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Auteurs et mouvements du XIXème siècle

 
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Camille BLEUNVEN


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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 17:46 (2011)    Sujet du message: Auteurs et mouvements du XIXème siècle Répondre en citant

Le romantisme : la littérature romantique domine la première moitié du XIXème siècle. Le grand prosateur Chateaubriand, les poètes Lamartine, Vigny, Hugo et Musset sont des dramatiques. Hugo, comme Balzac et Stendhal introduisent une part de romantisme dans le romanesque.
Le romantisme se détourne du rationalisme des Lumières au profit de l'imagination, de la sensibilité, de l'exaltation du moi, de la communion avec la nature. Mais le romantique ne peut ignorer l'esprit critique du XVIIIème siècle, ce qui le rend parfois amère, ironique, sarcastique. Cependant il tend, souvent, à la démesure : le poète croit à son génie, se sent chargé d'une mission prophétique, le romancier pense pénétrer les secrets de la psychologie humaine et de la mécanique sociale, le dramaturge brise les règles étroites du classicisme en s'inspirant de Shakespear.

Le réalisme : l'essor des sciences expérimentales et le progrès technique provoque une réaction contre le romantisme dans la seconde moitié du XIXème siècle. Déjà Stendhal et Balzac, dans les années 1830-1850, pratiquent, en un sens, le réalisme : leurs héros éprouvent des sentiments romantiques, mais les romanciers, quant à eux, cherchent passionnément le vrai, le réel.
Flaubert, après 1850, ne scrutera la réalité, dans ses romans, qu'en détruisant impitoyablement des rêves romantiques.
Zola, dans le dernier quart du siècle, pousse le réalisme jusqu'au naturalisme : le romancier enquête sur le terrain et défend une théorie d'origine scientifique.



La parnasse : par ailleurs, vers 1860, un groupe de poètes se détourne des effusions romantiques. Ces artistes vouent un culte à la perception formelle : parmi eux, Théophile Gautier, Leconte de Lisle, José-Maria de Hérédia. Parfaits techniciens du vers, ils excellent dans la description, souvent exotique ou antique.
Fiers de leur maitrise et de la belle sérénité de leurs oeuvres, ils se laissent nommer parnassiens, du nom de la montagne où séjournaient, selon le mythe grec, Apollon et les Muses.

Le symbolisme : d'autres écrivains, cpdt, voient le Kt décevant, vulgaire de la réalité et aspirent à un idéal proche, parfois, du surnaturel. Parmi eux, des romanciers comme Barbey d'Aurevilly, Villiers de l'Isle-Adam, et Joris-Karl Huysmans.
On regroupe les poètes appartenant à cette tendance sous le nom de symbolistes. Les grands précurseurs sont Nerval et Baudelaire, dont les oeuvres paraissent peu après le milieu du siècle. La confidence, chez eux, devient allusive, voilée. De mystérieuses correspondances s'établissent, par le biais des mots, entre les idées, les sensations et les rêves.
La génération suivante, celle de Verlaine, de Rimbaud, de Mallarmé, offre de moins en moins de pensées, de descriptions, de narrations organisées. Désormais priment, dans un climat musical, des suggestions qui visent l'inexprimable. Rimbaud, Mallarmé en viennent à renoncer aux règles usuelles de la grammaire. Ce travail sur le langage deviendra le Kt central d'une grande partie de l'art moderne.

STENDHAL (1783-1842)


  • la chasse au bonheur anime les personnages de Stendhal. Ils se donnent la liberté de vivre selon les élans de leur coeur, avec un certain mépris pour les conventions sociales. Leur individualisme ne fait pas d'eux des égoïstes mesquins : ils pratiquent, au contraire, l' «égoïsme », culte du moi enthousiaste et conquérant. Ils connaissent l'exaltation et une bravoure irraisonnée que Stendhal nomme, à l'italienne, virtù.
  • l'analyse et l'émotion : cependant, le Kt romantique de cette exaltation connaît les limites de l'analyse lucide. Le romancier analyse à froid, en psychologue, le sentiment amoureux. Mais Stendhal, tout en prenant une distance ironique vis à vis de ses héros, sympathise avec leurs sentiments et leur art de vivre. D'où un mélange de perspicacité et d'émotion exaltéequi définit, en partie, le climat stendhalien.
  • la réalité et l'épicurisme : l'observation des faits réels et récents, le tableau sans complaisance des moeurs, est adouci par un épicurisme permanent : il s'agit de goûter le charme d'un paysage, d'une scène de bataille, d'un visage ou d'une silhouette ou bien de l'Italie, qui fut le grand amour de Stendhal.
    La postérité mettre fin à l'insuccès de Stendhal. Il avait écrit : « Je mets un billet de loterie dont le gros lot se réduit à ceci : être lu en 1935 »




BALZAC (1799-1850)


  • le modèle scientifique : à l'époque où la science explique les différences entre les espèces animales par l'influence du milieu, Balzac entreprend d'étendre cette loi aux espèces sociales. Tâche plus complexe du fait qu'il lui faut ajouter au milieu proprement dit d'autres facteurs de différenciation : la profession, l'intelligence, l'ambition, le KT, etc.
  • la comédie humaine : afin de donner à cette étude un Kt de cohérence, il décide, à partir de 1936, de faire réapparaître certains personnages d'un roman à l'autre. Puis il choisit un titre d'ens; : la Comédie humaine.
    Il dessine également un plan où prennent place les romans achevés et les romans à écrire ; ce plan compte trois grandes parties, les « Etudes analytiques », les « Etudes philosophiques » et les « Etudes des moeurs ».

  • les lois de la société : dans la Comédie humaine, le lecteur pénètre tous les milieux, toutes les activités, à commencer par celles dont l'évolution est alors rapide : la presse, l'industrie, la haute finance. Le romancier fait apparaître les figures les plus typiques (l'usurier, l'artiste idéaliste), comme les plus atypiques comme ce Balthazar Claës qui poursuit mystérieusement la « recherche de l'absolu », synthèse de la matière et de la pensée.
    Dans les descriptions comme dans les portraits, Balzac s'attache méthodiquement à montrer quelles relations de cause à effet unissent des hommes et leur milieu : son souci constant est de mettre au jour les lois de la société contemporaine.

  • l'intrigue balzacienne : dans la plupart de ces romans, Balzac commence par décrire minutieusement un milieu. Ensuite, à la manière des dramaturges, il met en scène une crise subite, effet de toutes les causes portées par les personnages et leur environnement.
  • un romancier conservateur : mais Balzac ne plaide pas pour un chgt de la société. Il est partisan de l'ordre, de la monarchie, du catholicisme, dans lequel il voit « un système complet de répression des tendances dépravées de l'homme. »


ZOLA (1840-1902)



  • la passion d'expliquer : Zola est un admirateur de Claude Bernard, ardent défenseur de la méthode expérimentale en médecine. La pensée de Taine, un autre de ses contemporains, le marque également. Taine croit au déterminisme et tente de rendre compte de la personnalité des écrivains par des facteurs précis : l'hérédité, le milieu, le moment, une faculté maîtresse propre à chacun.
  • le rêve d'une approche scientifique : ainsi, pour Zola, une approche quasi scientifique de l'homme est possible : il s'agit de suivre « la travail secret qui donne aux enfants d'un même père des passions et des Kts différents à la suite des croisements et des façons particulières de vivre. » Dès lors, compte tenu de l'hérédité de chacun, il devient possible d'étudier précisément l'influence du milieu sur l'être humain.
  • du document au monument littéraire : Zola entreprend une immense enquête de la société contemporaine : les milieux provinciaux, parisiens, financiers, ecclésiastiques, politiques, ouvriers, bourgeois, le monde de la prostitution, des grands magasins naissants, de la mine, de l'art, des chemins de fer, de la médecine.
    Chaque roman, minutieusement documenté, concilie la tension romanesque, l'art du reportage et un sens artistique qui fait de Zola un poète épique et, plus souvent encore, un virtuose de l'évocation visuelle. Parti d'une ambition scientifique, le naturalisme de Zola aboutit à un monument littéraire.




MAUPASSANT (1850-1893)


  • Maupassant peint les paysans de sa province natale, les petits fonctionnaires, parfois les milieux mondains ou épisodes – curieux, cruels, héroïques – de la guerre de 1870, et encore des anecdotes tirées de ses voyages, notamment en Afrique du Nord.
  • A partir de 1883, les romans alternent avec les contes. Ces romans ont pour cadre la faute société et pour sujet l'ascension sociale et, plus encore, les secrets du coeur.


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MessagePosté le: Sam 5 Nov - 17:46 (2011)    Sujet du message: Publicité

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