LS1 Index du Forum

LS1
Bienvenue dans un nouveau monde, un monde d'hypokhâgneux et de littérature, bienvenue en LS1 ...

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La Grèce au Vème siècle, de Clisthène à Socrate

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LS1 Index du Forum -> Fiches de lecture -> Histoire
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Camille BLEUNVEN


Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2011
Messages: 29

MessagePosté le: Sam 5 Nov - 23:40 (2011)    Sujet du message: La Grèce au Vème siècle, de Clisthène à Socrate Répondre en citant

EDMOND LEVY,
La Grèce au Vème siècle
De Clisthène à Socrate






Le Vème siècle :


* Période de grandes guerres marquées par la lutte contre les Perses, par la lutte entre Grecs ( au moins pour la seconde guerre médique), et la Guerre du Péloponnèse ( 431-404)


* Grand siècle d’Athènes ( modèle de la démocratie, centre culturel de la Grèce (théâtre, constructions prestigieuses). Elle domine la Grèce par sa richesse et par sa puissance navale, mais elle menace d’imposer son influence à l’ensemble du monde Grec. Il faut se méfier de l’athénocentrisme ; mais qu’on admire ou qu’on critique sa démocratie impérialiste, c’est bel et bien par rapport à elle que se détermine l’ensemble du monde grec.
La véritable coupure dans l’Histoire de la Grèce : 404 510 chute de la tyrannie


LES GRECS ET LES PERSES


Ils se sont affrontés par intermittence, depuis la révolte ionienne, en 499, jusqu’à la paix de Callias, en 449. Les Perses continuent à interférer dans les affaires grecques, en facilitant les révoltes contre Athènes. Cet affrontement a permis d’aborder les thèmes de l’unité grecque en face du monde barbare, de la liberté face au despotisme. Mais la lutte contre les perses n’est pas une lutte contre la barbarie, car s’ils usent de châtiments corporels, les Perses ont hérité des grandes civilisations de Mésopotamie et d’Egypte. Hérodote, dans la première partie de son ouvrage, Histoire, se montre très relativiste, et très ouvert aux autres civilisations. Plutarque l’accusera même d’être l’ami des barbares. L’opposition fondamentale se situe dans les deux concepts politiques. Il y a 3 phases dans les relations grecs-perses.


I. La révolte ionienne et la 1ère guerre médique ( 199-190)


L’expansion perse
* Ioniens : Grecs d’Asie mineure, éoliens du Nord, Ioniens du centre et doriens du sud. C’est le nom que les perses donnent à l’ensemble des grecs. Ces grecs, soumis au lydiens depuis la conquête de Crésus, sont passés sous la domination des Perses vers 546, après la victoire de Cyrus sur Crésus.
* Le règne de Darius ( qui accède au pouvoir en 527) est caractérisé par l’expansion générale de l’Empire Perse. Même Athènes sollicite, vers 508, l’alliance perse. Mais vers 500, les Perses échouent devant Naxos et leur expansion est interrompue pendant 5 ans par la révolte Ionienne.


    Les causes de la révolte ionienne.

* L’action de deux personnages majeurs :
- Histiée, le « tyran » de Milet ( terme non péjoratif, qui suggère seulement l’exercice d’un pouvoir personnel). C’est le conseiller de Darius. Querelle avec Aristagoras ( qui dirige Milet à cause de l’exil d’Histiée à Suse), qui attaque les Naxiens, soucieux de complaire aux Perses et d’être nommé gouverneur des cyclades + Querelle entre Aristagoras et Mégabate ( le chef perse) pour savoir qui assure le commandement de Naxos. Le siège de Naxos échoue. C’est pour échapper aux conséquences de cet échec qu’Aristagoras déclenche la révolte. Mais Hérodote ( qui a raconté cette histoire) n’explique pas en quoi cette révolte répondait aux aspirations de la population.
* Cause financières ou économiques : le tribut ( talents pour l’Ionie) est lourd. En outre, il y’a un mécontentement provoqué par un déclin économique ( engendré par la destruction, en 510, de Sybaris, et par la concurrence athénienne.) Paradoxe : « à cette époque, Milet avait atteint son apogée et constituait la parure de l’Ionie ».
* Causes politiques : régime impopulaire/ les citoyens aspiraient à se gouverner eux-mêmes. La révolte = renversement des tyrans, qui sont remplacés par des stratèges + proclamation de l’isonomie ( = l’égale répartition du pouvoir)


L’extension de la révolte
* Hiver 499-498 : Athènes, qui se veut la métropole des ioniens, envoie 20 navires.
* En 498 : les ioniens, renforcés par les athéniens, s’emparent de Sardes. Ils prennent le contrôle de Byzance, et, grâce à Onésilos -qui, à Salamine, détrône son frère Gorgos, favorable aux perses- Chypre se rallie aux ioniens.
La reconquête Perse
* Les Perses profitent de leur supériorité terrestre et des divisions de leurs adversaires pour s’attaquer aux extrémités de la zone en dissidence. En 497, ils reprennent facilement possession de l’Hellespont ( ils y reprennent cinq villes en cinq jours, selon Hérodote). En 494, comprenant bien qu’ils ne peuvent résister sur terre, les ioniens décident de combattre en mer. Ils réunissent dans l’île de Ladé, en face de Milet une flotte de 353 navires. Ils s’entraînent sous le commandement de Dionysos de Phocée. Mais les perses envoient des émissaires ; ils leur promettent l’amnistie s’ils se rallient, et les pires châtiments corporels s’ils persistent. C’est efficace auprès des samiens, qui ne veulent plus combattre. Milet succombe à l’automne 494 aux perses. Ils s’emparent également en 493 de chios, Lesbos et ténédos. La répression sur ceux qui avaient combattu jusqu’au bout fut conforme aux menaces : villes incendiées, mutilations, etc. Hommes de Milet massacrés, femmes et enfants réduits en esclavage. Mais le roi ne souhaite pas que l’Ionie reste en ruine. En 493, Artaphernès décide de « rendre leurs lois aux cités et à leur imposer des tributs fixés en rapport avec leur capacité ». Mardonios remplace artaphernès en 492, et « il établit la démocratie dans les cités ». Le régime imposé n’est plus impopulaire. Cette politique « irénique » (hérodote) s’explique peut être par l’ampleur de cette révolte ( 5 années)


La reprise de l’expansion
* Succès limité ( attaque des Bryges, tempête au mont d’ahhots) incite les perses à renoncer à l’expansion progressive par la terre.
* Préparation d’une grande flotte de 600 navires. Sous le commandement du mède Datis : expédition qui doit soumettre les Cyclades et réduire en esclavage les athéniens et les érétriens. Les Perses vengent l’échec de Mégabate et d’Aristagoras en brûlant la ville de Naxos. Ils récompensent les déliens, avec une différence de traitement considérable ( ils leur offrent de l’encens. ) Les gens de carystos ne se soumettront qu’après avoir vu leur ville ravagée. Les érétriens capitulent. Prochain objectif des perses : athènes. Débarquement à marathon en septembre 490 . (le choix du lieu est stratégique ) Si les perses réussissent à y attirer l’armée athénienne, ils pourront faire débarquer leur flotte au port d’Athènes, à phalère, avant le retour de cette armée. Les grecs sont vainqueurs ( 192 morts contre 6400 ennemis de tués). Conséquences de Marathon importantes pour Athènes : on ne peut pas dire que l’expédition Perse a échoué. Des trois objectifs visés, elle n’en a atteint que deux : Érétrie et les cyclades. Mais les perses ne peuvent rester sur une telle défaite. A Athènes, l’exaltation de la victoire donne naissance à un véritable mythe de marathon. Souvenir de la bataille conservé ( la tête d’Athéna qui orne les monnaies athéniennes porte désormais une couronne d’olivier, symbole de la victoire) des cultes y sont associés : on a brûlé 6400 chèvres le jour de la victoire, on en offre 500 chaque année à artémis. Tout ça va inciter le roi à envahir la Grèce pour de bon.


II. La deuxième guerre médique : la Grèce menacée.


Contrairement à la première guerre médique, qui n’était qu’une opération limitée de conquêtes et de représailles ( exagérée par la propagande athénienne) la deuxième, menée par le roi lui-même, est une véritable invasion méthodiquement préparée par les grecs


Le renforcement athénien
* Miltiade, considéré comme le vainqueur de Marathon, profite de son prestige pour diriger une expédition contre Paros. Mais ce siège échoue. Série de 4 ostracismes en 6 ans qui éliminent les partisans des perses. Thémistocle, profite de la découverte d’une riche filon d’argent dans le Laurien, donne à Athènes la plus grande marine de grèce. En 480, on a 200 trières. = tournant essentiel dans l’histoire d’Athènes.


Les préparatifs perses.
* Les exilés ( comme l’ancien roi de spartes, Démarate) ne demandent qu’à se faire rétablir par les perses.
* Préparation d’une expédition par Xerxès : construction de nouvelles trières, établissement de port, de ponts, etc. Dans la mesure où le roi dirigeait cette expédition, personne ne peut s’y soustraire. Sans tenir compte de l’exagération des athéniens, on parle d’environ 200 000 combattants. Pour la flotte, Eschyle, dans les perses, donne le nombre de 1207 vaisseaux. Avantage écrasant des perses.


Le recul grec
* L’oracle de Delphes inquiète les spartiates, en évoquant un ennemi « qui ne s’arrêtera pas avant d’avoir mis en pièce » soit une cité, soit un roi, et en incitant même les athéniens à la fuite. Les grecs sont prêts à pactiser avec l’envahisseur.
* Des flottes doivent empêcher la flotte perse de progresser vers le sud, une ligne de défense est établie aux Thermopyles pour interdire l’entrée aux perses en Grèce centrale. Mais c’est une défaite, défaite cependant héroïque, dont les Grecs et notamment les spartiates seront fiers, comme le montre le poème que lui consacra Simonide : « ceux qui sont morts aux Thermopyles, glorieux fut leur sort, brillant, leur destin, leur tombe est un autel »
* Mais la route de Grèce centrale est désormais ouverte. Delphes est épargnée ( car l’oracle était favorable à la victoire des perses, ou alors, selon la légende, dieu lui-même aurait protégé son sanctuaire) la prochaine étape, c’est Athènes. Selon Thémistocle, il faut confier Athènes à Athéna, combattre en mer, protéger les femmes, les enfants, les prêtresses et les trésoriers. Tous les autres athéniens et étrangers doivent veiller sur l’attique et salamine. Mérite principal de Thémistocle : la stratégie des alliés. Il s’agit que la flotte des alliés se replie à Salamine, et que Xerxès ait l’imprudence de l’attaquer.


Les trois défaites perses :
  • Salamine :

Le 22 ou 23 septembre 480 : désireux de briller devant les Grecs, les Perses s’engagent eux-même de part et d’autres de l’îlot de Psyttalie. Ils sont enveloppés par les perses et trop nombreux pour l’espace dont ils disposent. Aristide massacre l’élite des perses.


  • Mardonios et les athénien

Mardonios = investigateur de l’invasion. Restant en Grèce, il prend ses quartiers d’hiver en Thessalie ( ce qui lui permet à la fois de protéger la Béotie et d’avoir de bonnes communications avec l’Asie) . supériorité numérique pas écrasante, Mardonios préfère donc faire appel à la diplomatie. Il envoie ainsi Alexandre, le roi des macédoniens, à Athènes, ( il a reçu le titre de proxène, titre honorifique qui ne peut qu’être bien accueilli ). Propositions alléchantes à condition qu’ils s’entendent bien avec les perses : les perses leur pardonnent, leur rendent leurs territoires, s’engagent à relever leur sanctuaires incendiés, etc. Mais les athéniens refusent et mettent en avant la défense de la liberté et celle de la Grèce. La grécité : avoir « même sang et même langue, des sanctuaires et des sacrifices communs et des coutumes analogues ».


  • Platées

Serment collectif, serment de platée, est censé accroître leur unité. Effectif des alliés : 100 000 hommes. Les deux armées restent face à face pendant dix jours, sans grand affrontement. Les oracles leur prédisent la victoire s’ils attendent que l’autre camp passe à l’attaque. Si les Grecs franchissent l’Asopos, ils combattent sur un territoire favorable à la cavalerie perse, et si les Perses passent à l’attaque, ils quittent une zone favorable pour une zone accidentée. ; Mardonios attaque, il prend le repli défensif pour une fuite. Mardonios se fait tuer, les Perses sont démoralisés et abattus. La Grèce est désormais sauvée. Des fêtes panhelléniques sont organisées chaque année à platées.


  • Mycale

Elle complète la victoire de platées. Pour Hérodote, elles auraient eu lieu le même jour. Les perses, conscients de leur infériorité navale, s’étaient réfugiés au détroit de Mycale. Mais, renonçant à la prudence, les perses sortent à l’assaut, et son aussitôt battus.


Conclusion :
Pourquoi les perses ont-ils perdu ? Peut-être à cause de leur manque d’armement, mais de toute manière, leur supériorité numérique compensait largement leur infériorité de l’armement. S’ils ont perdu, c’est, conformément à Hérodote et à sa conception de la Némésis divine punissant la démesure ( l’hybris), c’est qu’ils étaient trop sûrs de leurs forces. Ils n’ont pas fait les bons choix stratégiques, ils auraient du parfois être plus patients.
En outre, Hérodote précise que ce n’est pas la résistance unanime des grecs qui a battu les perses. La plupart des grecs font passer l’intérêt de leur cité ou de leur peuple avant celui de la Grèce. Par ailleurs, la division des grecs a poussé certains d’entre eux à choisir le camps adverse. Réaction étrange d’Athènes, qui a refusé les propositions alléchantes d’alexandre. Cette politique en a fait d’Athènes l’inspiratrice de la résistance aux barbares


III. La reconquête : la Grèce menaçante


    La ligue de Délos contre la Perse

* Ligue de Délos = luttes ultérieures contre les Perses.
* Premier grand succès : victoire de l’Eurymédon, en 467.
* Menace perse écartée. Mais Athènes ne se contente pas de libérer les cités grecques d’Asie mineure, elle s’attaque également aux possessions du roi à chypre et en Egypte. Expédition d’Egypte est un désastre. Cimon ( symbole de la lutte antiperse) meurt lors de l’expédition à chypre Le principal partisan de la guerre étant mort de chaque coté, la situation semblait propice à un accord.


    La paix de Callias

* Son authenticité a été discutée.
* Ce qui est indéniable, c’est que les hostilités s’arrêtent. Accord solennel ou simple accord verbal ? Les avis divergent, on pourrait peut être admettre un accord secret, qui ne tenait pas à proclamer ce qui rendait à la ligue sa raison d’être. 
* Diodore de Sicile présente les principales clauses du traité : autonomie de toutes les cités grecques, démilitarisation unilatérale.


    Après la paix de Callias

* Elle permet aux deux empires de se consolider. Elle est d’abord très respectée.
* Mais si, grâce à une union au moins partielle, les Grecs avaient réussi à repousser leurs envahisseurs, ils reviennent en force au IV ème siècle.




LA PETEKONTAETIE OU ATHENES ENTRE DEUX GUERRES


Période qui va de Platées ( 479) à la guerre du Péloponnèse ( 432) = essentielle pour athènes.Petékontaétie = période de 50 ans. La ligue de Délos se constitue et se transforme en empire athénien, l’alliance spartes/ Athènes se rompt après la chute de Cimon.


I. Le développement de la puissance athénienne ( 479-462)

    Les fotifications

* Elle est nécessaire à la cité dont l’infanterie est inférieure à Sparte, qui, elle, peut s’en dispenser. Elle est suffisante ( il est impossible de prendre d’assaut une ville bien fortifiée)
* Entreprise de 35 ans pour fortifier toute la ville, et son port. Le plus urgent : fortifier Athènes ( 478) car elle était vulnérable. Certains l’avaient bien compris. C’est pour cela que Sparte essaya de les dissuader, en mettant en avant de faux prétextes stratégiques, selon lesquels les Perses pourraient établir leur bases dans ces viles fortifiées s’ils venaient à les reconquérir. Fortification d'Athènes lui permet d’accéder au rang de grande puissance. (personne n’osera la prendre d’assaut, même les spartes victorieux attendront en 404 que la famine oblige Athènes à capituler). Deuxième étape, fortification et aménagement de la Pirée : il comporte trois baies, créant trois ports naturels. Port principal : port de Kantharos ( port de commerce). Port au centre, Zéa, principal port de guerre. Troisième port : celui de Mounichie. Athènes est stratégiquement l’équivaut d’une île, et donc invincible. Supériorité navale due à sa supériorité économique.


    La ligue de Délos

1. Les débuts
La ligue de Délos = principal instrument de la puissance athénienne.
* Elle est née d’une scission parmi les Grecs, elle-même provoquée par les excès du régent de Sparte, Pausanias, dont la conduite est quelque peu tyrannique. Les Athéniens sont dirigés par Cimon, aimable, et Aristide, dont la douceur rend populaire. Politique différente : Sparte souhaitait se limiter au Péloponnèse, tandis qu’Athènes voulait poursuivre la lutte.
* En 477 : la plupart des alliés se placent sous le commandement athénien ( sauf les Péloponnésiens). Dans le domaine militaire : alliance défensive et offensive pour combattre les Perses. Alliance également politique, dont le centre théorique est le sanctuaire délos. Athènes exerce l’hégémonie ( = la direction militaire de l’alliance), mais les alliés sont autonomes. Mais le caractère même de l’alliance dépendra de Athènes, qui a la liberté d’en changer la nature.
2. Expansion et premières difficultés
* Si la ligue s’étend encore, la répression des premières révoltes montre que son caractère a bien changé. Cimon s’empare de skyros. Fort de son succès, il contraint Carystos à adhérer à la ligue de délos. ( La ligue tend à se transformer en instrument de domination) Difficultés entre Athènes et les alliés. Impérialisme inquiétant ( envoie de colons en thrace – politique coloniale- ou à skyros.) la disproportion des forces s’accroît entre Athènes et les alliés. L’Athènes de Cimon a tous les éléments qui permettent de transformer une hégémonie librement acceptée en une domination ( des clérouchies à Skyros, des cités forcées à adhérer, Carystos, et des cités forcées à rester à l’état de sujettes ( Naxos, vers 464, par exemple). Athènes s’est fortifiée, elle a désormais le contrôle de la mer Egée.


II. La démesure athénienne ( 462-446)


Après la politique impérialiste mais prudente de Cimon, les démocrates ont voulu profiter des difficultés de Sparte et de celles du roi pour mener une politique belliqueuse.


    Le succès de l’impérialisme belliqueux

Les Athéniens font preuves du même hubris dénoncé dix ans plus tôt par Eschyle, dans les Perses ( hubris de Xerxès) : Ils ne se contentent pas de la domination des mers et de la lutte contre les Perses, mais se lancent dans une politique d’expansion continentale.
1. Nouvelles alliances
* Alliances nécessaires pour se prémunir contre Sparte, et établir son hégémonie sur l’ensemble du monde grec.
* Résultats cependant décevant : Argos ( ennemi de spartes qui a donc de bonnes raisons de se rapprocher d’Athènes) ne se montre pas très active contre spartes. Les Thessaliens = alliés encore moins efficaces car divisés. (L’aristocratie reste favorable à spartes).
* Allié importante : Mégare. Mais cette alliance a suscité l’hostilité de Corinthe « c’est surtout de là que date la haine violente des Corinthiens contre les Athéniens » thucydide.
2. La guerre sur deux fronts
* Athènes intervient également en Egypte, ( le prince Inaros, qui a soulevé l’Egypte contre le roi, fait en 459 appel aux athéniens) au moment même où éclate la guerre des athéniens et des mégariens contre Corinthe et épidaure. Athènes se sent assez forte pour mener deux guerres à la fois. Elle y parvient, mais ces guerres sont très coûteuses en pertes humaines.


    Athènes menacée

* Situation difficile à partir de 457 : intervention des spartes. Athènes s’en sort tout de même, Corinthe, épuisée, et Sparte ne pouvant plus intervenir contre Athènes, Cimon réussit à faire conclure, en 451, une paix de cinq ans entre Athènes et Sparte.
* Désastre en Egypte : ils avaient enlevé leur flotte alors que la citadelle de Memphis n’était pas encore tombée. Les Perses les bloquèrent dans l’île de prosopitis, qu’ils assiégèrent pendant un an et demi.
* Difficultés en Béotie : Thèbes, restée invaincue, va rétablir l’oligarchie, et, dès 447, favoriser les soulèvements anti-athéniens. Organisation de la ligue béotienne. Tolmidès ( stratège d’Athènes) se fait battre à Coronée. Cette défaite redonne courage aux ennemis d’Athènes, ce qui entraîne la création d’une coalition générale contre la cité en 446. (heureusement, sparte n’insiste pas, Athènes est sauvée.) Mais elle prend conscience, grâce à ses années difficiles, des difficultés que suscitait un impérialisme continental.


    Retour au statu quo

* En 446 : les Athéniens s’efforcent de faire une paix plus durable que la paix de cinq ans. Pour conclure la paix de trente ans, ils doivent renoncer à leurs conquêtes, même si le traité prévoit que « toute cité grecque qui n’a d’alliance d’aucun côté a le droit d’adhérer à celui des deux camps qui lui plaira ».
* Ces 16 années riches en guerres aboutissent à un gain territorial limité : Naupacte et Egine, auxquelles s’ajoutent quelques cités d’Asie mineure. Athènes a compris que la guerre n’était pas de son domaine, et cette leçon ne sera pas perdue pour Périclès.


III . Panhellénisme et impérialisme
    L’échec du panhellénisme

Cimon meurt en 450, laissant le champ libre à Périclès, qui est désormais le véritable maître d’Athènes, qui est convaincu de la supériorité culturelle d’athènes. Mais ses tentatives de faire reconnaître pacifiquement la prééminence de la cité échouent.
* Première tentative : Plutarque mentionne dans vie de Périclès un projet de congrès panhellénique : destiné à justifier la reconstruction des temps athéniens, mais surtout à préconiser une union telle que les Grecs le furent dans la guerre. Mais le choix du lieu de réunion ne pouvait que suggérer la prédominance athénienne. Aussi Sparte et ses alliés s’opposèrent-ils à ce congrès.
* Deuxième tentative : fondation de Thouriori, en 444-443. Dès 446, les sybarites avaient souhaité revenir sur l’ancien emplacement de leur cité, détruite en 509 par Crotone. Leur appel à Sparte étant resté sans résultats, ils s’adressent à Athènes. Périclès lance une expédition panhellénique dans la ville, qui prend le nom de Thouriori. Athènes entendait faire de cette ville sa vitrine dans la Grèce occidentale. Sa constitution est fondée en 10 tribus : son plan orthogonal est du à Hippodamos, ses lois à Protagoras, Hérodote s’y installe. Fertilité des terres + grande activité commerciale mais déchirement ethnique, lutte entre les différentes tribus. On du consulter l’oracle de Delphes en 434 pour savoir si le fondateur était athénien ou péloponnésien. Le dieu répondit qu’il « fallait le considérer lui-même comme le fondateur ». Athènes n’a pas su développer le panhellénisme, ni susciter le loyalisme.


    La mainmise sur l’Empire

* Il y a eu une crise déclenchée par la paix avec la Perse. ( Pourquoi payer une contribution militaire quand il n’y a plus de guerre ?) En outre, Athènes tend à utiliser les fonds communs pour ses propres reconstructions ( en 450, ils utilisent les 5000 talents de réserve de la ligue). Réorganisation financière. Ces reproches ont déshonoré Athènes, qui a fait preuve d’une grande hybris. La réponse de Périclès à ces accusations montre bien la transformation de l’alliance en protectorat : les Athéniens n’ont pas à rendre compte de l’argent aux alliés, qui eux se contentent de payer sans rien fournir, et ne font pas la guerre. La thèse de Périclès triomphe, puisque Thucydide, qui défendait les alliés, se voit ostraciser ne 443.
* Athènes est soucieuse de faire bien entrer le tribut : le traité de Cleinias réorganise sa levée sous la responsabilité athénienne( héllénotames chargés de recevoir et de distribuer les tribus, les taktai, chargés d’en fixer l’assiette, et le tribut était réuni par les collecteurs, les eklogeis, dans chaque cité). Pour faciliter la gestion de l’empire, ce dernier est divisé en 4. Le décret de Cléarque impose l’usage de la monnaie , des poids et des mesures d’Athènes dans tout l’empire.


    L’attitude des alliés

* Les alliés ont le choix entre la révolte et la soumission, loyale ou forcée. Deux grandes révoltes : celle de l’Eubée, en 446, et de samos, en 440. Ces révoltes ont montré que l’empire était vulnérable.
* Fondation de la cité d’Amphipolis, en 436, qui permet de surveiller les alliés dont la fidélité est douteuse. Selon Thucydide, Périclès aurait dit : «  cet empire, vous ne pouvez plus y renoncer […] ». C’est « une tyrannie donc l’acquisition vous semble injuste, mais l’abandon dangereux ». L’empire fait à la fois la force et la faiblesse d’athènes.


Une autre politique était-elle possible ? Pouvait-on se fonder sur le loyalisme des alliés ? En outre, Athènes n’est pas si impopulaire que Périclès le croit, elle a des partisans dans beaucoup de cités.


LA GUERRE DU PELOPONNESE


De 431 à 404, les lacédémoniens et leurs alliés s’opposent aux athéniens et à leurs alliés en deux guerres successives. Mais, dans la mesure ou la paix précaire, qui dura de 421 à 424, n’empêcha ni m les actions diplomatiques ni mêmes les opérations militaires, Thucydide parle d’une seule et même guerre


I. Les causes de la guerre


* CAUSE PROFONDE : L’historien voit dans l’impérialisme athénien et ses succès la cause unique dont dépendent toutes les autres. Si les spartiates ont déclaré la guerre, c’était « par peur que les Athéniens n’accrussent leur puissance, car ils voyaient la majeure partie de la Grèce déjà entre leurs mains ». Discours des corcyréens, en 433 : « les lacédémoniens désirent la guerre, parce qu’ils ont peur de vous ». Le principal ciment de la ligue du Péloponnèse, c’est l’opposition à Athènes.
* Cause occasionnelle : Mais la véritable cause de la guerre : la menace que fait peser Athènes sur les alliés de Sparte. (Menace politique = la perte de l’indépendance= + arme économique = elle interdit, vers 433-432 aux mégariens « les ports de l’Empire et le marché de l’Attique » Selon Thucydide, si Athènes a pris un tel décret, c’est parce les mégariens accueillaient les esclaves fugitifs et exploitaient la terre sacrée. Alliance corcyréenne
* Brouilles successives avec les corinthiens, puis séries de débats à Spartes, vers 432. Les corinthiens reprochent à Sparte son inaction devant une Athènes déjà engagée, et les incitent à envahir l’attique. Le roi Archidamos – qui aurait, selon Thucydide, prononcé un discours préconisant une paix ( car Athènes étant d’une richesse incroyable, elle gagnerait) VS l’éphore sténélaïdas qui veut la guerre contre athènes. Pour décider, on consulte l’oracle de Delphes, qui annonce que « s’ils combattaient avec force, ils auraient la victoire ». La guerre fut votée. Mais les hostilités ne débutèrent pas tout de suite, ce qui laissa la place à des négociations. Les thèses convergent sur les ambassades envoyées à Athènes, mais il faut distinguer aussi les ambassades première thèse sur les ambassades ( thèse de Périclès et de Thucydide) : pures opérations de propagande, qui entendent rendre les Athéniens responsables de la guerre et faire passer les spartiates pour des défenseurs de l’autonomie.
* Véritable commencement de la guerre au printemps 431 ; les Thébains s’emparent de platées, ce qui déclenche une guerre « mondiale ». Périclès accepte la guerre, mais veut que Sparte soit l’agresseur. Mais on pourrait cependant l’assimiler à la véritable cause de la guerre : sûr de la puissance d’Athènes, il veut l’accroître en détruisant les forces qui lui résistent.


II. La guerre d’Archidamos ( 431-421)


    Une guerre d’usure

1. Le plan de Périclès :
* Guerre prévue par Périclès et redoutée par Archidamos. Affrontement de deux alliances puissantes, dont l’une domine sur terre ( lacédémoniens et les alliés) et l’autre sur mer ( la ligue de Délos). Supériorité navale et financière d’Athènes.( plus expérience, entraînement, stratégies, etc) *
* Objectif : faire le + de mal possible à l’adversaire, en prenant le - de risques
* Plan : il faut qu’Athènes devienne une île, que ses habitants se regroupent dans l’ensemble fortifié
2. Attique et régions voisines
* La stratégie spartiate consiste à envahir tous les ans l’attique en détruisant les récoltes, les vignes et les oliviers pour obliger Athènes à céder.( Appauvrissement des paysans + démoralisation des athéniens). Mais on a tendance à exagérer leur importance. ( il n’y en a eu « que » 5 en dix ans)
* Catastrophe imprévue : la peste. L’entassement des gens entraîne un progrès rapide de l’épidémie Pertes d’homme immenses.
* Bouleversement de la société + renversement des valeurs établies : les Athéniens sont tellement désemparés qu’ils essaient vainement de traiter avec les spartes, et destituent même Périclès ( qui meurt en 429 de la peste).
3.Théâtres d’opérations plus éloignés
* Objectif : en finir avec la révolte de Potidée, et ravager le péloponnèse. C’est en 431 et 430 qu’eurent lieu les plus importantes expéditions autour du péloponnèse. Puis, profitant de l’affaiblissement du à la peste, les Péloponnésiens prennent l’offensive sur mer dès 429.Mais Athènes est gagnante ( ce qui renforce l’invincibilité de la flotte athénienne). Mais, les Athéniens, trop sûrs d’eux, ne protègent pas le Pirée, alors que les Péloponnésiens ont mis la main dessus pour compenser leurs échecs. Cette opération aurait pu réussir sans un vent défavorable. Les Péloponnésiens durent se contenter d’attaquer Salamine. + révolte de Mytilène 428. Les Athéniens, qui ont eu très peur, ont été très rigoureux ; ils ont voté la mise à mort de tous les Mytilèniens et l’asservissement de leurs femmes et enfants, puis ils se ravisèrent et se contentèrent de mettre à mort les responsables de la révolte.
* Si les Péloponnésiens ont tenté leur chance sur la mer, Athènes se lance dans des opérations terrestres. Le stratège Démosthène, qui n’ose rentrer à Athènes après avoir perdu en Étolie, prend sa revanche en Arcanie, où ils triomphent des péloponnésiens. Lacédémoniens, démoralisés, sont prêts à négocier


    La période décisive ( 425-424)

La victoire athénienne de Sphactérie, en 425, et l’expédition de Brasidad, en 424, ont changé la face de la guerre
* Les spartes attaquent Pylos ( où les Athéniens avaient fait escale pour cause de tempête), en vain. Ils occupent alors l’îlot de Sphactérie, et se retrouvent bloqués par les Athéniens. Ils demandent une trêve. ( Conditions draconiennes : pour être ravitaillés, ils doivent livrer 60 navires). Cléon fait échouer les discussions en réclamant les ports de Mégare, Trézène et l’Achaïe, ce qu’il est difficile aux spartiates d’accepter. Thucydide critiquera ce rejet de propositions spartiates.
* Trêve rompue, et Athènes refuse de rendre leur flotte aux péloponnésiens, qui capitulent après une défense héroïque.
* Conséquence : dans le domaine militaire, le moral et le prestige des spartiates sont ébranlés. La victoire accroît le prestige de Cléon, qui devient le vrai maître d’athènes. Il en profite pour augmenter le tribut à près de 1500 talents.
* Année 424 : année néfaste pour Athènes. Reprise de la guerre en Thrace : le roi macédonien, Perdiccas ( changeant encore de camps), fait appel à Sparte qui lui envoie Brasidas. ( Chef valeureux et ambitieux, partisan de la guerre contre Athènes). Il part en expédition et réussit à traverser toute la Grèce par la terre. Son habileté diplomatique lui permet de gagner la faveur des cités de thrace. Grave échec pour Athènes ( car les cités de thraces fournissent des contributions financières importantes). Spartes sont jaloux, et les Athéniens sont méfiants, donc on conclut, en 423, un Armistice d’un an, qui doit permettre de discuter les conditions de paix. ( Mais paix non respectée en thrace). Il faut attendre 422 ( mort de Cléon et de Brasidas), pour que l’on puisse enfin s’engager dans la voie de la paix.


    La paix de Nicias

* Elle s’explique par la lassitude des deux camps, qui se sont rendu compte que la victoire était impossible.
* Paix conclue pour 5 ans, présente une liste des territoires et des prisonniers à restituer. Le texte prévoit également le libre accès aux sanctuaires panhelléniques, tout en garantissant l’indépendance de Delphes.
* Athènes apparaît toujours comme le vainqueur, puisque Sparte s’était lancée en guerre pour défendre l’autonomie des cités et arrêter l’impérialisme athénien. Or, non seulement l’empire subsiste, mais les spartiates reconnaissent aux athéniens le droit d’agir comme ils l’entendent.


III. Une paix mal respectée


    Les problèmes péloponnésiens

* Mécontentement des principaux alliés de Sparte ( Corinthe, élis, Mégare et Thèbes) qui ont refusé de jurer la paix de Nicias.
* Les relations entre Sparte et Athènes se sont distendues : les éphores spartiates sont hostiles au rapprochement avec Athènes, et ont amené Sparte à conclure une alliance avec thèbes. Alcibiade incite Argos, sur le point de s’allier avec Sparte, à négocier une alliance à athènes.
* En 420 : on conclut une quadruple alliance défensive et égalitaire prévue pour 100 ans entre Athènes Argos, élis et Mantinée et leurs alliés respectifs, tandis que Corinthe revint dans le camp spartiate. Cette alliance désagrège la ligue du péloponnèse.
* Le premier conflit éclate en 419 : Argos attaque Épidaure, et Athènes envoie Alcibiade, tandis que les spartiates soutiennent épidaure. L’été suivant, les spartiates se décident à agir et agis envahit Argos grande victoire à Mantinée, en août 418
* Conséquences : Sparte restaura son prestige militaire+ alliance avec Argos en 417. Athènes : le défaite accroît la discorde entre Alcibiade et Nicias. L’humiliation de l’échec favorise les excès : exemple, au printemps 416, une expédition est envoyée contre la petite ile dorienne de mélos, dont le seul tort est de refuser d’adhérer à l’empire athénien. Les hommes sont tués et les femmes et enfants réduits en esclavage. Cet excès montre l’amoralisme de l’entreprise impériale.


    L’expédition de Sicile

Excès le plus funeste.
1.La Sicile au Vème siècle
A en croire Thucydide, les Siciliens ne sont pas très attachés à leur cité.
  1. La période des tyrans

La Sicile a connu au début du Vème siècle un transfert de population, du fait des tyrans de Géla ( soumise au tyran Cléandros) et de syracuse. Gélon, à la mort d’hyppocratès( frère de cléandros) s’empare du pouvoir et fonde la dynastie des deinoménides ( 491-466) en annexant Syracuse, en 485, dont il fait la capitale en y installant les classes supérieures. C’est aussi une des périodes les plus glorieuses de l’histoire de la Sicile ( avec la grandes victoire que remporte Gélon sur les Carthaginois à Himère en 480) l’île déjà prospère de part des productions agricoles et ses activités commerciales est enrichie par la victoire. Constructions qui témoignent de cette richesse (temple d’apollon temple dédié à Athéna, temps dédié à Héra, etc.). Les cours des tyrans siciliens attirent les principaux poètes de l’époque tels que Pindare, Eschyle. De 471 à 461, les tyrannies disparaissent ( désir des citoyens de chaque cité d’être aussi libres que leurs voisins ).
  1. La Sicile en crise

* problème : l’héritage des tyrannies renversées ; les syracusiens durent lutter contre 7000 mercenaires, à qui ils ne voulaient accorder que des doits restreints. Accord en 461 permettant à ces mercenaires d’aller s’établir avec leurs bien à Messène, encore aux mains de tyrans.
* autre problème : opposition sociale : restitution des biens aux citoyens dépouillés par les tyrans a suscité de nombreux procès. L’écroulement des hégémonies régionales et les luttes civiles qui avaient amené à faire appel aux indigènes sicèles ont incité ces populations largement hellénisées à créer leur propre état sur l’initiative de doukétios, un de leur aristocrate, qu’on qualifie d’hégémon des sicèles. En 459, il fonde la cité de Ménainon, en distribuant la terre entre tous les citoyens. En 453 : il crée un koinon des sicèles en réunissant en une seule et même fédération toutes les cités, en lui donnant pour capitale Paliké. Syracuse, consciente du danger, envoie des troupes qui écrasent doukétios en 45, qui se réfugie à Syracuse, avant de retourner, avec un accord secret avec Syracuse, en sicile. Les agrigentins, furieux, déclarent la guerre à Syracuse, mais sont battus. Doukétios meurt en 440, et Syracuse impose sa domination aux sicèles. Fluctuations politiques : les syracusiens hésitent : collaborer avec les sicèles contre d’autres grecs, ou s’unir aux autres grecs contre les dangers des sicèles ?
  1. Le regain syracusien

Syracuse a donc vaincu Agrigente, la seule cité qui pouvait encore rivaliser avec elle, et a soumis les sicèles. Position quelque peu hégémonique, qu’elle doit d’abord à sa population, ( Pindare la qualifie de mégalopolis) et sa richesse.
* le renversement des tyrannies n’a pas fait renoncer les syracusiens à leur politique expansionniste. En 427, ils s’attaquent à Léontie ( avec, de leurs côtés, la majorité des cités doriennes) affrontement dorien ( théoriquement alliés des lacédémoniens) / ioniens ( Athènes va aider léontinoi)
* 424 : on réussit à faire décider une paix générale et le renvoie de l’expédition athénienne.
* la cité la plus puissance de Sicile, Syracuse, risquait de la dominer entièrement, et penchait du coté des péloponnésiens et s’était déjà opposée à Athènes de 427 à 424.
2. La décision
* En 416, Ségeste, attaquée par Sélinonte et Syracuse, fait appel à son alliée athènes. Mais Athènes est divisée : les partisans de la paix ( les anciens qui soutiennent Nicias et sont opposés à une expédition en Sicile) VS les jeunes ( menés par Alcibiade, exaltés par les richesses de l’occident). Nicias se retrouve finalement avec Alcibiade et Lamachos à la tête d’une expédition de 134 trières et de près de 27 000 hommes.
3. L’échec initial
Première erreur : avoir envoyé 3 chefs avec pleins pouvoirs et ayant tous les trois des stratégies différentes. Nicias ; prudent. Lamachos : attaque immédiate. Alcibiade : envisage la conquête de la Sicile- très ambitieux- mais veut d’abord d’assurer de ses appuis dans les cités siciliennes et chez les sicèles. C’est ce plan qui est adopté. Il échoue parce que les cités se méfient d’athènes. Seule Naxos de montre favorable. Mais Alcibiade, compromis dans la parodie des mystères ( ? ) est condamné à mort, et se réfugie chez les spartiates.
4. Le redressement militaire athénien
* En 415, les athéniens débarquent dans le port de Syracuse, mais ne profitent pas de leur victoire pour s’y installer, et retournent à Catane. A Syracuse, le stratège Hermocrate organise la résistance
* Première moitié de 414 : lutte de fortification autour de Syracuse. Les athéniens poursuivent la construction d’un double mur continu autour de Syracuse.
5. Gylippe et la défaite athénienne
Alcibiade, investigateur de l’expédition, fut aussi à l’origine de son premier échec. Condamné à mort par les athéniens, il persuada l’assemblée spartiate que l’expédition athénienne était dangereuse pour le Péloponnèse et qu’il fallait recommencer la guerre en attique. La paix de Nicias est alors rompue , et les spartiates envoient Gylippe en sicile. Il réussit à gagner la bataille des retranchements, et il enferme les athéniens dans la rade. Les camps se renforcent des deux côtés.
* Bataille décisive : la nuit, en août 413, sur le plateau des 2pipoles. Le combat se termine en désastre pour athènes. Les athéniens sont désormais soucieux par la manière dont ils vont se retirer. Ils vont se retirer par la mer, mais vont même êtres vaincus. Les équipages athéniens refusent de reprendre la mer, la retraite va donc se faire par voie de terre. Mais là aussi, les athéniens se font piéger. Démosthène, se fait encercler et capitule, tandis que les troupes de Nicias subissent un carnage. Nicias et Démosthène sont exécutés. Conséquences dramatiques, matérielles et morales.


III. La chute d’Athènes (413-404)


Expression justifiée par la défaite, mais aussi par le déséquilibre des forces en 413 : supériorité terrestre des péloponnésiens accrue, et supériorité navale athénienne amoindrie.
L’empire, qui faisait sa force, constitue désormais sa faiblesse.


    La révolte de l’Ionie

FACTEURS :
* L’attitude des alliés qui n’hésitent pas à faire appel à Sparte.
* La politique des Perses, qui veulent libérer l’Ionie en collaborant avec les spartiates
* Le rôle personnel d’Alcibiade, qui pousse les spartiates à intervenir et réussit à déclencher la révolte.
* Eté 412 : Alcibiade s’empare de Chios, tandis que les Perses concluent leur premier traité avec Sparte. Les athéniens réagissent par la constitution d’une base sûre à Samos, et d’un gouvernement démocratique (on bannit les oligarques). Mais ils perdent toute l’Asie mineure, sauf Lesbos
* En 411 : Athènes est dans une situation périlleuse ; tandis que la flotte de Samos est restée fidèle à la démocratie, Athènes est aux mains du gouvernement oligarchique des Quatre-cents, dont une partie est prête à le livrer aux ennemis.


    Alcibiade et le redressement d’Athènes

Alcibiade va empêcher la rupture entre la flotte de Samos et la ville d’athènes.
* Il prend la tête de la flotte de Samos, et favorise également l’évolution d’un régime modéré, où les cinq mille remplaceraient les quatre-cent.
* Athènes remporte trois victoires ( celle de Kynosséma, d’Abydos, et de Cyzique). A la suite de ces défaites, Sparte en vient même à proposer une paix fondée sur le statu quo post- bellum, avec un échange de Décelie contre Pylos ( Mais les athéniens refusent).
* Alcibiade est victorieux en Propontide, Athènes obtirent l’alliance d’Evagoras de Chypre. Retour d’Alcibiade en juin 407, on lui accorde les pleins pouvoirs.
* mais s’il a contribué au redressement d’Athènes, les athéniens portaient trop d’espoir en lui. Ainsi, dès son premier échec ( dont il n’est pas le responsable), il se voit destituer.


    La fin d’Athènes

La nouvelle politique perse donne aux spartiates un avantage dont Lysandre saura tirer tout le profil.
* Envoi du jeune fils du roi perse, Cyrus, qui reçoit le commandement de toutes les forces perses de la région.
* En 406 : Callicratidas, le successeur de Lysandre, dispose d’une flotte de 170 navres qui lui permet de défaire l’athénien Conon qui perd 30 de ses 70 navires. Ca aurait pu être la fin d’Athènes mais constitution de la flotte de la dernière chance ( avec esclaves, métèques, etc.).
* En 405 : Lysandre est de nouveau à la tête de la flotte spartiate. A la fin de l’été 405, à Aigos-potamoi, ( où les athéniens ont eu tort de s’installer), Lysandre refuse le combat pendant 4 jours avant de surgir à l’improviste le cinquième, et de s’emparer de 160 navires.
* Les athéniens, dans l’angoisse de la défaite, s’efforcent de résister…mais bloqués par terre et par mer, ils souffrent rapidement de la famine


    La paix de 404

* La paix épargne et soumet athènes. ( ils avaient peur de voir leur ville massacrée, leur population réduite à l’esclavage). Athènes doit renoncer à tout empire. Ainsi, Athènes a cessé d’être une grande puissance pour n’être qu’une alliée de Spartes
* Paradoxe d’une guerre interminable ou la plus puissante perd. C’est ainsi que les athéniens n’ont pas profité de leur victoire de Sphactérie pour conclure un traité avantageux, ils se sont lancés dans l’expédition de Sicile. La superpuissance d’Athènes a causé sa défaite




CITOYENS ET NON-CITOYENS


Il faut distinguer deux catégories :
  • les citoyens au sens restreint, que, dans La Politique, Aristote définit comme ceux qui ont part ou peuvent avoir part au pouvoir, c’est ) dore dans une démocratie comme Athènes uniquement les adultes de sexe masculin
  • les citoyens au sens large, désignés par le terme astos ( citoyen de souche) constituent une communauté de sang et de culte.( femmes, enfants, etc)

A côté des citoyens, on peut trouver d’autres hommes libres venus d’ailleurs, appelés métèques, qui représentent une grande part de la population à Athènes au Vème siècle. D’autres cités comme Sparte ont intégré des hommes libres, qualifiés ainsi de périèques.
Il s’y ajoute des dépendants, des esclaves : les esclaves-ma rchandises (peuvent s’acheter à prix d’argent et proviennent de ,la guerre ou de la piraterie) ou population locale asservie ( exemple : les hilotes spartiates)

I. Athènes
    Population

* l’ensemble Athènes-Le Pirée regroupe une portion importante de la population.
* incertitude quant à la population globale, d’après la consommation de céréales et la superficie, on en a déduit que la population s’élevait à 400 000 habitants.
* énormes ressources financières ( en accroissement constant, du fait des mines d’argent du Laurion et du tribu fourni par les alliés). elle est devenue la capitale d’une vaste empire, pour ne pas dire la capitale intellectuelle, artistique, et commerciale du monde grec.


1. Le nombre des citoyens en 431.
* nombre de citoyen au sens restreint = sexe masculin âgé de 18 ans révolus. Plusieurs textes suggèrent un nombre de 30 000. ( assemblée des femmes, Le banquet de Platon. Selon Diodore de Sicile, en 322, Athènes avait environ 31 000 citoyens. Il semble que 30000 soit le nombre « normal ».
* MAIS l’époque de Périclès n’est pas une époque normale : accroissement de la population considérable ( colons envoyés pour éviter les excès de population, même le tragiques voient dans la guerre un moyen, d’éliminer ces excès. ), Même après la peste, en 415, Athènes dispose d’une jeunesse nombreuse.
* il est manifeste q’entre les guerres médiques et la guerre du Péloponnèse, le nombre des citoyens et des métèques a considérablement augmenté. ( Comme le démontrent les effectifs militaires).
* si on considère les thètes, on arrive donc à un total d’environ 42 000 ou 43 000 citoyens.
* citoyens au sens large : 130 000. ( femmes, enfants, etc. etc.)
2. Le nombre des métèques
*le nombre des métèques varie considérablement d’un siècle à l’autre.
* le rôle militaire des métèques pauvres suggère leur grand nombre.
* on trouve déjà 20 000à 30 000 métèques présents à Délion à une date où leur nombre a déjà du être réduit par la peste. Importance des métèques dans la marine athénienne. Discours de Nicias en 413, qui s’adresse à ses matelots : ( Considérés jusque là comme des athéniens, bien que ne l’étant pas, vous suscitiez l’admiration dans toute la Grèce grâce à la connaissance de notre langue et à l’imitation de nos manières ».
* on peut les estimer au nombre de 120 000.
3. Le nombre des esclaves
* leur nombre varie considérablement en fonction de la situation économique.
* on peut donner une fourchette : Thucydide souligne la désertion de plus de 20 000 esclaves au cours de la guerre de Décélie ( Athènes devait donc bien en posséder plus de 20 000). Chios avait plus d’esclaves qu’athènes.
*,nombre moyen d’esclave par les Athéniens : toutes les familles de citoyens ou de métèques (sauf chez les miséreux) possèdent au moins un esclave. Il est anormal de travailler sans être aidé par un esclave.
* les esclaves interviennent aussi dans la vie économique ; la possession d’esclave est ce qui permet le mieux le placement capitaliste.
* les esclaves permettent également la constitution d’importants ateliers artisanaux : la fabrique des boucliers de Lysias et de son frère occupait 120 esclaves.
* moyenne de trois esclaves pour un paysan moyen, même en période difficile, et peut-être quatre ou cinq pour les périodes heureuses. Quant aux philosophes : Socrate aurait laissé à sa mort 5 esclaves, et Aristote 20.
* bilan total d’environ 120 000 esclaves.
Le chiffre global de la population d’Athènes estimé à moins de 400 000 personnes, paraît assez conforme aux ressources alimentaires.


    Aux marges de la cité : les femmes

En dépit de son infériorité, considérée comme naturelle, elle est une citoyenne qui joue un rôle essentiel dans la ville familiale.


1. La femme dans la cité
* la femme apparaît comme exclue du monde politique, de même qu’elle est par nature exclue du monde militaire.
* pourtant, cette non-citoyenne absolue contribue, au moins depuis la loi de Périclès ( rétablie en 403) ) transmettre la citoyenneté.
* la femme, au mieux citoyenne passive dans le domaine politique est une citoyenne à part entière : Dès le début, les femmes ont joué un grand rôle dans la religion civique ( dans l’Iliade, Hécube et les anciennes s’en vont sur l’acropole prier pour la cité) les femmes fournissent de nombreuses prêtresses à la cité( intervention dans plus de 40 cultes majeurs),. Cette participation au culte est à la fois une charge et un honneur, souvent réservé aux grandes familles.
* on s’est demandé si ce rôle religieux des femmes n’accroissait pas leur marginalité par rapport à la vie civique : en effet, elles participent à des fêtes exclusivement ou principalement féminines, comme les Thesmophories ou les adonies. Et quand elles participent )à des fêtes civiques, comme les panathénées, elles restent dans leurs domaines ( production textile et sexualité). Cultes indispensables à la cité, car la fécondité et la fertilité sont, dans cette société encore très agraire, un élément essentiel des bénédictions divines. Importance des femmes dans l’image religieuse qu’Athènes se donne à elle-même révélée par la présence de femmes au centre de la frise est du parthénon.
* il est vrai que la femme peut être source de propriété. C’est elle qui transmet la propriété. Cas de la fille épiclère ( n’ayant ni frères ni sœurs ni descendants) qui devrait hériter de ses parents. Or, elle est qualifiée non d’héritière mais de celle qui est attachée à l’héritage, de fait elle doit épouser son plus proche parent, qui, abandonnant son ancienne famille, sera rattaché à la famille du défunt, et elle aura pour charge de transmettre l’héritage à ses enfants, c’est à dire aux petits enfants du défunt.
* la femme est frappée d’incapacité juridique. Eternelle mineure toujours soumise à un kurios, son père, maître de la femme et donc également maître des biens.


2. La femme dans la famille
* considérée comme prisonnière de la maison, ou comme maîtresse de la maison
* elle passe la plus grande partie de sa vie dans la portion de maison placée derrière la cours ou à l’étage où les étrangers ne pénètrent pas : le gynécée. Même si les femmes du peuple qui exercent de petits métiers sont bien forcées de quitter la maison. Les femmes âgées sortent également librement. Les textes montrent que tout un ensemble de relations se tisse entre les femmes et elles-mêmes.
* mais les femmes sont censées vivre en dehors de la rue et de l’agora. Elles doivent même en rester totalement ignorées. Périclès suggère que « la plus grande gloire des femmes, c’est de n’avoir aucun renom, ni en bien ni en ma » (Thucydide).
* on ne désigne pas par son nom une femme convenable mais qu’on utilisait des périphrases comme la mère, la sœur, la fille, l’épouse d’un tel, etc. les seules femmes vivants évoquées nommément sont soit des femmes de statut inférieur ( esclaves ou prostituées), soit des femmes liées à l’adversaire.
* mais la maison est également le domaine dans lequel elles vivent : elles y sont preservées de toute irruption étrangère. Un discours du corpus démosthénien montre qu’on « n’entre pas chez un homme marié, quand lui-même n’est pas là ». Si Platon et Aristote font de l’obéissance au mari une vertu féminine, il semble qu’une fois que les années ont diminué l’importance de la différence d’âge, on laisse volontiers la responsabilité des domestiques. Praxagoras rappelle qu’à la maison, on utilise les femmes comme gestionnaires et intendants, et vante leurs capacités de financiers.


    Aux marges de la cité : les métèques

* n’ont pas le statut de citoyen, wilamowitz les qualifiaient de « quasi-citoyen ».


1. Définition du métèque
* du terme métoikos ; il désigne un étranger domicilié dans une autre cité. (Oikos : résidence, méta : changement. Ce changement de résidence implique une certaine intégration dans la cité. Le métèque doit d’abord se trouver un citoyen qui réponse de lui et qui sera son prostatès, c’est à dire son protecteur. Comme le métèque ne peut posséder de maison ni de terre en attique, le protecteur doit être assez souvent le propriétaire du logement qu’occupe le métèque. Autre obligation du métèque : le paiement d’une taxe spéciale, le métoikio, ( qui permet de repérer les métèques en les empêchant d’usurper le titre de citoyen)


2.Le métèque dans la cité
*Le métèque est protégé juridiquement dans sa personne et dans ses biens. Le métèque a le droit d’intenter un procès lorsque ses intérêts sont en cause. Même la protection juridique dont il bénéficie est inférieure à celle du citoyen. Si la torture est rare t systématique pour les métèques, elle n’est pas interdite comme elle l’est auprès des citoyens.
* le métèque participe aussi à la vie religieuse de la cité. ( Participation des métèques à la distribution des viandes du sacrifice : la loi (nomos) du dème des scambonides. Mais ils ne peuvent ni accéder à une prêtrise civique, ni organiser des sacrifices pour la cité.


* il doit à la cité le service hoplitique, au Vème siècle, il s’agit normalement d’un service de garnison. Au cours de la guerre du Péloponnèse : 3 occasions d’envoyer les hoplitiques métèques en expédition ( 1. en 431, ils participent à une razzia en Mégaride 2. en 424, ils participent à une levée pour fortifier Délion, 3. en 428, ils embarquent dans une flotte qui va ravager le Péloponnèse)
* dans le domaine fiscal : en dehors des taxes comme le Métoikion, le triobole des affranchis, pour ceux qui sont d’anciens esclaves, et l’impôt exceptionnel, l’eisphora, pour ceux qui souhaitent commercer sur l’agora
* les métèques riches, comme les citoyens, sont incités à participer aux dons volontaires.


3. Le métèque dans la société
Xénophon critique le manque de hiérarchie et s’efforce de rapprocher les esclaves des métèques.
* les métèques sont culturellement des athéniens
* il existe un stéréotype négatif du métèque, qui forme l’arrière plan sur lequel se détache le portrait de parthénopée, le métèque idéal. Dans ses relations avec le citoyen, le métèque doit faire preuve d’aménité en ne se montrant pas pénible et ne suscitant pas m’envie. Il doit également se montrer réservé : il jouit de la liberté de parole, mais ne doit pas en abuser. Il doit faire preuve de civisme dans ses actes comme dans ses sentiments. «  Sur un métèque, chacun tient toutes prêtes des paroles méchantes et on a vite fait de dire des obscénités ». On attribue au métèque des mœurs plous libres que celles des citoyens : il est vrai que beaucoup de courtisanes étaient des métèques<.
Métèque : étranger durablement installé à Athènes, il a reçu le privilège d’y habiter à tout jamais en étant protégé par la cité mais dans une position inférieure. Il profite de l’essor économique et culturel de la cité, et reste fidèle à Athènes, ce qui est essentiel pour la puissance de la cité.

II. Sparte


Regroupant à la fois la Laconie et la Messénie, son territoire s’étend sur plus de 7500 km². ( trois fois l’attique)


    Population

* les spartiates, qualifiés aussi d’Homoioi ( les semblables) ou d’astoi (citoyens de souche) ne forment qu’une minorité de plus en plus restreinte de la population. ( En 480, le roi Démarate aurait évalué leur nombre à plus de 8000). Or, lors de la bataille de Leuctres, en 371, les spartes n’avaient plus que 1200 hoplites mobilisables : Cela suggère une baisse catastrophique du nombre des spartiates. ( Tremblement de terre de 464, car si l’on en croit Plutarque, « la ville de spartes fut entièrement détruite, à l’exception de cinq maisons  + révolte des hilotes entraînée par ce séisme qui évolua sous forme de guérilla pendant près de 10 ans) . A l’époque de Mantinée, en 418, sparte disposait encore d’une armée de 4 500 hommes, mais en incorporant de plus en plus de périèques. Il n’est pas impossible d’arriver à 2500 citoyens, mais c’est un nombre très faible, d’autant plus que Hérodote assurait que l’ensemble des lacédémoniens – spartiates + périèques- était très nombreux. Quant aux hilotes, ils constituaient l’ensemble le plus important : entre 150 000 => plus de 200 000.


    Le système politique

*les hilotes participent institutionnellement aux funérailles royales, défendent la cité, et sont capables de recevoir une organisation civique.
* les périèques (ceux qui habitent autour, étymologiquement) exercent leur droit de cité dans leur propre bourrade, mais sont également membre de l’Etat lacédémonien. L’armée spartiate, constituée de spartiates et de périèques, est souvent qualifiée d’armée civique. Mais sparte a confisqué leur pouvoir politique. C’est par rapport aux périèques que spartes peut être qualifiée d’oligarchique.
* pour les homoioi, la situation est plus complexe : le régime concilie la royauté ( deux rois), l’aristocratie, représentée par la gérousie et la démocratie ( 5 éphores élus une assemblée). Les deux rois appartiennent à deux familles distinctes, les agiades et les Eurypontides (ils sont théoriquement égaux). Les pouvoirs des rois, essentiellement militaires et religieux, paraissent d’abord s’être exercés de façon collégiale. Jusqu’à 506, les deux rois partaient ensemble en expédition. Désormais, cela fut interdit. Il semble qu’au moins jusqu’à cette date ils aient eu le pouvoir de décider une guerre. En tout cas, au Vème siècle, c’est l’assemblée qui vote la guerre, et ce sont les éphores qui proclament la mobilisation. Le roi est toujours commandant en chef ( autorisé à conclure les trêves), il avance en tête, combat au premier rang et quitte le dernier le champs de bataille, où il est protégé par une garde d’honneur de 100 hommes et où il a un droit de vie et de mort sur ses troupes. + grand pouvoir religieux( sacerdoces de Zeus + président à des sacrifices publics + contrôle des rapports avec Delphes en désignant chacun des Pythioi chargés de consulter l’oracle) + pouvoir judiciaire + participent aux pouvoirs proubouleutiques et judiciaires de la gérousie.
* le problème qui se pose est de savoir si, en dehors de leurs fonctions militaires, ils ne jouent plus qu’un rôle surtout honorifique ou s’ils peuvent véritablement mener une politique. Faut-il, avec Edouard Will, évoquer « l’impuissance des rois », ou avec gem de sainte croix, distinguer un pouvoir de droit et un pouvoir de fait. Les rois ont en effet l’autorité des personnages sacrés. MAIS le pouvoir royal ne saurait être absolu, car les deux rois s’opposent souvent, et surtout éphores et gérousie contrôlent et surveillent les rois, ceux ci peuvent même être jugés et démis.( En un siècle, 7 rois sont ainsi passés en jugement).
* la puissance d’un roi dépend donc surtout de sa personnalité et de son prestige.


* la gérousie constitue l’élément aristocratique et oligarchique du régime : elle est constituée de 28 vieillards, de 60 ans révolus, élus à vie par acclamation. ( La tradition semble imposer de n’élite comme géronte que des hommes respectables, seules les grandes familles feraient acte de candidature, ou il pourrait également y avoir un examen des candidatures . Les gérontes n’ont pas de compte à rendre, ce qui peut pousser à la corruption et au favoritisme. Ils constituent le tribunal suprême, qui juge les crimes les plus graves. La gérousie a également un droit de veto ( les propositions de l’assemblée doivent être soumises à la gérousie ) contradictoire, quand même. Si toutes les propositions de l’assemblée doivent être soumises à la gérousie, à quoi sert le droit de veto ? On pense qu’on a exagéré l’importance de la gérousie. Si, dans le domaine politique, jusqu’à agis ( IIIème siècle), la gérousie reste sans histoire, c’est sans doute parce qu’elle était sans pouvoir.


* les éphores : Aristote, dans Politique, assurer que cette magistrature exerce un pouvoir excessif égal à celui des tyrans. Les éphores forment une sorte de directoire où l’on décide à la majorité ( c’est le gouvernement réel de la cité). Le nom même d’éphore, qui signifie surveillant, assure que leur autorité fait régner l’obéissance à sparte. Ils contrôlent les hilotes et les périèques, et obligent les citoyens à respecter les règles traditionnelles. Leur contrôle s’exerce sur les magistrats et même sur les rois. Ils ont le pouvoir d’emprisonner le roi, et de juger les affaires de droit civil qui ne sont pas de la compétence des rois ( pouvoir judiciaire) .
* exercice d’un véritable pouvoir gouvernemental : Les éphores reçoivent des ambassadeurs étrangers, exécutent les décisions de l’assemblée, et proclament la mobilisation, et prennent les décisions urgentes. S’ils exercent un grand pouvoir, c’est parce qu’ils sont censés représenter le peuple. Mais ils ne sont élus que pour un an sans être rééligibles. L’origine sociale des éphores est incertaine. Aristote assure qu’ils proviennent tous du peuple, mais un certain nombre d’éphores apparaissent comme des hommes appartenant aux milieux dirigeants. (Brasidas, Endios, -fils d’Alcibiade-). Les historiens ont également tendance à exagérer l’opposition royauté/éphorat. Les éphores peuvent se laisser corrompre par un roi


* le rôle de l’assemblée, nommée ecclésia ou apella, est plus difficile à préciser. Elle vote les décisions. On peut se demander si les débats s’y déroulent démocratiquement ou si son rôle se limite à l’élection des éphores et des gérontes.
* le rôle de l’assemblée paraît si limité à Aristote qu’il ne la mentionne même plus dans le régime spartiate.


    L’organisation sociale

Grande originalité de Spartes : L’enrégimentement des citoyens dès leur plus jeune âge et la domination exercée par un petit nombre de spartes sur un grand nombre d’hilotes.


1. « Agogè » et « Syssities »
* agogè : nom qui évoque l’éducation des jeunes spartiates. Décrite par Plutarque et Xénophon, elle a suscité l’admiration des philosophes antiques0 elle a deux fonctions principales : Intégrer le jeune spartiate dans le système collectiviste propre au citoyen ( intégration progressive puisque même à 30 ans le spartiate est soumis à un entraînement et à des contraintes qui prolongent ceux des mineurs ». + préparer à la vie de soldat-citoyen en développant l’endurance, l’obéissance et l’émulation. Elle est obligatoire et organisée par la cité elle-même. L’héritier du trône est le seul à en être dispensé ( parce qu’il est destiné à commander et n’a pas besoin d’apprendre à obéir). La cité intervient dès la naissance de l’enfant, puisque les anciens imposent de l’élever. Jusqu’à 7 ans, l’enfant reste dans sa famille, de 7 à 12, il est embrigadé dans un système d’éducation collective, mais retourne dormir chez lui, à partir de 12 ans, il ne reste même plus dormir chez lui. Pour accroître leur endurance, on fait vivre les enfants à la dure, dès le plus jeune age, pieds nus, à partir de 12 ans, sans tunique, une paillasse de roseaux pour dormir et une nourriture sommaire, qu’ils doivent compléter par le vol, sans se faire prendre. + combats perpétuels entre les enfants et châtiments corporels. L’obéissance est développée par l’organisation en groupes hiérarchisés, boua, agéla, ila, chacun pourvu d’un chef, l’ensemble restant sous l’autorité d’un haut magistrat, un pédonome. Xénophon : «  a sparte, les enfants ne restent jamais sans chef ». Les spartiates ont développé dès le plus jeune âge l’agressivité et l’émulation. On surveille les rivalités entre les enfants pour distinguer les meilleurs, aptes à prendre le commandement, concours de entre sphaireis -joueurs de ballons- ou épreuve de la kryptie- rester caché pendant un an, sans armes, sans vivres ni domestiques, sans se faire prendre-. . Ca permet une réinterprétation civique des valeurs aristocratiques. Les caractéristiques de l’agogè se retrouvent dans la vie militaire ( organisation hiérarchique)
* les historiens se sont surtout intéressés aux syssities : repas collectifs. Ni le nom ni la chose ne sont propres à spartes. On trouve dans l’ensemble du monde grec des repas, notamment des banquets d’hommes périodiques, qui à sparte portent le nom de phidities ( nombre de convives assez élevé). Les syssities sont comparées à ces banquets, elles réunissent des gens d’âge divers, on n’y entre que par cooptation à l’unanimité, et le vote se fait avec des boulettes de pain dans une grande cruche.


2. Klèros et hilotes
* l’organisation en klèroi. Selon la tradition préservée par Plutarque, il y aurait eu 9000 lots fournissant chacun la même rente. La rente ainsi payée sur chaque klèros par les hilotes ne s’élevait pas à très cher. Le klèros était, ou était devenu la propriété du citoyen dont héritaient les fils du défunt ou les filles, les épiclères à Athènes qui portaient à sparte le nom de patrouchoi ( détentrice des biens paternels).
* l’existence du klèros ne peut pas inciter les admirateurs de sparte à en déduire une égalité économique. Les importantes inégalités s’expliquent par la concentration de klèroi, ( quand une patrouchos, unie à un autre détenteur de klèros, n’avait qu’un seul enfant, mais aussi par la possession d’autres biens fonciers). Il est exclu qu’un citoyen spartiate cultive lui-même la terre, et les esclaves marchandises ne sont qu’en nombre limité à spartes, les biens qui ne font pas partie du klèros ne peuvent, comme le klèros lui-même, qu’être cultivé par des hilotes. A sparte, les paysans ne sont pas citoyens et les citoyens ne cultivent pas la terre.
* on distingue deux catégories d’hilotes : Les anciens hilotes ( qui habitent en Laconie, et les Messéniens). Hypothèses contradictoires :ceux comme Théopompe attribuaient à l’huilotisme une origine ethnique, les hilotes étant des achéens soumis par les Doriens. Ceux comme Antiochos de Syracuse y voyaient au contraire une différenciation sociale ( les spartiates qui n’avaient pas voulu participer aux guerres de Messénie ayant été réduits à l’état d’hilote.)
* L’hilote se caractérise économiquement comme un paysan, et socialement comme un dépendant, politiquement comme appartenant à une population maltraitée et redoutée. Les hilotes fournissent la domesticité des citoyens+ participent à un certain artisanat. L’hilote appartient à la fois à la cité et à son maître. ( Interdiction de vendre ses hilotes à l’extérieur de la frontière ou de les affranchir).Ils sont obligés de porter une casaque et une peau de bête. On leur impose dans certaines circonstances un comportement dégradant ( ivresse forcée aux syssities) destiné à leur faire prendre conscience de leur propre bassesse et à montrer aux jeunes spartiates ce qu’il faut éviter. Ils sont maltraités ( nombre déterminé de coup à leur infliger tous les ans). Tous les ans, les éphores déclarent la guerre aux hilotes. En 425, quand les spartiates sont démoralisés, ils massacrent environ 2000 hilotes qui étaient prêt à combattre pour spartes. ( Grand mystère). Contradiction interne. Les maîtres ne veulent pas vraiment être au même rang que les hilotes lors des batailles. La meilleure solution : les envoyer combattre loin, ex : en thrace avec Brasidas, dès 424.
* la disproportion qui existe entre le nombre de spartiates et celui des hilotes opprimés ne peut que déséquilibrer la société.


III. Gortyne


Gortyne est une des principales cités de Crète au Vème siècle. Inscription trouvée au XIXème siècle, ( le « code de Gortyne ») qui comporte 12 colonnes et 621 lignes ont fait que l'on s’y intéresse. Le texte permet de connaître à la fois la procédure et les groupes sociaux qui y sont soumis.


    Procédures

Selon les cas, le juge se contente de constater la supériorité d’une partie ou décide lui-même après avoir prêté serment. Lorsque les deux parties ont des témoins ou prêtent serment, il arrive que la loi donne avantage à l’une des parties. ( La revendication de la liberté prime par exemple sur l’esclavage. Mais il arrive que le juge soit forcé de décider par lui-même. Les pénalités sont toutes en argent ( étalon éginétique). Les pénalités sont proportionnelles à la fois au statut de la victime et à celui du coupable. ( Lorsque le coupable n’est pas libre, la peine est doublée, mais lorsque la victime n’est pas libre, la peine est considérablement diminuée) système très inégalitaire.


    Les non-libres

* dans les esclaves, le code distingue l’apétairos, le woikeus, et l’esclave domestique.
* L’apétairos : n’a pas de maître, est au sommet des non-libres. L’étymologie du mot renvoie aux hétairies : les citoyens de Gortyne étaient regroupés en hétairies. Vu le sens d’Apo, il peut s’agir de gens qui n’appartiennent pas aux hétairies, soit de gens qui ont été associés aux hétairies. Catégorie peu nombreuse.
* Le Woikeus : catégorie prédominante parmi les non-libres. Il a un maître privé qui le lègue à son fils et qui peut le vendre avec le domaine qu’il exploite : ses enfants appartiennent également au maître. Il paraît habiter à la campagne et se confond ainsi avec les esclaves ruraux privés. Il a des biens propres, et doit aussi pouvoir posséder de l’argent ( puisqu’il est possible de lui infliger des amendes). Il a une véritable famille ( son mariage est légalement reconnu), et sa vie familiale est indépendante de son lien de servitude ( le maître de la femme n’est pas nécessairement le maître du mari). Le code reconnaît même le mariage entre un woikeus et une femme libre. Esclave rural privé, il bénéficie d’une protection juridique, d’un droit de propriété et d’une vie familiale qui le privilégient par rapport à l’esclave-marchandise.


    La femme

1. Traits habituels
* femme contre le viol. Même si la femme reste inférieure. Exemple : héritage ( les filles ne reçoivent qu’une part de l’héritage paternel, et les fils en reçoivent deux) + enfants ( même après le divorce, c’est le mari qui décide de les élever ou de les exposer. La femme n’est pas autorisée à adopter)


2. Traits originaux
* a douze ans, elle peut refuser le « prétendant attitré », c’est à dire le plus proche parent qui doit normalement l’épouser. Elle peut choisir qui elle désire, et si personne ne la désire, qui elle peut. La patroiokos est d’une certaine manière privilégiée.
* la femme mariée est également protégée dans ses biens, elle en a la propriété, même si elle n’en assure pas la gestion. La femme est aussi protégée en cas de dissolution du mariage par divorce ou veuvage. Il lui revient la moitié de ses biens propres plus la moitié de ce qu’elle a tissé et la moitié des revenus de ses biens.
* la femme paraît ainsi favorisée par rapport à la femme athénienne.


3. ailleurs en Grèce
Le statut de la femme en Grèce correspond-il plus à celui d’Athènes ou à celui de Gortyne ?
* Le cas d’Athènes ne doit pas être généralisé. En Epire, la femme peut vendre, acheter, et surtout affranchir librement des esclaves. La femme a également le droit de témoigner. Dans certaines régions de Grèce, elle n’est plus la mineure qu’on connaît à athènes.


IV. Béotie et Thessalie


Béotie et Thessalie ont également réussi à dépasser la superficie restreinte des cités traditionnelles. Ils ont tenté d’unifier un vaste territoire, plus de 2000 km² pour la Béotie, plus de 10 000 pour la Thessalie, et ont réussi ) certain moment du IV ème siècle, à exercer une influence prédominante en Grèce.


    Thèbes et la Béotie

1. Historique
* La Béotie : ressources agricoles, une vingtaine de bourgades réparties autour du lac Copaïs. Le rôle de Thèbes : elle est trop puissante pour s’unir aux autres bourgades sur un pied d’égalité, mais pas assez pour pouvoir interdire toute tentative de sécession.
* après la défaite des Thermopyles en 480, le koinon combat avec ardeur aux côtés des Perses. Après la défaite des perses, la Béotie est affaiblie. Mais après la défaite d’Athènes à Coronée, celle ci doit évacuer toute la Béotie qui recouvre ainsi son indépendance et conserver son organisation fédérale jusqu’en 386.


2. Organisation
* il y a dans chaque cité 4 conseils( auxquels avaient le droit de participer seulement ceux qui possédaient une certaine quantité de bien). Chacun de ces conseils siégeait et présidait à tour de rôle en préparant les décisions et en les rapportant aux trois autres conseils. Tous ceux qui habitaient le pays étaient répartis en 11 district , chaque district fournissant des dirigeants (archontas), des béotarques, une armée, et déléguant 60 conseillers ( bouleutes). Chaque cité est organisée de la même façon. On ignore comment sont désignés ces bouleutes et pour combien de temps : un an comme en démocratie ou à vis comme en oligarchie ?
* Importance des béotarques qui dirigent l’armée, traitent avec l’étranger et exerce d’une manière générale le pouvoir exécutif. Ce régime présente des éléments démocratiques :Faible montant du cens, rotation des conseils, et indemnisation des conseillers fédéraux >Mais ce système s’est déréglé avec la prise de Platées, en 427. ( Thèbes prenait de plus en plus d’importance).


    La Thessalie

Elle serait, grâce à son territoire ( constituée de deux grandes plaines fertiles, 6000 km²) , sa population (de 330 à 370 000 ) , et ses ressources ( les périèques versaient également des tributs), un des états les plus puissants de Grèce si elle avait su surmonter ses divisions et constituer un véritable état.


1 . Les dépendants
* Les périèques thessaliens ont de véritable états, qui sont reconnus internationalement. Leur seule obligation est de fournir une contribution financière et des troupes.
* les Pénestes sont volontiers comparés aux hilotes : population locale soumise à l’issue d’une guerre à un esclavage qui leur laisse certains droites. Ils sont attachés à la terre et vendus en même temps que le domaine. Certains textes présentes les pénestes comme des esclaves salariés, ( leur salaire pouvant éventuellement être une ration mensuelle). D’autres textes rapportent que les Pénestes versent une contribution, et « beaucoup sont plus riches que leurs maîtres ». Socialement, sont-ils des sortes d’ouvriers agricoles entretenus par leurs maîtres ou des fermiers entretenant les Thessaliens par leurs versements ?
* Les pénestes peuvent constituer une menace pour la stabilité des institutions. Leur libération n’a pu se faire que progressivement, au cours du IV ème, voire du III ème.


2. les Thessaliens eux-mêmes
* système politique n’est pas connu avec précision.
* la Thessalie était divisée dès la fin du IV ème en 4 régions ou tétrades ; la Thessalioride, la Phthiotide, la Pélasgiotide et l’Hestiaotide. Chacune avait à sa tête un polémarque portant le nom de « klèroi ». Les quatre polémarques exerçaient le pouvoir sur l’ensemble de la Thessalie, mais, lorsque le besoin s’en faisait sentir, ils se mettaient d’accord pour désigner un chef unique, le tagos, qui pouvait être nommé à vie et commandait l’armée.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 5 Nov - 23:40 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    LS1 Index du Forum -> Fiches de lecture -> Histoire Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com