reste la fresque de la Cène. De retour à Florence il parvient à finir nombre assez restreints de tableaux, mais riche en invention (Joconde). Pessimisme grandissant de l'artiste transparait dans plusieurs dessins des années 1510. Conscient de la fragilité politique de l'Italie, il se casse à la cour de France et y meurt 3 ans plus tard.


Michel-Ange (1475-1564)


Entré dans l'atelier de Ghirlandaio en 1488, MA ne semble pas beaucoup s'être intéressé à ses contemporains, mais 'avoir étudié au contraire avec passions les œuvres de Giotto et de Masaccio. Une de ses premières oeuvres, le Combat des centaures, annonce le motif dominant de son art: la figure masculine nue en mouvement. Pendant son premier séjour à Rome il travaille à la Pieta et ses travaux répondent aux idéaux d'unité, d'harmonie et de perfection de la seconde Renaissance. De retour à Florence il se voit confier par les autorités officielles plusieurs commandes prestigieuses, parmi lesquelles le monumental David. Malgré des mauvais rapports avec Léonard, il est marqué par certaines de ses oeuvres.
Il quitte Florence pour Rome en 1505, sur invitation du Pape Jules II, qui lui confia la conception de son mausolée. De 1508 à 1512 il travaille aux fresques du plafond de la chapelle Sixtine. Puis de nouveau à Florence pour terminer à l'église de San Lorenzo le travail de Brunelleschi.
Il quitte définitivement Florence pour Rome. Il exécute à la demande de Paul III, entre 1537 et 1541, la fresque du Jugement dernier.
Dans les vingt dernières années de sa vie, il se consacre surtout à l'architecture, et redessine entièrement le Capitole. Ne laisse pas tomber la sculpture, ses créations révèlent toujours d'un processus créateur et d'une liberté absolue.


Paysage


La Vue de l'Arno de Léonard en 1473 serait le premier paysage indépendant de l'histoire de l'art italien. Il témoigne du nouvel intérêt porté à ce genre par la peinture de la Renaissance. Le paysage joue, depuis le XV ème siècle, un rôle important dans les peintures religieuses. Il sert de cadre naturaliste aux manifestations de la divinité et permet souvent d'illustrer une leçon morale. La peinture vénitienne accorde au début du XVI une place prépondérante au paysage, avec Giorgone et Titien. La Tempête montre que paysage plus simple décor mais comme véritable acteur de la storia.
L'aristocratie vénitienne raffola des scènes champêtres et bucoliques où était dépeinte une vie paisible et pacifiée, véritable Arcadie moderne.


Raphaël « Toutes la grandeur et la perfection de l'art » (1483-1520)


Il se forma dans l'atelier de son père Giovanni Santi, à Urbin, où il eut la possibilité de rentrer en contact avec la cour des Montefletro. Son principal maître fut le Pérugin, qui lui transmit son harmonie, la netteté des mises en page, la douceur des expressions, et dont il assimila la langage figuratif. Les typologies périginesques laissent cependant de plus en plus de place à une recherche d'expression fondée sur l'étude du modèle vivant. Ex du Mariage de la Vierge.
De 1504 à 1508 il est à Florence et la découverte des oeuvres de Michel Ange et de Léonard provoque une évolution considérable de son style et de ses idées artistiques. Le thème de la Vierge à l'Enfant reste son thème privilégié durant ces années florentines.
Appelé par Jules II à Rome en 1508, il travaille d'abord à la décoration peinte des Stanze du Vatican. Sous le pontificat de Léon X, Raphaël devient le principal interprète de la politique artistique du pape. Avec la chambre de l'Incendie, son style subit une transformation allant dans le sens d'une accentuation des effets produits par chque figure prise individuellement. Il se lance aussi dans les tableaux avec, entre autres, celui de Baldassare Castiglione (1515). Il mourut alors qu'il avait presque achevé la Transfiguration, qui évoquait une dernière fois la fusion idéale de l'humain et du divin.






Rome


Pendant le XV ème siècle, la brièveté des règnes des pontifes et les difficultés qu'ils éprouvèrent à stabiliser leur autorité empêchèrent une mise en place d'une politique artistique cohérente. Jules II surtout poursuivit l'objectif de restauration des fastes de l'ancienne Rome. Son mécénat ambitieux est l'expression d'un programme de propagande idéologique, et l'accomplissement des idéaux humanistes de synthèse entre la grandeur de la Rome antique et celle de la Rome chrétienne. Sous le pontificat de Léon X, la consolidation provisoire de la situation politique s'accompagne d'un climat d'optimisme et d'espoir de paix dont Raphaël se fait le meilleur interprète. La détérioration rapide de la situation politique aboutit au sac de la ville par les lansquenets de Charles Quint en 1527, qui provoqua le départ des principaux artistes vers d'autres cours italiennes ou européennes. Paul III se fit le principal promoteur du renouveau du mécénat papal, confiant à Michel-Ange ses grands projets architecturaux et urbanistiques. Sa présence à Rome attira les représentants de la seconde générations des maniéristes (Vasari …). Mais dès la fin des années 1540, la ville souffre d'un manque de potentiel innovateur, l'école romaine amorça un processus qui la conduisit vers un académisme dont elle ne sortira qu'au début du XVII ème siècle.


Studiolo


La culture de cour trouve l'une de ses plus majestueuses expressions dans un espace réservé du palais du prince: le studiolo ou studio. Il s'agit d'une pièce privée, réservée au plaisir du prince et de ses familiers, et qui se répand à partir du XIV ème siècle dans les demeures aristocratiques. Cette pièce est réservée à l'exercice intellectuel, de la culture et de l'esprit humain. Machiavel: «  Le soir tombe, je retourne dans mon logis. Je pénètre dans mon cabinet et, dès le seuil, je me dépouille de la défroque de tous les jours, couverte de fange et de boue, pour revêtir des habits de cour royale et pontificale; ainsi, honorablement accoutré j'entre dans les cours antiques des hommes de l'Antiquité. »
Le studio renferme également, comme celui de François de Médicis, divers objets précieux. Les peintures qui ornent le studiolo servent à magnifier la culture personnelle du prince et à illustrer sa morale.


Venise


Dans les premières décennies du XV ème siècle, la culture artistique vénitienne est encore dominée par le gothique international. Au fur et à mesure que la Sérénissime République étend ses territoires et que les contacts avec le reste de l'Italie sont plus nombreux, elle se montre de plus en plus perméable à l'humanisme. Au XVI ème siècle, Venise offre la seule alternative crédible au classicisme romano-toscan. En quelques années Giogone rompt tous les liens avec la tradition du Quattrocento et mène des expérimentations analogues à celles de Léonard. Les formes sont plus définies par leurs contours mais par des effets atmosphériques et la recherche d'un accord entre les différents éléments chromatiques, harmonisés par une tonalité dominante. Ces innovations furent à l'origine de l'opposition entre le dessin florentin et la couleur vénitienne. Après la mort de Giorgone, Titen domine la scène artistique, étendant sa renommée aux plus prestigieuses cours européennes.
La diffusion de maniérisme en Vénétie, à partir des années 1540, se fit selon un processus complexe et nuancé. Ce furent surtout Véronèse et le Tintoret qui interprétèrent de façon très personnelle les apports du maniérisme, tout en demeurant fidèles à la tradition des acquis lagunaire.
A partir des années 1580, l'école artistique vénitienne amorça une période de déclin, qui se poursuivra jusqu'au tiers du XVII ème siècle.


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