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L'homme de la Renaissance

 
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Camille BLEUNVEN


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Messages: 29

MessagePosté le: Sam 14 Jan - 21:50 (2012)    Sujet du message: L'homme de la Renaissance Répondre en citant

L'HOMME DE LA RENAISSANCE


EUGENIO GARIN























L'homme de la Renaissance
Expression largement utilisée dans Littérature et Historiographie mais ambiguë .
Renaissance = Milieu 14è siècle => fin 16è + origines dans les villes états italiennes puis diffusion toute l'Europe.
Idée de Renaitre est très importante (idée d' Age nouveau dès le 15me siècle).
Ce qui renait, ce n'est pas seulement le monde des valeurs anciennes, classiques grecques ou romaines.
Le réveil culturel = affirmation de l'homme, des valeurs humaines dans les diff domaines( de l'art à la vie civile).
Jacob Burckhardt : «  la civilisation de la R découvre la première et met en lumière dans sa totalité et sa richesse la figure de l'homme ».
La « Grande » R est très courte = 2 siècles.
Ne pas confondre avec les diff renaissances qui sont déjà visibles aux Moyen-Age(ex: Chez Pétrarque changement d'une sensibilité et d'une culture sont évidents)
Homme de la R = série de figure qui assurent des caractères nouveaux dans leurs activités > l'artiste, l'humaniste, le notaire, le juriste, l'architecte...
[ Parenthèse sur Jacob Burckhardt :
Sigfried Giedion analyse ainsi l'esprit et la méthode de Burkhardt : « le grand découvreur de la Renaissance, il a le premier montré qu'une période doit être traitée dans son intégralité, en tenant compte non seulement de la peinture, de la sculpture et de l'architecture, mais aussi des institutions sociales et de la vie quotidienne. » ]


Jacob Burckhardt revient souvent dans les essais sur la R = constructeur d'une image durable de la comme moment décisif de la civilisation italienne + parmi les pères de l'expression « Homme de la R ». Mais il mêle 2 choses :
  • la première : l'attention portée à l'homme pour le décrire, l'exalter, le placer au centre de l'univers = nouvelle philo de l'homme.
  • La seconde : l'apparition durant la transformation de la société d'une singulière richesse de types sociaux qui sont liés à des nouvelles activités = Figures originales dans les ateliers ou les écoles des humanistes, les hommes nouveaux.

Il unifie ces deux choses : l'élaboration d'une nouvelle philo de l'homme et l'intérêt pour l'histoire des hommes en société.
Importance des biographies et autobiographies à cette époque + diffusion en langue vulgaires des biographies classiques
L'attention philosophique pour l'homme en général se concrétise dans les histoires des hommes et dans les mémoires.
La R à été l'époque des grandes autobiographies.
A un moment statique avait succédé un moment dynamique. L'homme nouveau se faisait se construisait et en avait conscience = C'est L'homme de la R .
La réflexion théorique sur l'homme, sa nature et son destin , ses sentiments, ses fonctions et ses activités, ses rapports avec la société et avec l'Église contribue à sa transformation et à celle de la société.
Les types humains se transforment quand leurs fonctions changent. TOUS le types : que ce soit les militaires, les femmes, les architectes + liens entre les diff types.
Importance de l'Éducation qui joue un rôle primordial : les petits maitres d'école et les prof de grammaire et de rhétorique qui ont assurés les premiers contacts des jeunes avec les classiques qui remplaçaient les auctores octo médiévaux ( vieux livre médiévaux pour enfants) par les studia humanitatis.
Désormais les maitres ensaignaient via les Colloquia d' Erasme
La R = champs de conflits d'interprétation :
  • contraste ou continuité avec le M-A ?
  • limites chronologiques nettes ?
  • crise de civilisation et profond changement de culture se sont-ils produits en même temps ?
  • Quels sont les rapports entre les domaines ou ces changements ce sont manifestés ?

Il existe encore auj des historiens qui parlent de « la soi-disant Renaissance italienne » et en conteste l'existence et la valeur.
Le prince de la Renaissance
Exemple type du prince de la R :
Jacob Burckhardt, au début de La Civilisation de la Renaissance en Italie rapporte un récit concernant le pape Jean XXIII et le roi des Romains Sigismond de Luxembourg. Ils se rencontraient à Cremone en 1414 et leur hôte était le seigneur de la ville, Cabrino Fondulo. Celui ci conduisit ses invités au sommet du plus haut monument le + élevé pour leur faire admirer le panorama, mais une foi en haut il fut tenté de les pousser dans le vide.
Cet épisode caractérise assez bien la vision du prince de la R sous ses aspects positifs et négatifs.
On décrit le prince de la R comme une être d'un égoïsme cynique et sans pitié aussi bien pour ses sujets que pou ses conseillers les autres princes ou sa famille.+ évident mépris pour la conception médiévale de la chrétienté et notamment pour sa structure hiérarchique.
La prince n'est plus un prince au sens féodal du terme mais un souverain comptant plus sur la fertilité de ses talents ( cf Machiavel_ Le Prince) que sur sa position divinement déterminée sur la pyramide sociale.
Prince de la R = manière nouvelle de considérer les problèmes de gouvernement dans un esprit plus disposé au changement qu'au conformisme de la coutume => influence créatrice sur le développement de l' État.


Le propos de cette étude est de montrer que la spécificité du prince de la R a été surestimée et que, si des changements sont évidents à cette époque, il sont souvent superficiels et résultent plus de circonstances que de volontés.
Focalisation sur l'Italie du 15è car permet étude de diff types de régimes princiers : seigneuriaux, despotiques et monarchie.
Violence et pouvoir
Même si l'on écarte les aspects légendaires et anecdotiques de l'épisode du prince de Cremone tenté de se débarrasser du pape et du roi des romains, il reflète la réputation méritée de violence et de cruauté de ce seigneur.
La violence caractérise la prise du pouvoir sa conservation et sa perte.
On voit aussi la violence en action quand l'autorité se croit menacée.
La violence la plus scandaleuse est celle qui s'exerce à l'intérieur même d'une famille de régnante, à seule fin de s'emparer du pouvoir et d'éliminer rivaux et prétendants.
Il est tentant de traiter ces rapports du pouvoir et de la violence dans l'Italie sous forme mélodramatique. Les contemporains eux-mêmes le faisaient : chroniqueurs et moralistes trouvaient dans ces retournements de la fortune des sujets de prédilections.
Cependant quel que soit l'intérêt que présente ces évocations romantiques, elles risquent d'encourager une vision déformée du prince de la R en faisant de lui, un ogre amoral et « machiavélique ».
N'oublions pas que les ennemis contemporains des princes avaient tout intérêt à exagérer leur méfait et à noircir leur réputation.
A cette époque la morale conventionnelle et la pensée politique ne condamnaient pas(elles encourageaient même !) le prince qui maniait la violence. Il était normal que les rebelles fussent punis et les ennemis écrasés.
Mais le seigneur qui ne régnait que par la force et dont la résidence était citadelle plus que palais ( qui privilégiait donc la guerre à la culture) était tyran plus que véritable prince. Il y a la un trait de sagesse traditionnelle qu'on retrouve depuis l' Antiquité jusqu'à la pensée pol médiéval.
L'image du prince régnant majestueusement sur une Cour brillante permet d'aborder un autre aspect important de la question du prince. Si la réputation du prince comporte certes ses noirceurs et ses crimes, il est vrai par ailleurs que le goût et la civilisation de la R se manifestent au plus haut point chez le prince et dans sa cour.
On considère le prince comme le protecteur à la fois de l'art et de ses sujets.
La quête de légitimité
Ce ne sont pas seulement les écrits politiques du temps mais aussi les textes officiels qui font comprendre à quel point l'association de la violence au pouvoir semblait banale. Par exemple quand la papauté concédait un fief ou un vicariat à un des ses sujets, l'acte comportait normalement des formules toutes faites relatives au juste gouvernement, à la protection des sujets, au respect des libertés et des propriétés ; les seigneurs eux-mêmes édictaient de pareilles recommandations à l'égard des magistrats qu'ils nommaient ou confirmaient.
Au final les princes ne s'opposaient pas vraiment à la hiérarchie médiévale traditionnelle.
La reconnaissance de l'ordre traditionnel se manifeste, du reste, dans l'Italie de la R sous de nombreux aspects positifs. Tout au long de ces années, on voit se manifester un intérêt constant envers les maisons royales et princières d'Europe et une grande curiosité pour la vie des cours. Or cet intérêt, comme l'ont montré de récentes études, était aussi vif dans les Républiques que dans les États de régime différent. Le Phénomène ne fit sans doute que s'intensifier à mesure que se multipliaient les rapports entre l'Italie et l reste de l'Europe.
Les grands de la civilisation de la R se voyaient décerner avec fierté , par une main royale ou princière des honneurs et des privilèges. Il n'est donc pas surprenant que des traits de culture proches de ceux des Cours européennes, naguère considérés comme médiévaux ou étrangers, soient ici attestés.
Bien des moqueries ou des critiques visèrent ces alliances entre famille de sang royal avec des parvenus.
Même sur le plan institutionnel, l'adhésion des princes italiens de la R à l'ordre hiérarchique se lit dans leur attitudes à l'égard de la souveraineté populaire : souveraineté populaire peu importante + enthousiasme et acclamation populaires est seulement un élément de l'arrivée au pouvoir + notion d'élection a disparu.


La situation pol et juridique n'était pas la mm dans les régions de la péninsule, dans les États Pontificaux et du royaume d'Italie. On y trouvait mieux de conserver l'apparence de l'adhésion des communes.
Mais dans la plupart des cas, il est évident que la pop sujette n'avait que peu d'initiative(mm si elle en avait). Il est clair que la où se manifestaient certaines formes de participation populaires, les princes italiens de la R préféraient fonder leurs titres à gouverner sur d'autre bases.


Dans les Etats séculiers d'Italie comme ailleurs, c'était l'hérédité qui constituait le droit le + traditionnel et le + évident. On en mesure l'importance au besoin qu'avaient les dynasties régnantes de se parer de leurs origines anciennes et des gloires de leurs ancêtres(ou de les inventer).
Les princes italiens cherchèrent aussi à acquérir de leurs suzerains des titres héréditairement transmissibles. Aussi bien dans les États pontificaux que sur les territoires impériaux, il mirent en place de grands moyens financiers, politiques, et diplomatiques pour acquérir des titres féodaux héréditaires.
Les princes voyaient leur pouvoir souverain leur échapper.
En effet en ce qui concerne les Etats pontificaux au 15è on voit les papes étendre et consolider systématiquement leur autorités sur les provinces et sur Rome.






Mode de gouvernement


Les honneurs et les titres = pouvoir protecteur et autorité renforcée.
R = époque où la nature du pvr se transforme rapidement et profondément et ou croît de manière très sensible l'autorité effective du gouvernement. Un aspect de ces changements résiderait dans le dvpt de forces armées permanentes et professionnelles aux effectifs croissants.
=> augmentation des impôts + politique mercantiliste destinée à stimuler l'éco et à priver l'ennemi de ressources + affermissement de l'autorité grâce au dvpt et à la professionnalisation de la bureaucratie.
Selon Burckhardt : Les princes de la R se sont affranchis des contraintes de l'époque médiévale = leur autorité se libérait et se centralisait, ils montraient une maîtrise croissante des techniques et des modes de gvt et portaient une attention vigilante à la propagande politique et à l'apparat de leur cour.
On voit des gouvernants établir un contrôle plus étroit sur la distributions des bénéfices ecclésiastiques.
On peut lier l'origine du mercantilisme à l'élan doné à l'éco locale.
De nombreuses études récentes tendent à modifier voire à réfuter les vues de Burckhardt sur le thème du changement de nature de l'Etat
On observe à tous les niveaux un fort maintien des privilèges.


Les impôts


Cette Q des finances publiques est capitale dans l'étude de l'Etat de la R.
Cette époque = croissance des besoins financiers à cause des dépenses militaires mais c'est au M-A qu'avaient été établies les bases des contributions levées par le pouvoir.
La ressource principale des finances publiques était les impôts indirects mais quand insuffisant, il y avait des levées dite « extraordinaires ».
Haut niveau de perception fiscale n'est pas forcément = à un pvr fort + un examen attentif des faits montre que souvent les princes avaient du mal à conserver et exploiter les sources de revenus disponibles.


L'administration et la cour


Importants changements dans le fonctionnement de l'administration et dans la vie de la Cour.
Archives gvtales bcp + abondantes + champs d'applications élargis et plus spécialisés.
La Cour = illustration de l'autorité nouvelle et des ambitions + larges du prince de la R.
Les palais citadins, les villas suburbaines ou rurales, construits par des dynasties fameuses semblent voir eu un rôle pratique ou sociale, mais servait aussi de miroir flatteur au prince et de moyen de propagande. En effet les cérémonies de la Cour étaient souvent ouvertes au grands publics.
Mais là non plus il ne faut pas exagérer l'efficacité de la compétence de l' Etat de la R ni le contrôle du prince sur sa cour et sur la propagande.
> Il y avait des gvt qui ne possédaient pas de cour.
> Certains gvt manquaient de spécialisation et d'organisation liées à la prolifération de fonctions publiques = cette prolifération est souvent le reflet d'une confusion administrative car le prince voulait récompenser tel soutien du pouvoir ou les amis
> La « propagande » était souvent trop personnelle ou énigmatique pour être vmt appelée propagande.


Conclusion
Les historiens ont exagéré le « modèle italien » en matière de cité état. Si ces villes ont été des précurseurs au 15è c'est parce qu'avant il était impossible pour les principauté de s'organiser en état en raison des divisions internes et aux problèmes extérieurs.
Certes il y a eu des efforts:
>en matière d'éco et de ressources fiscales
> d'organisation de renforcement et de stabilité de l'armée
>d'élargissement de la bureaucratie en effectifs et en compétence
>dans la vie de Cour et l'action personnelle du prince dans la vie intell et pol, influencées par la culture de la R
Bcp d'archives sont parvenues en raison de l'invention et des progrès de l'imprimerie et à la diffusion de la langue vernaculaire ( langue locale parlée au sein d'une communauté). Cependant les archives émanant du pouvoir ne constituent pas eux-mêmes une preuve du pouvoir grandissant du prince ou d'une meilleur efficacité de ses fonctionnaires. + on sous-estime la nature conservatrice et traditionnelle de toute une partie de la pensée politique de la Renaissance. Le concept d'Etat restait ambigu et il pourrait être compris comme expression géopolitique et attribut personnel du prince lui-même.
Si l'autorité du prince dans les Etats relativement petits et homogènes d'Italie du 15è siècle se révèle finalement plus personnelle, plus limitée plus variée et plus fragiles que Burckhardt ne le croyait, les historiens n'auraient-ils pas surestimé la puissance et la nouveauté des «nouvelles monarchies » de l' Europe du 16è ?


Le condotierre


= chef militaire italien comme tout image de la R , il est partagé entre ombre et lumière
Admiration pour l'art militaire mais mépris de mercenaires par les humanistes du 15è siècle
Pétrarque condamne en particulier les mercenaires étrangers (non italiens) : allemands, hongrois, français et anglais
Au 14è siècle, avec le remplacement de ces mercenaires par des capitaines militaire italiens, espoir pour les humanistes de voir restaurer les anciennes vertus civiques
MAIS avec le montée du patriotisme locale et de fierté civique, les condotierre représentaient un menace pour la liberté civique. L'Etat, en employant des mercenaires qui ne venaient pas de la cité-état, se privait de l'occasion de développer ses défenses naturelles et le concours de ses citoyens.
Dans le reste de l'Italie dans les gvts princiers on mettait l'accent sur l'importance de la sécurité et d'avoir des chefs militaires compétents quelle que soit leur origines.
Au début du 15è, bcp d'auteurs célèbres reprirent ces idées ( Machiavel, Paul Jove, Guichardin) car menace de domination étrangère mm sur les plus fortes cités-états.
La Question n était plus de savoir quel danger pour la liberté civique rpz les mercenaires mais de s'inquiéter sur leur capacité à remplir leur rôle.
C'est avec Machiavel notamment que la critique se fit la plus acerbe.
Pour BURCKHARDT : Condotierre = rpz de l'individualisme, quête de gloire et de succès.
MAIS historiens modernes mettent l'accent sur les contraintes et les exigences auxquelles les hommes de la R étaient soumis par les institutions, les structures et les circonstances de leur temps, plutôt que par la manière dont ils pourraient s'être libérer des traditions et des préjugés du passé.
Si il est vrai qu'il y a eu des génies dans tous les domaines, poids important des contraintes traditionnelles pour la plupart des hommes et des femmes.
Les chances d'un condotierre de réussir tenaient plus de la chance, des conditions extérieurs( naissance, appartenance à un clan, conditions éco) qu'à ses qualités personnelles ou compétences militaires.
Le condotierre était certes titulaire de son commandement, mais son sort dépendant des volontés,capacités, des besoins,des ressources du prince.
Alors que le condotierre est associé au 14è et 15è siècle, c'est au 13è qu'il trouve son origine = apparition de nombre significatif dans les armée féodales.
En Italie particulièrement conditions éco favorables à la guerre et donc au dvpt des condotierre or en Europe surplus de militaire inemployés et donc ils ont dérivés vers l'Italie où les possibilités d'embauche et de butin semblaient meilleures.


A l'origine les mercenaires = non italiens.
En majorité Française et Catalane au 13è.
Allemands au début du 14è et Hongrois milieu 14è.
Intérêt des compagnies étrangères car + gros effectif, + expérimentée, - de risques politiques.
MAIS petit à petit les étrangers laissèrent place aux Italiens ver la fin du 14è.
POURQUOI Départ des étrangers ? => la situation en Europe donnaient l'occasion de combattre ailleurs + dépression éco (= en Italie : réduction des moyens financiers et des occasions d'enrichissement) + montée d'une sensibilité xénophobe en Italie associée à l'affermissement des États italiens.


On considère souvent l'age d'or des contorierri la période qui va du Grand Schisme à la bataille de l' Aquila en 1424.
Période de confusion politique en raison du schisme et des montées en puissances des cités comme Milan, Venise, Florence. = Occasions superbes MAIS Occasions + en + rares car les employeurs diminuaient en raison d' états + forts, + unifiés, + étendus.
Après 1524 : la paix de Lodi = calme relatif.


Au coeur du système des condotierre, il y avait les condotta = contrats qui établissaient les conditions de service du capitaine et de ses hommes. Ces contrats n'étaient pas propre au métier militaire, il s'en concluait dans le milieu commerciale et industrielle, universitaire, dans la création de Cour.
Contrats similaires en France et Angleterre pdt la guerre de Cent ans.
C'était l'employeur qui déterminait les termes du contrat et non l'employé.
Le contrat spécifiait le nature du service attendu, l'effectif, l'équipement, et la qualité de ma compagnie utilisée, l'échelle des soldes, les prestations complémentaires et la durée du service.
Du 14è au 15è, évolution pour la durée du service, elle était fixe au 14è ( ni prolongation ni renouvellement possible) et elle pouvait être fluctuante au 15è( = renouvellement possible).
Théoriquement tout soldat signant une condotta était un condotierre qu'il soit à la tête de 5 hommes ou de 2 000.
Cependant quand on parle de condotierre on parle généralement de grand chef militaire.
La grande majorité des condotierri étaient des nobles.
Les compétences, le rang et la capacité financière qu'exigeaient la levée et le commandement de troupes étaient liés à la noblesse ==> peu de carrière militaire se faisait en dehors de cette classe sociale.
14è siècle fut difficile pour les propriétaires terriens car après la peste noire la valeur de la terre et de ses produits diminua + extension des villes menace leur style de vie et leur prestige.
Ce sont ces propriétaires qui devinrent des condotierre : ils recrutaient facilement dans leur domaine, et trouvaient dans ceux-ci une base pour se retirer .
Un bon mariage était un facteur d'ascension d'un condotierre.
Importance des exilés qui formaient une bonne cible de recrutement or avec la politique instable en Italie, il y en avait bcp.
Si les propriétés et la classe sociale assuraient un bon départ, cela ne suffisaient pas = pour victoire et actions, les qualités personnelles primaient. Il y avait certes la bravoure et la vigueur physique mais ce n'étaient pas les + nécessaires. Dans la liste antique des vertus militaires, la prudentia venait avant la fortitudo.
Évidemment le palmarès militaire avait de l'importance, mais la réputation d'un capitaine était autant fondée sur sa capacité à recruter et contrôler de bonnes troupes et son jugement politique que sur sa compétence strictement militaire.
La stabilité croissante du système des condotierri résidait en grande partie dans les compagnies elles-mêmes.
La compagnie rpz le capital du condotierre ==> sa réputation et ses chances d'emploi durable et lucratif dépendaient de sa capacité à entretenir une compagnie active et loyale.
Ce serait une erreur de voir les condotierri comme une bande de mercenaires rapaces vivant en marge de la société. Une telle compagnie vivait normalement dans un lieu fixe de cantonnement et elle s'y enracinait dans la société et l'éco locale.
Elle était bien souvent bien organisée et disciplinée et tout à fait capable d'aménager ses propres services et ses moyens de subsistance.
La paie dépendant autant de l'État employeur que du condotierre lui mm. Il était bien souvent obligée de puiser dans ses ressources ou de faire des emprunts à la banque pour payer sa troupe.
==> retard de paiement = source de conflits parfois violent employeur/employé.

Les condotierri avait tellement de pouvoir qu'ils avaient les moyens de menacer un État. Mais avec le renforcement des États cette crainte d'être renversé diminua.
Les Étts perfectionnèrent leurs moyens de contrôle et de sanction sur les condotierri = ils entretenaient des effectifs suffisants pour s'opposer aux menaçants.
==> Diminution des menaces de putsch militaire.
Le moyen le + connu pour contrôler les C est l'institution de commissaires civils destinés à accompagner les armées mercenaires en campagne. Ils avaient pour obj de conseiller les capitaines et de faire des rapports à l'employeur sur le comportement de l'armée.
Évidemment ils n'avaient guère de chance de s'opposer à une rébellion ou une rupture de contrat. Mais cette organisation se mit en place dans de nombreux États au 14è.
Les relations entre capitaines et commissaires pouvaient être tendues mais on à la preuve de cas de coopération et de confiance mutuelle.
Outre les domaines, les C pouvaient être récompensés par diverses honneurs : membre honoraire de la famille du prince, mariage avec une des filles du prince, titre de citoyen d'honneur, accès à la noblesse.
Des ordres de chevaleries assortis de pensions furent crées.
Les villes offraient souvent des palais à l'intention des C pour leur résidence.
La venu d'un C = cérémonial très spécial, très organisé, à des joutes et à des banquets.
Autre aspect de la relation employé/employeur = peines et disgrâces.
Publique ou secrète, l'exécution était rarement employée, uniquement dans des cas extrêmes.
Les sanctions les + fréquentes étaient l'amende ou le congédiement.
L'amende = non respect des normes du contrat par les troupes du C.
Le renvoi = désobéissance ou indiscipline du C.
La suspicion mutuelle rpz un des problèmes principaux du système condotierre.
Les gvt qui employaient craignaient un abandon ou un retournement des C.
Les C craignaient le non respect des engagements financiers ou de la cohérence de la politique militare.
Au total il est plus probable que la craintes envers les gvts étaient + fondées.


Peut-on apprécier l' importance militaire des C ?
N'étaient-ils pas anachroniques avec leurs valeurs de la chevalerie à une époque ou les engins d'artilleries évoluaient vites ?
Il n'y a pas de réponses simples à ses questions.
Il est certainement asses injustes d'accuser les C de conservatisme technique.
Rôle permanent de l'infanterie et dvpt de l'artillerie.
Dans quelles mesure s'inspiraient-ils des textes classiques sur l'art de la guerre (louage de la manoeuvre militaire et art de la prudence).
Les C appartenaient à la noblesse cultivée = ils citaient eux-mm les textes classiques et agissaient en s'inspirant de ces textes.
On a souligné que les C ne vivaient pas en marge du système. Il est également possible de le montrer encore à propos du mécénat culturel.
Les thèmes de la guerre faisaient partie de la culture italienne; c'était un monde où cohabitaient Venus et Mars; l'architecte, l'orfèvre et le peintre prenaient part à la construction des places fortes, à la décoration des armes à la décoration des bannières.
Souvent les C étaient des mécènes.
Lien fort entre Église et C car peur de la mort ainsi bcp d'église furent financées par des C.
Les C étaient très bien payés et mm après paiement de la troupe le capitaine avait encore une énorme somme d'argent entre les mains. Cela explique en partie l'importance du mécénat et ainsi les humanistes et les artistes se bousculaient pour entrer à leur service.
L 'Italie de la R a collectivement dépensé des sommes énormes pour ses soldats, mais une grande part en est revenue à la postérité italienne sous la forme de biens culturels durables.


Les œuvres de Machiavel dénoncent les C. Elles datent du 16è or à cette époque il était un peu anachronique de parler de condotierre car les conditions et les conduites de ce statut ont énormément évolué. En effet les grands capitaines servaient encore sous contrat mais leur genre de vie était différent.
Il était normal que dans une contexte qui avait changé, Machiavel préconise une armée nationale dans laquelle la masse des citoyens pouvait jouer un rôle.
Il a exagéré l'étendue de la séparation entre les soldats et la société, MAIS il a mit le doigt sur un problème important : l'unité et la cohérence de l'État.
La solution du temps fut celle d'une armée professionnelle contrôlée par l'État.
Quand Machiavel écrivait les condotierri étaient impliqué dans ce changement européen des conditions de la guerre moderne.


Le Cardinal


En 1510 : Cortesi dans les 3 livres de son œuvre , dresse le portrait du prince idéal de l' Église. Ils présentaient le rythme de la vie du cardinal partagée entre le sérieux religieux, la rigueur morale et l'engagement politique, entre le public et le privé, dans la conscience sévère d'une éminente dignité et des devoirs nombreux et ardus que comportait une telle vie.
L' Église de Rome se trouvait au cœur de la vie politique et culturelle italienne.
Elle était sous la conduite de pontifes capables d'utiliser sans hésitation, aussi bien les fantassins et les cavaliers que les interdits et les excommunications.
L' Église était capable d'attirer des énergies, d'offrir des possibilités d'action et de carrières, de fournir des filières de promotion sociale au talent et à l'ambition.
Dans son œuvre Cortesi évoque les comportements, les graves responsabilités en cas de vacance du siège pontifical, ainsi que les tâches du gvt de l' E universelle à côté du pape et il soulignait le prestige des cardinaux au sommet de la société à l'égal des princes de sang.


A cette époque prédominance des cardinaux italiens mais il y avait également des français et des espagnols.
Au sein de l' E, sombre climat de violence, de dissolution des mœurs, d'avidité et de corruption généralisée dans la logique de partage du gâteau qui semblait investir toutes les hautes sphères de l' E.
Cela ne semblait pas donner lieu à un scandale particulier, du moment que la conscience commune restait alors fondamentalement étrangère à cela.
Les cardinaux pouvaient participer à des banquets et des jeux, des bals masqués, et avaient des habitudes sexuelles légères. En effet il n'était pas rare de voire un cardinale vivant entourés d'une pro géniture + ou – nombreuse mais presque tjr dûment légitimée et mm doté de bonnes rentes ecclésiastiques.
Entre le 15è et le 16è pour monter au sommet de l'Eglise il faut :
  • avoir une capacité et une expérience dans la conduite des affaire de la Curie
  • relations familiales ou personnelles avec le Pape
  • richesse

Une base essentielle du pouvoir des cardinaux de la R reposait sur la possibilité d'accumuler des grandes richesses grâce à la faveur des souverains et des papes.
Fin 15è :
Pour un artisan le revenu annuel = quelques dizaines de ducat
Pour un ambassadeur vénitien = 2000
Pour un cardinal, le revenu minimum = 4000
Mais grande disparité entre les revenus des cardinaux : certain avait un revenu annuel supérieur au patrimoine total d'autres.


Chaque palais de cardinal constituait une sorte de petite cour princière qui avait un rôle politique à jouer sur la scène romaine et international ainsi se pressaient : cuisinier, peintres, soldats, musiciens.
En moyenne une cour de cardinal se compose de 150 individus.


L'homme de cour


Grâce à Castiglione l'homme de cour = type social très connu
La cour est diverse et changeante et donc très difficile à définir.
Le + apparent est son lieu : généralement un château.
C'est aussi un genre particulier d'institution.


La Cour par définition était là où le prince se trouvait être.
Cepdt les princes du 15è et 16è étaient continuellement sur les routes.
=> par ses déplacements le monarque pouvait se montrer à ses sujets et accroitre sa connaissance de son royaume.
Structure de la Cour
La Cour = groupe de personne ( = « maison » du prince ou du perso important)
Elle comptait plusieurs centaines de personnes, éventuellement des milliers.
Comme n'importe quelle maison noble, une Cour avait besoin de cuisiniers, serveurs, jardiniers … + des gentilshommes et de nobles dames qui ajoutaient à la magnificence de la Cour.
«  une réunion d'hommes de qualité au service d'une personne remarquable »
MAIS ce groupe n'était pas uniforme, il était lui mm subdivisé ==> typologie ou hiérarchie
Au sommet : Les titulaires d'un certain nombre de charges officielles de rang élevé : chambellan( responsable de la chambre du prince), le maître d'hôtel, le maréchal ( chevaux)
Le souverain aime être entouré de ses grands nobles soit pour demander conseil, soit pour les garder sous contrôle.
Quant à la noblesse, ses raisons de venir à la Cour : « avoir l'oreille du souverain, bénéficier de ses faveurs ou bien voire le personnage charismatique « surhumain » du Prince.
La splendeur du cadre était aussi un atout. Ronsard compare la Cour « à l'Olympe, domaine des dieux »
Etre exilé de la Cour = châtiment
Des hommes de moindre rang venaient se hausser socialement à la Cour.
Entre la haute aristo et les humbles serviteurs, bcp de collectivités intermédiaires :
En premier lieu il y avait «  l'appareil bureaucratique de gouvernement » = homme dans l'administration, la justice, la politique devinrent de professionnels. ( formation à l'Université).
En second lieu, rôle important des « favoris » = jeunes nobles pour la plupart compagnon du prince pour ses loisirs. Leur place était dans la chambre = appartement privé du prince. Ce statu ressemblait à celui des maitresses royales car il dépendait de l'affection du prince.
Au total la Cour = institution aux multiples fonctions.
C'était aussi un outil de gvt.
Si la Cour était un centre culturel => dû aux besoins du prince de se délasser le soir grâce à la poésie et à la musique et aux jeux.
Au milieu du 15è la Cour de Bourgogne = sommet de sa splendeur. De mm les petites Cours d'Italie comme Urbino ou Mantoue.
L'image si fréquente de l'écrivain agenouillé présentant son œuvre à un prince exprime une réalité historique ainsi les plus grandes œuvres telle que Le Prince de Machiavel pour Laurent le Magnifique.
La Cour était aussi un lieu de création de forme artistique => alliance musique, poésie, danse a donné ballet de cour.


Sur le long terme la structure de la Cour = + de continuité que de chgmts.
Cependant quelques chgmts :
Accroissement en taille et en importance d'un petit nombre de Cours au dépend d'autres


L'homme de cour comme artiste


Le « courtisan » est devenu une figure essentielle de nos rpz sur la R.
= un homme « universel » aussi doué pour les armes que pour les lettres, capable de chanter, danser, de peindre d'écrire des poèmes et de flirter avec les dames.
Cette figure idéal semble incarner tout l'esprit de la R.
Courtisant = « artiste se créant lui mm » selon Burckhardt.
CEPENDANT pratique continue avec le Moyen-Age.
La Cour = croissant contrôle de soi = exemplarité dans le code de bonne conduite.
=> diffusion de la fourchette via les Cours + nouveauté comme le savon, le dentifrice.
L'homme de la Cour était reconnaissable à sa tenue, à son expression corporelle(équitation, démarche, geste et la danse).
Cette domestication/civilisation du chevalier devenu homme de cour = rôle essentiel de la femme.
La Cour était une institution d'éducation apprenant à chacun la manière de parler, rire, se taire, marcher.
Les jeunes garçons y étaient envoyés comme pages et y ressortaient comme écuyer ou chevalier cepdt on ignore si cette éducation était formelle ou non = de quelle façon acquérait-on ces connaissances ?


L'artiste comme homme de cour
Certain homme de cour devinrent des artistes mais inversement des artistes devinrent homme de cour
C'est à dire qu'ils furent appelé à la Cour pour leur talent.
Le mécénat des Cours fut favorable à de grandes carrières.
La musique y occupait une place très importante.
Mais d'autres artistes furent aussi appelés pour leur tâche de décoration dans les appartements, de peinture de potrait, de création de costumes et décors pour les fêtes.
Jean van Eyck était « valet de chambre » en mm temps que peintre pour Philippe le Bon, duc de Bourgogne.
De mm Rafaël était l'ami de Castiglione.
Le statut le + stable était celui des écrivains et des intellectuels ( litterati ).
Une autre charge de Cour était celle de médecin du roi.
Au cour des 15è et 16è siècle les charges occupées par les intellectuels se multiplièrent. A la suite de l'invention de l'imprimerie, les bibli devinrent importantes et exigèrent la compétence de bibliothécaires savants.
Il devint de + en + habituel que les princes emploient des écrivains comme secrétaires ou historiographes.
Ces charges d'historiographes officiels étaient souvent attribuées à des humanistes. On attendait d'eux qu'ils présentent les actions du prince ou de ses ancêtres sous l'aspect le plus favorable mais on leurs donnait aussi accès aux archives.


La critique de la Cour
Il ne faut pas croire que la Cour fut tjrs un milieu favorable aux artistes, écrivains et savants.
Certains échouèrent dans leur tentative d'accéder aux honneurs de la Cour et d'autres une fois parvenus le regrettèrent.
Bien des écrivains quittèrent la Cour pour se retirer à la campagne comme Ronsard.
Dans les critiques de la Cour : elle est le lieu des flatteries, de l'orgueil, de la duperie et de la calomnie.
Ces critiques nous donne une idée dont les courtisan étaient perçus.
On la considérait comme frivoles, ignorants, fainéants, prétentieux, obsédés de leur propres apparence.
Cependant attention avec les critiques : elles sont subjectives.
Un thème fréquent de cette littérature « anti-Cour » relève de l'italophobie.
Réaction contre la culture de la R en raison de son origines étrangère. L' italianisation était un peu comme notre actuelle américanisation.


L'artiste
Le mot artista n'existe pas à la R.
Ce qu'il y a de nouveaux durant les deux siècles de domination italienne dans les arts, c'est l'intéret porté aux personnalités et à la technique.
Tout en exaltant les ressources du métier on en approfondissait le caractère « opératoire ».
La Quattrocento est un des grands siècles de la technique. Et par technique, il faut entendre jeu précis des instruments, et leur exploitation complète.
Pour la R l'artifex est celui qui participe avec ses moyens propres à une entreprise tendant vers le beau et l'utile.
Une place dans la société
Les botteghe occupaient une place considérable dans la cité, c'est là que l'on se fournissait en objet utiles : meubles costumes armes...
Nous devons toujours penser à ces images concrètes des métiers avant de définir la situation morale des « créateurs ».
Ce sont des producteurs d'objet utile. Ils sont liés à leur guilde. L'artiste isolé n'existe pas. Il faut passer par un studio organisé pour faire l'apprenti et gagner peu à peu ses galons.
On apprend par les maîtres.
La chaine artisanale est continue et sans elle on ne comprendrait la solidité du métier ni les mouvements d'émancipation.
Dans toutes les carrières remarquables on observe le même phénomène d'ambition croissante. Il s'agit non pas d'accéder nécessairement à un statut social sup mais à un haut degré de responsabilités et de rayonnement dans sa catégories.
Il y a une dynamique des métiers à partir des chefs-d'œuvre.


Contrats
Les formes juridiques comptaient bcp.
L'analyse des doc révèle des précisions matérielles et financières, des mises en gardes en cas de retard...
L'activité du peintre ou du sculpteur est un simple cas particulier de l'artisanat.
Il n'y a rien de bien nouveaux : on peint à partir de modèles et l'on se réserve le droit de refuser l'œuvre.


Les contrats prévoient souvent des honoraires payés en nature : sacs de grain, vins. S'il s'agit d'espèce on verse à l'artifex de la monnaie d'argent ou de la monnaie d'or.
L'ouvrage n'est jamais fait par le maitre seul. Il s'agit toujours d'un travail d'équipe dirigé par le maitre.
Dans un nombre de cas : l'artiste c'est la firme.
Il ne faut pas oublier que l'artiste travaille toujours pour un commanditaires mais à l'intérieur du contrat il entend se mouvoir à sa guise et sans consignes.


Artifex polytechnes
En s'imposant dans un domaine, il est rare qu'on ne réussisse pas dans un autre. Un des traits les plus fréquents et les plus intéressant de l'époque est cette invitation au talent à s'exercer dans plsr et même tous les domaines.
( ex : il n'y a rien d'étonnant à voir confier à Michel-Ange les fortifications de Florence)
Leonard de Vinci est le symbole hyperbolique de cette polyvalence.
L'artifex polytechnes symbolise l'unité de l'activité artistique.
On peut parler de directeurs des arts car l'activité artistique s'étend dans la société.
Petite sociologie du milieu
Les milieux artistiques n'avaient pas très bonne presse.
Les discussions d'argent, les rivalités poussées jusqu'à la diffamation, jusqu'au crime, le vin, les scandales, le libertinage forment une riche matière de racontars.
Les artistes formaient une petite société dans la société avec des moeurs et des fantaisies bien particuliers.
Le cadre institutionnel des professions de changea qu'avec l'apparition tardive des « académies ».
On voit qu'en 1 siècle et demi, l'artiste est devenu un perso « culturel ».


Une place dans la culture
Avec Nicholas V et Pie II s'amorça pour l'Eglise une évolution décisive : l'art moderne est devenu l'art de l'Eglise. Mais Adrien VI avait par la suite voulut mettre un terme à cela.
Les Médicis se sont fait un gloire de protéger les arts. Mais le bref épisode de Savonarole signifiait bien quelque chose.
==> la production et mm la surproduction en art n'allait pas sans résistance.
Il y eut tout au long de la R une sorte de combat entre ceux qui pour des raisons religieuses, morale ou intellectuelles, considéraient avec suspicion l'émancipation des artistes et des faveurs dont ils jouissaient, et ceux qui tendaient à privilégier les manifestations de l'art.
L'argument mis en avant est toujours celui de la dimension spirituelle, scientifique ou poètique de l'art.


L'architecte
L'architecture est l'art majeure.
Dans toutes les cités, le pouvoir définissait son image publique par des entreprises d'architecture. L'autorité de la commune s'exprime par le palais de la Seigneuries.
Influence importante de la poésie et de la musique sur l'architecture.


Voyageurs et indigènes
On ne peut s'empêcher d'avoir l'impression d'assister à la fin du 15è et au début du 16è à une extraordinaire précipitation de l'histoire européenne, voire mondiale.
Un Européen en 1490 à une bonne idée de l'Europe et des pays qui entourent la Méditerranée. Il a aussi quelques vagues notions du reste de l'Afrique et de l'Asie mais elle ne peuvent se combiner en un tout cohérent. Il se dit aussi que la Terre est sans doute ronde mais ne connait précisément ses mesures.
Puis, dans les 30 années qui suivent tout change.
En 1492, Colomb traverse l' Atlantique et « découvre » les Antilles; dans les années suivantes, il atteint le continent américain lui-même.
En 1498, Vasco de Gama réussit à contourner le cap de Bonne-Esperance et inaugure la route maritimes des Indes.
En 1500, Cabral atterrit sur la côte brésilienne.
En 1519, Cortés débarque au Mexique et commence la conquête organisée du continent.
En 1522, Magellan boucle le premier tour du monde après un voyage de 3 ans.
==> Jamais 30 ans n'auront autant changé les face du monde.


Le changement est à double sens.
D'un part le monde s'agrandit dans des proportions difficiles à imaginer.
Le processus avait déjà commencer dans les années précédentes avec la redécouverte du passé greco-romain : la mémoire nouvellement acquise = agrandissement de la durée de l'Histoire.
A l'expansion dans le temps s'ajoute celle dans l'espace.
A la Méditerranée s'ajoute les océans Pacifique, Atlantique, Indien et l'Europe se trouve confronté à l'Amérique, l'Afrique et l'Asie.
Cependant le monde prend conscience de sa finitude et fait le premier pas vers son unification.
Les découvertes continueront jusqu'au 19è.


Les lettrés européens apprennent les nouvelles via les récits des voyageurs ou les chroniqueurs qui on recueilli les récits oraux des voyageurs.
Les récits précédent les voyages car bien que cela puisse être étonnants, depuis le Haut Moyen-Age des récits + ou – fantaisistes .
Au début du 14è : Marco Polo écrit le Livre des Merveilles. Un peu plus tard Mandeville écrit Voyage d'outre-mer ( mélange de faits réels et d'inventions fabuleuses).
Les lecteurs et les auditeurs ne sont donc pas ébranlés lorsque leurs parviennent les premiers récits des nouvelles découvertes.
Il y a a cela une autre raison : Méditerranée = contact entre diff culture ( musulman, chrétiens, africains animistes).
Cette hétérogénéité culturelle => prise de conscience d'une hétérogénéité historique.
( ex : Au cours de la conquête espagnole de l'Amérique : ils donnent le nom de mosquée à tous lieux de cultes païens rencontrés ).
Les voyageurs sont nombreux au cours du 16è = plusieurs centaines dans chacun des principaux pays de l'Europe. Diversité des pays découverts
3 grands pôles se dégagent :
  1. L'Amérique : la plus étrangère, la plus sauvage.
  2. La Chine qu'on a du mal à pénétrer mais dont les habitants ne sont certainement pas sauvages.
  3. La Turquie : incarnation du monde musulman, proche et pourtant énigmatique, haïe et redoutée.

C'est du reste la Turquie qui sucite le plus d'intérêt contrairement à ce que l'on pourrait imaginer aujourd'hui.
Diversité dans la nature du voyage : conquérant, commerçant, simple curieux, missionaire...


Christophe Colomb


Le plus célèbre n'est pas une incarnation parfaite du nouvel esprit en train de naître.
C'est lui qui provoque le changement, plutôt qu'il ne l'illustre.
Pluralité des motifs qui l'on poussé à partir : le principal est le motif religieux. Ce motif est dissimulé par le retour obsédant du thème de l'or, symbole des richesses.
Colomb parle de l'or et promet d'en trouver car c'est ce que lui demandent ses interlocuteurs : Rois d'Espagne, armateurs et marins de son navire. ( la preuve de l'intérêt pour l'or de ses interlocuteurs est que lorsqu'il s'avère que les terres découvertes ne recèlent pas beaucoup d'or il tombe en disgrâce).
Mais son intérêt est tout autre : il veut répandre la religion chrétienne partout dans le monde. Il sait que le grand Khan ( l'empereur de la Chine) désire se convertir au christianisme) et c'est lui qu'il est parti chercher par la voie occidentale. Au delà de ce projet Colomb désire reconquérir Jérusalem et espère grâce a son voyage trouver les fonds nécessaire pour financer une nouvelle croisade. ( il en fait par dans ses journaux intimes).
A coté de cette motivation religieuse : amour pour la nature et plaisir de découvrir de nouvelles terres, mers, îles … «  ce que je veux c'est voir et découvrir le plus que je pourrai » écrit-il dans son Journal.
La soumissions aux préjugés et aux autorités traditionnelles entre constamment avec les résultats de l'expérience et la plupart du temps c'est la première qui l'emporte sur la seconde. Ainsi il n'avouera jamais avoir découvert un nouveau continent mais est sur d'être en Asie.
Ainsi la découverte de l'Amérique tient à toutes les facettes de sa personnalité. S'il n'était pas bon observateur et bon marin, son projet n'aurait jamais abouti. Mais il fallait une foi aveugle le monde semi-fabuleux des récits anciens et dans les prophéties pour entreprendre ce voyage que bon nombre de marin considéraient trop long.
Comment Colomb a-t-il décrit les indigènes découverts ?
Le trait qui frappe : leur nudité.
Ils ne connaissent pas la honte : seraient-ils proche d'Adam et Eve ? => Est-ce le paradis terrestre ?
De + Colomb est content de cette nudité car elle symbolise à ses yeux le manque de culture et donc la facilité pour imposer le christianisme.
Sa vision évolue : au départ gentils, doux et pacifiques.
Mais quand commence la colonisation : ils deviennent des ennemis pleins de cruauté.
Les bénéfices tardent à se réaliser : l'or est rare les riches marchands inexistants. Il décide alors de prendre ce qu'il trouve sous la main : les Indiens pour les vendre comme esclaves.
Ainsi Colomb a 2 visions des indiens : à la fois « bons sauvages » et esclaves en puissance.
Ces deux images reposent sur une base commune faite d'ignorance et de refus de les reconnaître comme pleinement humains. Colomb a découvert l'Amérique et non les Américains.
Amerigo Vespucci
Mais pourquoi l' Amérique et non la Colombie.
La réponse n'est pas évidente. Les voyaged de Vespucci sont incertains, et ses mérites de navigateurs contestables.
Il est la seule source d'info sur ses exploits et l'on peut mettre en doute leurs véracité.
De plus il n'est pas le premier à traverser l'Atlantique et à toucher le continent.
Alors pourquoi ?
Car il a produit les meilleurs récits de voyage qui ont frappés l'esprit des contemporains en part les scientifiques qui accorde le nom d'Amérique au continent.
Il est récompensé pour sa qualité d'écrivains + que pour ses qualités de navigateurs.
Amerigo = voyageur intellectuel et artiste.
Hernan Cortés
Cortés = le conquistador du Mexique.
1er conquérant.
Il est le premier à se rendre compte de son rôle politique et historique.
Il avait trouvé une interprète indienne douée pour les langues : Malinche.
Étant ainsi assurer de comprendre la langue : il amasse le + d'info possible et remportent ainsi de nombreux succès militaires.
Il joua sur les rivalités locales et s'assure ainsi de la collaboration active des indigènes.
Il fait également grandement attention à son image et sa réputation auprès des indigènes.
Il a le goût des actions spectaculaire pour être craint et respecté des indigènes.
Ce comportement fait irrésistiblement pensé à l'enseignement quasi-contemporain de Machiavel. Plutôt que d'une influence directe, il s'agit de l'esprit de l'époque.
Cortés a une bonne connaissance des indigènes et il a un réel intérêt pour leur culture, de plus dans ses jugements il est souvent admiratif.
Pour lui les indiens ne sont pas des êtres humains à mettre sur le mm plan que lui.
A propos de l'esclavage des indiens il n'envisage le problème que sous l'angle de la rentabilité de l'entreprise.
Bartolomé de Las Cartas.
Las Cartas est le premier à défendre les indigènes contre les exactions des conquérants.
Son surnom : «  le défenseur des Indiens »
il était prêtre et colon, il militait pour la colonisation pacifique.
Il milite en faveur de leurs droits.
Il dénonce les cruauté des conquistadors et propose des mesures concrètes pour améliorer la situation dans les colonies américaines puis il réfléchit sur les fondements philosophiques et moraux de ses actions et il en trouve la justification de l'unité du genre humain et de l'égale dignité de ses membres.
Mais il reste un partisan de la conversion des chrétiens.


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MessagePosté le: Sam 14 Jan - 21:50 (2012)    Sujet du message: Publicité

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