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La Grèce au siècle de Périclès

 
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Camille BLEUNVEN


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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 23:40 (2011)    Sujet du message: La Grèce au siècle de Périclès Répondre en citant

La Grèce au siècle de Périclès
- Robert Flacelière-


Avant-Propos
Tous les Grecs se reconnaissaient comme frères de race avec la langue commune, la religion et les mœurs face aux barbares. Cependant l’Hellade (la Grèce) n’a jamais formé un pays unifié, Sparte, Athènes, et Thèbes ont beaucoup joué dans la destinée du pays mais celui reste avant tout plein de cités indépendantes avec leurs propres institutions politiques, judicaires, religieuse et même sa monnaie, son système de poids et de mesure. Que raconter ? Nous disposons de beaucoup plus de sources pour Athènes, qui sera le point principal de l’ouvrage. Nous nous concentrerons sur le siècle de Périclès au sens large : 45o (après les crises des guerres médiques)-35o(avant la bataille de Chéronnée).


Chapitre 1 : Le cadre : la ville et la campagne
Les deux points essentiels sont les montagnes et des côtes extrêmement découpées. Les montagnes ne sont pas haute (3ooo m pour l’Olympe) mais les chemins de terre rendent la route par la terre dangereuse. Aucun point de la Grèce n’est situé à plus de 9okm de la mer. La mer Egée et le véritable centre de l’Hellade. Tremblements de terre fréquents : c’est l’œuvre de Posidon qui « ébranle la terre » selon Homère. En 464 en Laconie le Hilotes en profitèrent pour se révolter.
Terre grecque peu fertile : luminosité mais sécheresse. Cours d’eau souvent asséchés( l’Illisos) ou transformés en dangereux torrents avec la pluie-> Chaque source est considéré comme une divinité, une nymphe. Forêt importante dans les montagnes, fauves hantant les forêts aux temps héroïques sont en voie de disparition. Elevage du bétail surtout dans les pâturages hauts sur les monts. Région la mieux cultivée et la plus fertile « la Mésogée » : vignes de Dionysos et oliviers d’Athéna. Huile et vin exportés dans récipients en terre cuite -> importance de la céramique.

Regroupement de plusieurs petits villages donne un ville. Selon la légende c’est Thésée qui réunit tous les bourg de l’Attique qui devinrent alors les Athéniens. D’où le nom pluriel « Les Athènes » à l’origine. Pourrait aussi être appelée ville des sept collines. Autour du berceau de la ville qu’est l’Acropole la ville se développe surtout vers le quartier ouvrier du céramique (dès la fin du 7è Siècle).
Première enceinte d’Athènes avec Pisistrate au VI S. Agrandie et fortifiée par Thémistocle pendant les guerres médiques. Circulaire, 6km de long et 15oo de diamètre se raccorde aux Longs Murs( longueur de 6km). En temps de paix la route principale est à l’extérieur des Murs mais en temps de guerre, ils permettent à Athènes de se ravitailler normalement par la mer avec sa puissance maritime. Le Pirée organisé d’abord par Thémistocle. Organisation particulière de l’architecte Hippodamos de Milet.

Athènes grandit sans plan, centre religion est l’Acropole où Périclès devait faire rebâtir temples détruits par Xerxès-> Splendidement ordonné. Sanctuaire d’Apollon Patrôos, le Metrôon, ou sanctuaire de la Mère de dieux (Cybèle)-> gardait les archives publiques. Bouleutérion -> se réunissait le conseil des 500. La Tholos -> monument rond où s’assemblaient les 5o prytanes. De l’autre côté l’autel de douze dieux de l’Olympe considéré comme centre de la ville. Seuls corps des héros pouvaient reposer à l’intérieur de la ville, les cimetières se trouvant extra muros.
Organisation de l’Agora : Platanes plantés par Cimon, les boutiques(constructions légères) remplissent chaque espace libre, c’est là que se font les meilleures affaires. Malgré désordre semblable aux souks des villes d’Orient, semblant d’organisation par vente (libraires..) Citadins mais aussi campagnard s’y rendaient. Et à l’époque des grandes Dionysies, beaucoup d’étrangers.

Les monument de l’Acropoles, voir de l’Agora et les parcs suburbains des gymnases impressionnaient les visiteurs. Mais la plupart des rues d’Athènes sont étroites sinueuses, bordées de maisons d’apparence médiocre. Différence dans les quartiers : Scambonidaï le quartier des plus riches et le Céramique populaire et populeux. Quartiers divisés par métier. Dans l’ensemble Athènes peut paraitre décevante. Sans doute amélioration du V au III. S.
Deux raisons : Chaleur faisait que les hommes vivaient essentiellement dehors et l’état d’esprit religieux occupaient plus les hommes à construire de belles demeures pour leurs dieux plutôt que pour eux. Application du concept delphique « rien de trop ». Luxe et ostentation des richesses mal vu à Athènes.
Quand attributions de conseil démocratiques réduites par Périclès et Ephialte, le conseil des 5oo hérite des fonctions. Création de collèges de fonctionnaires spécialisés : les 1o astynomes (entretien et police de la ville) : police des mœurs, de rues, des constructions, des fêtes etc. Les 1o agoranomes (surveillance des marchés) : réglementation des prix, approvisionnement des marchés, assistés pour le contrôle du poids et des mesures par les métronomes.
Athènes ville sèche : problème de l’eau. VI S. : fontaine de l’Énneacrounos. IV-> 333 élection de Pythéas pour le service des eaux : préposé aux fontaines. Riche pour s’occuper de ce service. Fait construire entre autres fontaine du sanctuaire d’Amphiaraos. Récompensé pour ses services à Athènes et en Attique.
Eaux usagées et eaux de pluie non récupérées évacuées dans la rue, même si système d’égouts et canaux souterrains, chemins non dallés -> vite cloaques par mauvais temps-> on comprend propagation rapide de maladies avec populations campagnarde anormalement entassée. Pas d’éclairage de nuit.

Retour sur pauvreté des maisons quartiers populaires : en brique, en bois ou en pierres agglutinées par mortier de terre délayée -> facilité pour les voleurs de percer le mur. S’appelaient les toïchorychoï, « perce-murailles ».
Quand étage dans ces maisons : souvent loué aux étrangers. Maisons exigües, toits terrasses, fenêtres de la taille d’une lucarnes car ils n’avaient pas l’usage de la vitre transparente. Si un locataire ne paye pas son loyer le loueur peut enlever une porte, le toit, fermer l’accès au puits -> locataire va rejoindre la foule des sans logis. Parmi cela il y avait les gens déclassés et les « volontaires » : les philosophes méprisant les richesses et les commodités ordinaires de la vie. Theles : « Le philosophe cynique[…] ne manque de rien puisqu’il se contente de ce qu’il a ». Se réfugient dans les bains par mauvais temps.
Pas de cuisine fixe à l’intérieur des maisons, cuisson des éléments à l’extérieur où feu ramener à l’intérieur seulement une fois allumé pour des problèmes de fumée.
Au IV S. au moins existent des maisons collectives, analogue à nos immeubles de rapport. Mais on a pas retrouvé en Attique de grandes et riches maisons privées. Pour en voir il faut aller voir à Olynthe (Grèce du Nord), ou sur l’île de Délos. A Olynthe : plan d’ensemble carré, pièces s’ouvrent sur portique intérieur(pastas) faisant suite à une cour, précédée d’un vestibule. Orientées plein Sud. Salles décorées de mosaïques pour banquets, living-room. Premier étage surtout chambres : thalamos(chambre conjugale) et gynécée. Cuisine et salle de bain collées pour une question de chaleur. Dans un texte d’Aristophane, les Guêpes, on observe une similitude entre ces maisons et celles d’Athènes-> maisons de ce type devaient exister à Athènes au IV S.
Etat considérait balcons et portes s’ouvrant sur l’extérieur, tout ce qui dépassait comme un empiètement sur le territoire public. Hippias mis en vente tout ce qui empiétait sur la voie publique. Au IV S. Iphicrate propose aux Athéniens de frapper d’un impôt toute construction en saillie pour améliorer l’état des finances publiques. Décoration des maisons d’abord simple couche de chaux puis, comme à Olynthe, mosaïques, plaques de bronze, tapisseries et broderies. Mais peu de maisons de la sorte. Luxe de la maison d’Alcibiade très vanté mais finalement relatif. Beaucoup de maisons trop exigües pour installations sanitaires. Utilisation de l’amis, pot de chambre, même chez les soldats. Hygiène très variée selon classes sociales, maladies se répandent vite avec les animaux (cf. chap IV).

Si on sort d’Athènes par la porte du Dipylon, on arrive dans le cimetière principal de la ville, datant du VIII S., futur tombeau collectif des soldats mort en campagne. Talus bordés de terrasses divisées en concessions des familles athéniennes. Famille et esclaves en même temps. Souvent plaque de marbre mais aussi véritables édicules à frontons, vases.
Si on continue de s’éloigner on arrive dans le dème de Colone. On arrive à l’Académie, cad au parc d’Académos. Vaste bois sacré entouré par des murs construits pas Hipparque, fils de Pisistrate. Dédié à Athéna. 12 oliviers fournissaient l’huile pour les vainqueurs des Panathénées. Cimon fit construire un gymnase. A donné son nom à toutes les académies d’aujourd’hui. Surtout grâce à Platon qui en 387 inaugure un enseignement particulier. Les gymnases devinrent des lieux de réunions de cercles intellectuels que nous appelons « écoles ». « culture du corps et de l’esprit ».

Voies en dehors de la Voie sacrée d’Eleusis, et des deux routes civiles et militaires menant au Pirée sont nulles et on circule surtout à pieds où à dos d’âne. Dangereux la nuit. Auberges sur bord de la route mais propreté laisse à désirer : Aristophane , les Grenouilles.
Il y a quand même eu longtemps en Attique de grands domaines ruraux, propriété des Eutrapides. Au V S. encore Cimon selon Platon dans Protagoras : « faisait de sa maison un prytanée commun pour les citoyens. »
Le développement de la démocratie athénienne exigeant de lourd sacrifices des plus riches (avec la liturgie) et la division du domaine entre les enfants, les grosses propriété sont de moins en moins nombreuses au V s. Attique surtout cultivée par des petits propriétaires dur à la peine, qui firent la force d’Athènes pendant les guerres médiques, la bataille de Marathon. Vie en montagne dure.
Mais la terre assure le bonheur des paysans au temps de la paix : Strepsiade regrette sa vie en campagne après son mariage, De même Dicéopolis des les Acharniens : « je regarde au loin du côté de mon champ, amoureux que je suis de la paix ; j’ai la ville en horreur et pleure mon village […] qui ignorait le mot « achète » ». Tableau sans doute embelli par Aristophane qui veut faire haïr la guerre mais quand même.


Chapitre 2 : La population : Citoyens, métèques, esclaves
Ce qui constitue la polis (cité) ce n’est pas tant le territoire dont les limites sont d’ordre naturel et floues que les hommes. Dans la langue officielle on en dit pas « Athènes » mais « Les Athéniens ». La polis est indépendante. Peur d’être dominée mais volonté de dominer. Alliance, mais précaires et de courtes durée. « souveraineté par les citoyens qui la composent »-> ne laisse à aucun de ses membres et accapare l’activité de tous. Evident à Sparte et vrai aussi à Athènes : pas de liberté d’expression (Socrate, les procès d’impiété). « cimenté par les cultes »-> pas de différence entre pouvoir spirituel et temporel, lien qui unit citoyen politique et social mais aussi sacral. « régie par les lois » -> Vie conditionnée par ces nomoï.

Athènes est une démocratie directe comme la plupart des cités. Assemblée était le source de tous les pouvoirs. Il faut être né de père, puis des parents (loi de Périclès) Athéniens et avoir 18ans. (2o avec le service militaire). On pouvait concéder droit de cité à un étranger et le retirer à un citoyen : atimie.
En principe, tous les citoyens doivent s’occuper des affaires d’Etat mais évident que les campagnards ne peuvent pas tout laisser en plan pour aller à l’Ecclésia. 4o ooo citoyens et une place de 6ooo votants. Cependant convocations et programme prévenus 4 jours à l’avance pour laisser le temps de s’organiser.
Jugement sévère pour celui qui paraît se désintéresser des affaires publiques. Seulement avec école philosophique d’Epicure qu’on parle de bonheur personnel. Pour les « marathonomaques » celui-ci indissociable de la cité. Misthos ecclesiasticos est une indemnité pécuniaire pour permettre aux citoyens d’assister aux séances fréquentes (au moins quatre fois par mois). Citoyen pouvait aussi être nommé magistrat ou membre du conseil des 5oo.
En plus, administration des phratries , des dèmes et des tribus pour les administrations locales. En 5o8 Clisthène créé 10 tribus (phylaï), portant chacune nom d’un héros : Erechthéis, Egéis, Pandionis … Chaque citoyen Athénien désigné par trois noms : le sien, celui de son père, et le nom de son dème : Périclès, fils de Xanthippe, dème de Colarges. Chef du dème à peu près même fonctions que maire aujourd’hui. Phratrie est une subdivision du dème.



Première scène des AchaRniens d’Aristophane présente Dicéopolis à l’Assemblée du peuple, seul sur la Pnyx (qui pourtant veut dire « l’endroit où les gens sont serrés, nombreux ») qui peut accueillir 2o ooo personnes.
Exagération dans la pièce d’Aristophane, Dicépolis se lamente de ne voir personne à midi dans la place. Même les prytanes sont en retard et se bousculent pour avoir les rangs de devant. La police est obligée de fermer l’Agora et de mettre des cordes (peintes de vermillon) pour amener les gens sur la place. Ceux qui portent la trace rouge sont punis, n’ont plus de misthos par exemple.
Le héraut presse les gens sur la place et prend place à « l’intérieur de catharma. » cad l’enceinte sacrée. Avant tous les débuts de séance les prêtes immolaient des porcs sur l’autel et traçaient un cercle sacré rouge autour des citoyens et faisaient prières au dieux et imprécations contre quiconque tromperait le peuple. (attention nous sommes toujours dans la pièce d’Aristote et la réalité est simplifiée).


CHAPITRE 3 : Les femmes, le mariage et la famille.
Les femmes n'ont aucun droit politique à Athènes, elle ont perdu le rôle qu'elles jouaient dans la société minoenne. Elles sont confinées dans leurs maisons et n'en sortent casiment jamais. Avant le mariage les jeunes filles sont même mises à l'écart des hommes de la famille. Cependant après le mariage ce sont elles qui gèrent entièrement toute la maison.
A Sparte, les femmes sont plus libres et se promènent dans les rues les « jambes nues », ce qui scandalise Euripide. A Athènes les seules sorties des femmes certaines fêtes religieuses, les Panathénées. Elles sont élvées selon la doctrine : « doivent savoir le moins de choses possible, entendre le moins posibles, poser le moins de questions possibles. » (Xénophon)
Leur mari est choisit par le père de famille. Contrairement à Sparte, Athènes ne punit pas les célibataires par la loi mais la pression sociale est sans doute très forte. Ménandre décrit le mariage comme un « mal nécessaire ».
L'insceste n'est pas interdit mais l'union ascendant/dscendant est considéré comme abominable et punie par les dieux. On peut en revanche se marier entre demi-frères et soeurs. L'endogamie est donc autorisée et même recommandée: c'est un moyen d'arranger les affaires dans un même groupe social.
Il n'y pas d'âge légal pour le mariage cependant les filles se marient à l'âge pubère, vers 14 ou 15 ans et parfois moins. Les hommes se marient après l'éphebie. L' « engyésis » se traduit par «la « remise en main d'un gage ». C'est la promesse de mariage, une convention orale en présence de témoins. l 'engyésis à une forte valeur qui montre l'importance des paroles solenneles puisque qu'il n'y avait aucune trace écrite. La sanction d'un non-respect du serment était puni par les dieux. On connait un seul mariage qui n'a pas eu lieu à la suite de l'engyésis: celui de la fille de Démosthène.
L' »ecdosis » est la « remise de la fiancée à l'époux ». l'idéal est qu'elle est lieu juste après l'engyésis mais la période de la pleine lune ou l'hiver était recommandé pour des raisons supersticieuses. Le mois de janvier, « gamélion » était le mois d'Héra, déesse du mariage.
La veille du jour où la fiancée change de maison on fait des sacrifices à Zeux, Héra, Apollon, Pathô et les jouets de la jeune fille lui sont retirés. La fiancée doit prendre un bain avec l'eau de la fontaine Callirhoé. Et le fiancé aussi.
Le jour des noces « gamos » à lieu un sacrifice et un banquet. La fiancée est accompagnée partout d'une « nympheutria » qui la guide, et le fiancé par un « parochos ».
A Sparte le mariage sous la forme d'un rapt où la mariée est enlevée (très répendue avant). A Athènes une voiture conduit les deux mariées dans leur maison et les amis suivent à pieds. La chambre nuptiale est gardée par des amis du mari et les autre chantent très fort des hymnes nuptiaux pour éloigner les mauvais esprits.
Le luxe varie d'une famille à l'autre et Athènes dû même mettre en place une loi pour la limitation du nombre de convives. Le lendemain le couple reçoit des cadeaux et c'est à ce moment que la dot est donnée. Puis le mari donne de nouveau un banquet (où la fiancée n'est pas présente).
Rien n'est fait pour l'intimmité du couple mais plutôt pour l' « oïkos », la cellule sociale et religieuse.
A Sparte, un vieux mari à le droit que donner à sa femme un jeune homme pour avoir des enfants plus vigoureux qui seront considérés comme légitimes.
L'homme à la droit de répudier sa femme, pour adultère où stérilité par exemple. En revanche la femme est tout le temps en « état d'incapacité » (sous la responsabilité du père, puis du mari) et doit aller voir l'archonte pour qu'il juge de la situation. Elle ne peut pas répudier son mari pour adultère mais peut-être par exemple, si elle se fait battre. Ces femmes sont cependant très mal vues dans la société.


La gycénée est fermée à clé pendant la nuit seulement mais la coutume seulement suffit à retenir les femmes de sortir. Ce sont les hommes et les esclaves qui vont faire les courses en ville. Il faut cependant nuancer le propos: dans les classes les plus pauvres, les femmes devaient aider aux traveaux pour faire vivre la famille et étaient souvent revendeuses sur le marché. De plus leurs maisons étaient exiguës, ce qui les obligaient à sortir.
Les plus riches disposent d'un jardin dans le quel elle peuvent prendre l'air. Quand les femmes sortent sortent elles sont obligatoirement accompagnées d'une suivante. Elles sortent aussi à l'occasion de fêtes, comme la fête ds femmes mariées, les « Thesmophories ». Elles pouvaient aussi se rendre visites entre elles. Par exemple, dans les Syracusaines de Théocrite avec Gorgô et Praxina. La scène se passe à Alexandrie mais aurait très bien pû avoir lieu à Athènes. Enfin elles sortent aussi pour les représentations théâtrales (fêtes en l'honneur de Dionysos) mais les femmes les plus riches ne se rendent pas aux comédies pour une question de morale.
Mari et femme ne parlent quasiment pas et ne mangent pas ensemble. Les femmes s'occupent d'absolument tout dans la maison et le symbole de leur autorité est les clefs (de la maison) qu'elles portent.


Il y a donc peu d'achanges entre femme et mari et le mariage semble avoir la même définition que celle que Montaigne donne plus tard: «  Un bon mariage, s'il en est, refuse la compagnie et les conditions de l'amour ». Les hommes se rattrapent donc avec les courtisanes et les garçons.
La famille, très soudée jusqu'à la peste de 430-429, se libère après. Les femmes ont plus de liberté et un magistrat, le « gyréconome » est créé pour les surveiller. Les hommes aussi sont plis libres: ils ont des courtisanes, des concubines, des épouses. Périclès vire sa femme Milésinne pour vivre avec Aspasie.
Des auteurs tardifs de la guerre du Péloponnèse écrivent que pour résister à la dépopulation les maris ont le droit à deux femmes pour avoir plus d'enfants légitimes.
Si l'homme donne des enfants à une courtisane ou concubine il verse une pension. Les esclaves enceintes reçoivent cependant une très modeste somme. Certaines courtisanes réussissent à se faire reine en épousant des princes: Par exemple Phrynée (carpaud). Les courtisanes sont-elles plus cultivées? Ca n'est pas sûre, cependant leur éducation est sans doute beaucoup plus libres que celles des bourgeoises.


Les mariages grecs sont pas très féconds, les hommes vont voir ailleurs. Hésiode « Puisses-tu n'avoir qu'une bouche unique, pour nourrir le patrimoine ». Ménande: « Il n'y a rien de plus malheureux qu'un père, sinon un père qui a plus d'enfant que lui ». L'avortement n'est pas interdit par la loi mais la religion est très présente, l'avortement doit donc donc se faire tôt et une fois né, on préfère laisser mourir de faim le bébé plutôt que de le tuer. Si on ne veut pas d'un bébé, on peut l'exposer.
A Sparte, les bébés jugés trop faibles par les Anciens sont jetés dans le précipice d'Apothètes.
Le 5ème et 7ème jour après la naissance on donne une fête de famille, « Amphidromies », et le bébé ne peut plus être rejeté. Le 10è jour il y a un sacrifice, un banquet et le nom du grand-père est donné au bébé.


CHAPITRE 4 : L'éducation.
Il n'y à pas vraiment de lois propre à l'éducation à Athènes. C'est davantage une obligation morale. La maitre accueille ses élèves chez lui, il n'y a pas d'établissement public. L'éducation est donc entièrement libre et laissée au soin des privés. Les riches étudient donc plus longtemps que les pauvres, jusqu'à l'éphebie. Certains apprennent à peine l'écriture: remember l'épisode de l'ostracisme d'Aristide. Cependant au V siècle l'instruction semblent être répendue.


CHAPITRE 6 : La toilette et le vêtement.
Les médecins grecs accordaient une grande importance à l'hygiène et au corps. A Sparte, les femmes comme les hommes s'entrainnent à la gymnastique. Les enfants nagent et prennent des bains tôt. Les femmes ne se baignent en plein air que pendant les fêtes.
Au VI Siècle, Pisistrate fait construire des fontaines où les femmes peuvent aller remplir leur cruches et même prendre une douche si elles sont assez grandes. On voit surtout des représentations sur les vases à figure noires et beaucoup moins sur les vases à figures rouges.
Au V siècle se développent d'autres usages: c'est l'apparition des gymnases et palestres avec des fontaines et des psicnes. Ces installations sont souvent près des sources d'eau pour pouvoir installer les stations balnéaires. A la fin du V siècle on voit des salles de bains, mais pas encore de bains chauds.
Les Grecs connaissent aussi l'usage de la baignoire individuelle mais il existe des bains publics dès le V siècle: ce sont des baignoires disposées en couronne autour d'une salle circulaire, certainement chauffée. Ces bains sont dirigés au nom du propriétaire par le « maitre de bain ». Celui a souvent une mauvaise réputation. Les Grecs y vont pour se laver, discuter, il y a beaucoup et surtout des petites gens.
Les femmes ont leur propre salle mais elle est plus réservée aux classes populaires et aux esclaves. Les bourgeoises se lavent chez elles.
Le bain se prend de coutume le soir avant le repas et, par exemple, avant de dîner chez des amis. (cf. Socrate qui se rend chez Agathon). Les Athéniens se rendent aussi chez le barbier pour papoter et se faire les ongles.
Avant les guerres médiques les femmes comme les hommes ont des coiffures raffinées, après se sont les enfants qui portent les cheveux longs. C'est les contraire à Sparte. Les esclaves sont tondus. La barbe au siècle de Périclès est soit en pointe soit ovale. Les femmes gardent leurs coiffures complexent et ne se détachent les cheveux que pour certaines fêtes commes les panathénées. Elles se teignent souvent en blonde, teinture très à la mode. Les Athéniennes ont également beaucoup d'objets de maquillage comme le céruse ou l'orcanète.
Les textiles disponibles ont surtout le lin, qui provient d'Asie Mineure, et les fourrures d'animaux.


CHAPITRE 10 : La guerre.
La démocratie d'Athènes est violente, impérialiste et bélliqueuse. Recherche de l'hégémonie.
Pour conserver sa domination dans les îles de la Mer Egée, le ravitaillement des céréales se fait par le pont Euxin et détroit, il faut un puissante marine. Thassocratie athénienne.
Athènes dispose aussi d'une armée de terre pour faire face à la Boétie et au Péloponèse mais elle est surtout sur la défensive face aux hoplites de Sparte et de Thèbes.


La vie d'un Spartiate est entièrement dédiée à la guerre et ses préparatifs. De 16 à 20 ans il y a l'inérat, équivalement de l'ephébie. De 20 à 30 ans il n'a toujours pas sa place dans la politique. C'est seulement à 60 qu'il est libéré militairement mais il doit s'occuper de de l'éducation militaire des jeunes. Du coup ils sont trop forts, sont les meilleurs.
Ils portent pour la bataille des jupes couleur pourpre et peignet leurs cheveux avant la bataille. Leur seul problème est l « 'oliganthropie », c'est à dire le manque d'homme. La caste des Egaux (la plus riche) ne fait pas beaucoup d'enfants et la population baisse. Ils sont sont 5 000 Spartiates à la bataille de Platée contre seulement 700 à Leuctres en 371. Les Boétiens restent les meilleurs cavaliers.


A Athènes, l'éducation est plus libre, mais les Athéniens s'entrainnent quand même dans les palestres sous la direction du pédotribe. Au V on continue la pratique de la gym pour conserver son corps après l'ephébie. AU IV siècle Xénophon dit « rares sont ceux qui pratiquent les exercices physiques ». Les soldats sont des soldats de métiers.
Nous ne savons pas si l'ephébie et obligatoire pour tout monde, par exemple si les thètes sont obligés d'y aller bien qu'ils soient futurs rameurs.
Au début de l'année Attique on inscrits ceux qui ont 18 ans au nombvre de démotes et on vérifie leur âge et la élgalié de leur naissance. Pour diriger les éphebes le peuple choisit un sophroniste (censeur) par tribu sur proposition d'une liste de trois noms choisis par les pères. Ils font visiter les sanctuaires Attiques, puis le Pirée. La première année consiste à l'apprentissage des techniques et la deuxième année les éphebes sont des soldats patrouilleurs, gardiens des sanctuaires.


La panoplie de l'hoplite: Casque Attique du V siècle, cuirasse de bronze (fausses tablettes de chocolat), jambarts de bronze ( moins au V siècle), bouclier rond de bronze ou disques en peau de boeuf avec des plaques de métal. Boucliers souvent avec représentations comme la tête de la Gorgone-> forte valeur religieuse. A l'époque classique, ils sont pieds nus. Armes offensives: Toujours les mêmes depuis Homère: lance et épée.
Ils sont sous le commandement suprême de l'archonte polémarque puis celui des stratèges. Les hoplites sont alors divisés en dix unités avec des fantassins des dix tribus qui sont commandés par les taxiarques.
Le stratège Iphicrate au IV siècle créer un corps de peltastes avec un équipement plus léger ( bouclier en osier, cuirasse remplacée par tunique), c'est un succès.
A Marathon il n'y a ni archers ni cavaliers. Les cavaliers arrivent après et sont des hommes des deux classes censitaires les plus fortunés. En effet ce n'est pas l'Etat qui fournit le cheval. Le cavalier dispose d'une épée et deux lances, ils montent à crue. Il regarde les autres soldats de hut (Airstophane).


La religion joue un rôle dominant dans la guerre. Avant chaque guerre les Grecs consultent les dieux, avec l'oracle d'Apollon Pythien ou des oracles et devins locaux. La guerre peut se faire seulement quand le héraut annoce la rupture. La même procession se fait avant l'zentrée en campagne. Ensuite, on n'entre pas en guerre à n'importe quel moment (cause du retard des Spartiates à Marathon). Il ne faut pas non plus oublier les sacrifices etc. Les guerriers emportent avec eux des devins qu'ils consultent pour chaque décision importante. Plutarque: « à la bataille de Marathon, en face des Mèdes, beaucoup de soldats crurent voir le fantôme de Thésée en arme ».
Du temps de l'Illiade, les prisonniers étaient immolés puisque les dieux ont le droit à des sacrifices. Les prisonniers peuvent être tués violement, les villages détruits, il y a toujours un temps accordé pour ensevelir les morts, même pour l'adversaire.


L'armée vit sur le pays mais chaque Athénien mobilisé doit avoir dans sa corbeille de quoi survivre pour trois jours, d'où le « havresac qui sent les renvois d'oignons » d'Aristophane.
Les batailles sont des heurts violent des phalanges. La formation est prise avant d'aborer l'ennemi, même pour les Lacédémoniens les plus forts. L'essentiel du combat sont des actions individuelles « monomachie ». La cavalerie qui apparaît après Marathon à d'abord un rôle de reconnaissance et de rpise de contact. Ils poursuivaient et tuaient ceux qui fuyaient.
Caractère noble du soldat: Alcibiade qui décrit Platon à la bataille de Délion en 424.
L'armée du V siècle n'a pas beaucoup d'engins et il est dur de prendre une ville bien gardée. Au IV siècle Enée le Tactitien écrit sur l'art de défendre un place assiégée. On note dans ce siècle des progrès militaires rapides.


V siècle: pour préserver la thalassocartie athénienne, Thémistocle parle de « rempart de boisserait seul inexpugnable ». On trouve un filon plus riche dans les mines du Laurion et il est décidé que l'argent serait prêté aux citoyens les plus riches pour la construction de trières. (Xerxès) + grands travaux du Pirée. En 482 à Salamine il y a déjà 147 navires plus 53 en réserve.


A la fin de la guerre du Péloponnèse les citoyesn sont trop appauvris, deux syntriérarques s'associent pour une trière. La situation s'aggrave et les lourds services sont répartis sur la population.
Il faut 40 000 hommes pour diriger 200 trières. Les marins restent souvent près des côtes puisqu'ils mangaient à terre. Xénophon décrit Iphicrate comme grand amiral.


A Sparte les mort sont ensevelis des leur manteaux et des rameaux d'oliver et portent leur noms sur leurs tombes. Les autres Lacédémoniens ont des tombes anonymes. A Athènes les ossements sont rapportés à la ville et ont des funérailles nationales (413 Périclès « épitaphios logos » rapporté par Thucydide) L'Etat prend en charge les orphelins jusqu'à l'éphebie.


Athènes retourne son expérience contre elle. Par exemple épisode atroce de Mélos en 416, ville « neutre entre les deux grands » (Thuc.): les Athéniens firent le siège de la ville pendant plus d'un an et « tuèrent tous les hommes en âge de porter les armes et vendirent comme esclaves les femmes et les enfants ». Pourtant se sont des Grecs et non des barbares!
De plus en plus affaiblie, elle engage des hommes étrangers qui combattent non pas pour la patrie mais pour l'argent. Se battent donc du côté le plus offrant. Les Grecs sont sauvés par la guerre, elle meurt à cause d'elle. Les Macédoniens reprennent le pouvoir, puis les Romains


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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 23:40 (2011)    Sujet du message: Publicité

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