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Léonard de Vinci

 
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Maelle


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MessagePosté le: Sam 23 Fév - 00:58 (2013)    Sujet du message: Léonard de Vinci Répondre en citant

Léonard de Vinci, parcours d’une vie exceptionnelle


  1. Apprentissage de l’artiste



  1. Enfance.

Lionardo di ser Piero da Vinci est né le 15 avril 1452 à Anchiano, un petit village de Toscane, situé à deux kilomètre du village de Vinci. Il est le fruit d’une relation illégitime d’un riche notaire jouissant d’une grande renommé dans la région, ser Piero, et d’une modeste paysanne se nommant Caterina au service de cette famille. Il passe les cinq premières années de sa vie chez son père, où il est considéré comme un enfant légitime et habite le village de Vinci.
Puis, en 1457, sa mère se marie avec un paysan de la ville Antonio di Piero Buti del Vacca da Vinci, avec qui elle a cinq enfants. Léonardo est donc accepté dans cette famille et continue de vivre à Vinci. Son père légitime, quant à lui, se maria quatre fois, Léonardo n’éprouve de l’affection que pour la dernière, qu’il considère comme une seconde mère. Ses grands-parents paternels ont également joué un rôle décisif dans son éducation : sa grand-mère l’initiant aux arts et son grand-père a développé son sens de l’observation. Francesco son oncle était également très important.
De manière générale, il mène une enfance assez libre, en apprenant les bases rudimentaires d’arithmétique et de lecture. Cependant et contrairement à ce que l’on pourrait penser, Léonard n’est pas autorisé à suivre un enseignement humaniste, de lettré, qui consiste en l’apprentissage du grec et du latin, à cause de son statut d’enfant illégitime. Il compense ce manque en basant son éducation sur l’observation de tout ce qu’il entoure, ce qui lui sera très bénéfique au cours de sa vie.
  1. Début de sa formation

En 1467, Leonardo a 15 ans. La carrière de son père, exige qu’il s’installe à Florence, ville qui est l’un des plus grands centres de la culture européenne et qui accueille de grandes familles comme celle des Médicis et il emmène son fils avec lui. Il devient un notaire très important et veille à l’éducation de son fils. C’est pour Léonard le début des cours de musique, de grammaire et de géométrie. Il se passionne pour la lira, une sorte de viole que l’on joue avec un archet, mais il n’oublie pas sa passion pour le dessin.
Son père aimerait le voir notaire, mais il comprend bien que son fils est totalement subjugué par l’art. Cette passion qui était déjà présente à Vinci s’est intensifiée à Florence, ville hautement culturelle dans laquelle on peut admirer des fresques dans des églises…


Ser Piero consent alors à laisser son fils étudier dans un atelier réputé, celui de Verrochio.
Alors, en 1469, Léonard fait son entrée chez Verrochio, célèbre orfèvre, sculpteur, peintre et ingénieur, âgé d’une trentaine d’années à l’époque et au service de la famille de Médicis, dont Florent de Médicis dirige la ville. On rapporte que le maître aurait dit « Laissez moi votre fils on en fera quelque chose ». Léonard commence par les travaux les plus humbles : balayer, broyer et mélanger les couleurs. A 17ans, il se voit confier l’exercice du dessin. Sous la technique du maître, il apprend l’utilisation du clair-obscur, de la perspective, la façon de donner vie aux visages.
Des œuvres importantes sont confiées à l’atelier, comme la réalisation d’une sphère de cuivre pour la cathédrale de Florence, qui permet à Léonard de se passionner pour l’ensemble des machines utilisées pour construire cette structure ou encore celle du tableau « Le Baptème du Christ » dont Léonard est chargé de dessiner la tête de l’un des deux anges et du paysage en 1472.
  1. Vers une émancipation

Léonard maîtrise de plus en plus son art, il devient un maître dans la technique du sfumato et à 20 ans, c’est-à-dire en 1472, il est enregistré officiellement dans le Campagnia de Pittori, le Livre Rouge de la compagnie de St Luc, la guide des artistes peintres de Florence. C'est le début de sa grande carrière de peintre, avec des œuvres comme "La Vierge à l'œillet" (Madonne), (1473) ou "L'Annonciation" (1476-1478), des huiles sur bois, en général du peuplier.
Dès cette époque, Léonard signe tout simplement ses œuvres Leonardo ou Io, Leonardo (Moi, Leonardo), les gens du peuple étant à cette époque uniquement désignés par leur prénom généralement suivi du nom de la ville la plus proche, le nom patronymique n'étant utilisé que dans les grandes familles.
En 1476, alors qu’il compte quitter l’atelier de Verrochio, il reste finalement pour l’aider à construire le célèbre monument équestre du condottiere Bartolemeo Colleoni dont son maître reçoit la charge de réaliser par la république de Venise. En parallèle, il fréquente l’atelier de Tommaso Masini, maître fondeur, mécanicien, hydrologue, qui réalise les maquettes faîtes par Léonard.
Deux ans plus tard, à 26 ans, Léonard prend finalement son indépendance et devient maître-peintre à son compte.










  1. Consécration de l’homme



  1. A Milan

Sa carrière de peintre commence réellement en 1481, lorsque le monastère de San Donato lui demande de réaliser l’adoration des mages, qu’il ne terminera jamais. Il quitte finalement Florence pour rejoindre Milan en 1482, pour servir son nouveau mécène, Ludovic Sforza. Il réalise des tableaux comme La vierge aux rochers (1483-1486), Portrait d’un musicien (1485-1490), La dame à l’hermine (1490) et la célèbre fresque la Cène (1494-1498) qu’il ne termine pas. Ludovic Sforza, qui a plutôt mauvaise réputation à cause des nombreuses guerres dans lesquelles il était impliqué, demande à Léonard d’organiser des fêtes fastueuses. Léonard utilise son talent d’ingénieur pour réaliser des machines servant pour le théâtre.
  1. Et dans de nombreuses autres villes



Son expérience à Milan s’arrête en 1499, lorsque l'armée française chasse le duc de Milan et sa famille. Elle détruit au passage sa statue équestre en argile. Léonard part donc en voyage, il passe par Mantoue, puis par Venise, où il est employé comme ingénieur et architecte afin de protéger la ville contre l’invasion des turcs. Il est finalement appelé par le prince César Borgia en 1502, pour devenir architecte et ingénieur général. Il retourne finalement à Florence en 1503 où il devient ingénieur de guerre. C’est une période prospère pour ses différentes inventions, et ses avancées scientifiques (hydraulique) ainsi que pour ses peintures puisqu’il peint la Bataille d’Anghiari (commencée en 1503, pas terminée) et la Joconde (à partir de 1503). En 1506, il dessine des vols d’oiseaux, qu’il rédige dans ses codex. La même année, il retourne à Milan, appelé par Louis XII de France pour organiser de nombreuses fêtes et en tant qu’ingénieur militaire (pour organiser la guerre contre Venise) Ces 10 années sont donc marquées par son grand investissement dans le domaine scientifique, qu’il allie à l’art.


  1. Réelle reconnaissance de son géni à la fin de sa vie



En 1513, Léonard retourne à Rome, sous la protection de Julien de Médicis. Cependant, il est confronté à la concurrence avec d’autres artistes de l’époque : Michel-Ange et Raphaël. C’est l’une des périodes des plus pénibles de sa vie. Après le décès de Julien de Médicis en 1516, Léonard de Vinci est pris sous la protection du roi François Ier en France, alors qu’il a 63 ans. Il fait le voyage à dos de mulet, accompagné de son disciple, Francesco Melzi. Il emporte la St Anne, la Joconde et le st jean baptise avec lui. Le roi lui offre un manoir (le clos Lucé) et un revenu de 700 écus d’or par an. Il est considéré comme un symbole. Il continue d’écrire et de dessiner, il range ses notes et ses croquis. Il meurt le 8 mai 1519, dans le manoir du Clos-Lucé, selon la légende dans les bras de François Ier (impossible car il baptisait son fils) ou en train d’écrire.


  1. Léonard, dans la société



  1. Mystère autour de ce géni

Nous connaissons peu de choses sur la vie de Léonard de Vinci en général. L’homme a toujours protégé sa vie privée, surtout depuis la polémique de 1476, selon laquelle il était accusé de sodomie avec trois autres hommes mais a finalement été acquitté. Ne lui connaissant aucune épouse et enfant, on le pense donc homosexuel, et sa relation très ambigüe avec son disciple « Salai », qu’il représentait dans certains de ses portraits et qui était un vrai garnement, âgé de 20 ans de moins que lui ne fait que confirmer les doutes.
Léonard de Vinci maintenait également le mystère autour de ses inventions. Son écriture en est un exemple : il était gaucher et écrivait de droite à gauche, il fallait un miroir pour le déchiffrer, peut-être parce que certaines de ses méthodes étaient réprimées par l’Eglise (dissection de cadavres)
Sa personnalité est également peu connue. On le décrivait comme quelqu’un de beau et de grand, un vrai modèle de beauté pour l’époque. Il semble aussi qu’il était très ambitieux avec lui-même : lorsqu’il n’arrivait pas à aller dans la direction qu’il voulait, il abandonnait ses œuvres et ne les terminait pas.
  1. A bouleversé le monde

Léonard de Vinci incarne l’esprit de la renaissance. Il a consacré sa vie à la connaissance, c’est un géni universel, curieux de tout. Il a bouleversé les connaissances en matière de sciences, notamment avec ses analyses du corps humains mais aussi en art, grâce à la spécificité de ses tableaux. Tout ceci nous est parvenu grâce à ses inventions, peintures et codex, dont son disciple, Francezco Melzi hérite à sa mort (50000pièces) et qu’il garde précieusement jusqu’à sa mort. A la mort de celui-ci en 1570, toutes les œuvres de Vinci sont diffusées en Europe. Aujourd’hui, Vinci fait figure de géni et sa vie fascine. Le célèbre Da Vinci Code, reprend de manière fictive le personnage de Léonard, et la Joconde est le tableau le plus repris de tous les temps. On comptabilise 13000 documents dont 7000 notes et croquis ainsi que 22 récupérés et archivés au Vatican, exposés dans des galeries de Turin, Florence et Milan ainsi que dans quelques musées internationaux, comme le Musée du Louvre à Paris, à la National Gallery of Art à Washington et à la National Gallery de Londres.




II Léonard, un ingénieur curieux


A) Les inventions


De son vivant Léonard était avant tout célèbre en tant qu'ingénieur mais également comme organisateur des fêtes les plus avant-gardistes lorsqu'il était chez le duc de Sforza à Milan. Il est aujourd'hui considéré comme un "génie universel". En effet, comme on peut le voir dans la lettre qu'il envoie à Ludovic de Sforza pour que celui-ci l'engage, il dit qu'il a les moyens de construire des ponts très légers, solides, robustes et d'un transport facile pour poursuivre et mettre en déroute l'ennemi. Il dit également qu'il sait comment chasser l'eau des fossés, construire une infinité de ponts, de béliers et d'échelles d'escalade pour l'investissement d'une place forte; qu'il a des méthodes pour faire des bombardes très commodes, efficaces et faciles à transporter. Il ajoute qu'il a des plans pour construire des vaisseaux qui résistent au feu, mais aussi le moyen d'arriver a un endroit déterminé par des souterrains creusés sans bruit. Il propose également ses services pour faire des chars couverts, sûrs et inattaquables, ou des bombardes, des mortiers, des catapultes et autres machines très efficace. Il finit sa lettre par dire qu'en temps de paix, il peut lui donner entière satisfaction en architecture pour construire des édifices publics et privés ou pour conduire l'eau d'un endroit à l'autre. Mais aussi en faisant de la sculpture en marbre, en bronze ou terre cuite ou de la peinture.
Comme on peut le voir, il déborde d'imagination pour les machines militaires, pourtant il abhorre la guerre, qu'il qualifie de "folie furieuse et cruelle". En contrepoint, il développe un grand nombre de machines industrielle,de véhicules et d'instrument de mesure, ne négligeant aucun domaine : tissage et cardage ( consiste à démêler et aérer les fibres textiles à partir de divers matériaux bruts ) des draps, horlogerie, pressoirs pour le vin et l'huile, etc. Il s'agit le plus souvent de perfectionnement d'outils déjà existants; toutefois, certaines trouvailles techniques, tel un procédé permettant d'arrêter la machine à soie lorsque le fil casse, ont trouvé une application très utile à l'industrie. On remarque tout de même une nouveauté dans la démarche de Léonard qui réside essentiellement dans la généralisation de l'automatisation des machines. La plupart des machines sont conçues dans le but d'augmenter les capacités de travail. Ainsi, la tondeuse destinée à régulariser la surface des étoffes offre un gain de temps considérable en substituant l'outil automatique à la main de l'homme. Il note également à propos d'une machine à fabriquer des épingles que le gain de temps corrélatif à son automatisation se traduirait par d'importantes économies financières.

L'ingénieur de la Renaissance est un homme très courtisé. Loin de l'anonymat des bâtisseurs du Moyen Age, il est sollicité par les plus grandes cours d'Europe pour fournir des projets et diriger des chantiers. Désormais, il collabore avec les humanistes et écrit des traités où l'illustration tient une large place. Au milieu du XVème siècle, Filippo Brunelleschi (a inventé la grande grue avec treuil), l'ingénieur architecte de la coupole de la cathédrale de Florence, ne laissa guère que les dessins des machines qu'il avait inventées. Ceux-ci furent copiés et recopiés par toute une génération de techniciens. Les ingénieurs Siennois, Taccola ou Francesco di Giorgio ( a inventé un char automobile à quatre roues motrices) laissèrent,eux, des écrits où leurs machines étaient commentées et dessinées. Léonard leur emboita le pas. A partir d'un nombre limité d'éléments mécaniques, comme la vis, la roue, le treuil, la poulie, le pivot et de principes simples tels que le mouvement,le poids,les forces et la percussion, Léonard sait inventer des machines à l'infini. L'originalité de Léonard tient à sa manière de montrer les machines, de les disséquer, d'en isoler les différents "organes" pour en exposer le fonctionnement. En effet, ses dessins en trois dimensions sont si efficaces et persuasifs que l'on croirait facilement que tout marche!

On voit dans ses carnets l'extraordinaire fécondité de sa réflexion, son ambition universelle et l'aspect visionnaire de nombre de ses recherches. Tous ses dessins d'inventions sont regroupés dans le Codex Atlanticus, on y trouve des machines et presses hydrauliques, des systèmes pour respirer sous l'eau (tuba), une grande roue pour le tir continu à l'arbalète, une excavatrice géante, mais aussi des méthodes d'assèchement pour des marais tels que ceux de Pontins ou de canalisation d'un fleuve comme l'Arno près de Florence. Lorsqu'il était à la cour de Ludovic Sforza, à Milan, il était  "ordonnateur de fêtes et spectacles aux décors somptueux " du palais et invente des machines de théâtre qui émerveillent le public. Le prototype de l'automobile était en fait un accessoire de scène. C'était un chariot capable de pousser ou de transporter des automates en forme de lion ou de cheval. Ces inventions le font passer pour un magicien aux yeux du public. Il fabrique aussi des costumes et du maquillage. Après ses 17 ans à Milan, il rentre à Florence. C'est là que le désir de voler comme les oiseaux devient une vraie obsession pour lui. Il commence par étudier le vol des oiseaux. Il observe tous leurs mouvements, lorsqu'il veulent descendre, tourner ou aller contre le vent. Il invente à partir de ses observations une machine volante composé d'une ou deux paires d'ailes dont le modèle est basé sur les ailes des chauves-souris car, comme il le dit, "ses membranes lui servent d'armature ou plutôt de moyen de relier les pièces de son armature, c'est-à-dire la charpente des ailes. Il pense également à ce qui est aujourd'hui l'ancêtre de notre hélicoptère et du parachute. Puis mystérieusement, ses recherches s'arrêtent, peut-être à cause de la mort d'un de ses élèves lors d'une expérimentation.
En effet peu de ses projets aboutirent car ils dépassent souvent les possibilités techniques de son époque et s'avèrent irréalisables.


B) L'anatomie


"J'ai disséqué plus de dix corps humains, fouillant dans chacun des membres, écartant les plus infimes parties de chair" (Léonard de Vinci)
Autorisée depuis le XIVème siècle, la pratique de la dissection ne s'impose que lentement jusqu'au milieu de XVème siècle. Pour étudier le nu et l'anatomie, les artistes devaient se contenter de moulages d'après les statues antiques. Désormais, la dissection leur permet d'explorer le corps en profondeur pour mieux le représenter en surface. Cette pratique donne surtout à des artistes techniciens comme Léonard de Vinci l'occasion de saisir ce qu'est la "mécanique" humaine. En effet, pour Léonard, l'homme est une machine dont il démonte une à une les pièces pour en mieux comprendre le fonctionnement. Ses deux cent quatre-vingt-huit planches de dessins anatomiques exposent le corps sous tous ses aspects : vue intérieurs,coupes étagées, vision des organes en trois dimensions, des articulations prêtes à fonctionner. L'homme est vu comme en transparence. Les dessins de Léonard frappent par leur vitalité et annoncent l'illustration scientifique moderne. En effet, Léonard ne nous présente pas des morts écorchés mais des corps dynamiques mus par des forces mécaniques. Il se passionne pour les muscles moteurs des mouvement et en établit une classification. Ses observations d'ingénieur influencent fortement son dessin.

Léonard de Vinci était un pionnier dans le domaine de l'anatomie, pratiquant des autopsies et des dissections de cadavres à une époque où ces méthodes empiriques étaient encore peu appréciées. Mais il savait que, pour décrire avec précision le corps humain, il fallait en connaître la structure interne et les principes qui fondent son organisation. A ceux qui sont contre ces pratiques, il répond dans ses carnets "O toi qui spécule! Cette machine qui est la nôtre, ne t'afflige pas d'apprendre à la connaître par la mort d'autrui, mais réjouis-toi que notre Créateur ait pourvu l'intellect d'une telle excellence de perception." Le problème c'est que la dissection détruit, il faut donc en faire plusieurs. Léonard indique dans ses feuillets qu'il faut faire trois dissections pour les veines; trois pour les artères; trois pour tissus; trois pour les tendons; les muscles et les ligaments et trois pour l'anatomie des os. Il ajoute qu'il faut scier les os pour voir lesquels sont creux, pleins de moelle, spongieux, épais de l'extérieur à l'intérieur ou fins. Il pratique également trois dissections de corps féminins, dont une enceinte puisque on trouve dans ses carnets le dessin d'un fœtus. Léonard compte le nombre exact de muscles, d'os, etc et fait également des comparaisons entre l'homme et l'animal, surtout avec des mammifères tel que cheval mais aussi avec des oiseaux, notamment dans ses recherches pour une machine volante.
A partir de ses nombreuses observations sur l'homme, avec ses dissections ou en dessinant des personnes très laides pour trouver la beauté, Léonard de Vinci crée un nouveau canon de beauté. La première règle de proportion a été créé au Vème siècle avant J-C par le sculpteur Grec Polyclète, fasciné par la représentation de la figure humaine. Pour lui, la hauteur totale du corps doit être égale à sept fois la hauteur de la tête. Les statues qu'il réalise, notamment "Le Porteur de lance", incarnent cet idéal. Un siècle plus tard, Lysippe, le portraitiste officiel d'Alexandre le Grand, modifie ces proportions et établit un nouveau canon. Désormais, un corps idéal doit comprendre huit fois la hauteur de la tête. Les figures de Lysippe sont alors plus fines et élancées. Léonard de Vinci, lui, met en image les principes de Vitruve, théoricien et auteur d'un traité d'architecture au Ier siècle de notre ère. Pour lui,un être harmonieux s'inscrit dans une forme géométrique parfaite. Dans un même dessin, réalisé vraisemblablement à la fin du XVème siècle, Léonard illustre "l'homme au cercle et l'homme au carré". Il le représente à la fois en position statique et en mouvement,soulignant ainsi l'unité du corps humain en dépit de la multitude de ses gestes et attitudes. Au centre du cercle, symbole de perfection chez les Anciens, le nombril de l'homme évoque le centre du monde. Son canon est très précis puisque chaque distance est calculé,par exemple, "de la naissance des cheveux au bas du menton,il y a un dixième d'une hauteur d'homme; du bas du menton au sommet de la tête, il y a un huitième de sa hauteur, etc"


C) Mais Léonard de Vinci ne s'arrête pas là


      1. L'architecture


Léonard est un artiste qui n'a jamais rien construit. A chaque fois il dépasse les attentes des commanditaires et se lance dans des études approfondies sur l'équilibre des forces des différentes parties d'un édifice ou sur l'imbrication des formes. Ses nombreux projets ne dépasseront jamais le stade du dessin. Dans ses carnets, il réfléchit à la surélévation du baptistère de Florence, à la construction de la tour-clocher de la cathédrale de Milan, il s'interroge sur les églises à plan centré/ Il imagine pour Ludovic Sforza une ville nouvelle à deux étages construite sur un plan régulier et fonctionnel, cette ville idéal propose une vie plus agréable grâce à des voies de circulations aérées, une vie plus hygiénique, aussi, grâce à l'omniprésence de l'eau canalisée. Trente plus tard, c'est pour François Ier qu'il dessine Romorantin, cité royal irriguée de nombreux canaux et dotée d'un magnifique château. Ce projet, lui aussi, sera abandonné.


      1. La géographie



Pour Léonard, la structure de la Terre est semblable à celle du corps humain. Il dit que "sa chair est le sol, ses os sont les organisations des rochers qui forment les montagnes, ses cartilages sont le tuf, et son sang, la source de toute eau". Cela l'aide à expliquer l'évaporation de l'eau car "la chaleur de l'élément du feu,jointe à celle du soleil pendant la journée a le pouvoir d'agiter l'humidité des lieux bas et de l'attirer vers le haut, comme elle attire les nuages et appelle leur humidité hors du lit de la mer". Il explique par la suite le cycle de l'eau en disant que l'eau une fois évaporer se concentre en nuages. Puis le vent les balaie et les chasse d'une région à l'autre, jusqu'à ce que leur densité les alourdisse et qu'ils tombent en pluie épaisse. Léonard remarque également les ravages causés par l'eau et les marées. Il observe comment la pierre devient sable et comment des coquillages se fossilisent avec la sédimentation.


      1. Sciences, physiques et astronomie


Léonard s'intéresse au différentes forces,aux vitesses et aux trajectoires, il pose même les prémices de la gravité en disant qu'un "poids sans support tombe par le chemin le plus court vers le point le plus bas, qui est le centre de la terre". Ses différentes observations de physiques et de géographie sont regroupés dans le Codex Leicester Mais, sa mécanique, comme celle de ses contemporains, contient de nombreuses faiblesses, des incertitudes, des erreurs et il ne paraît pas qu'il ait apporté beaucoup de découvertes en la matière. Sa physique est assez confuse et vague.
Sa chimie se borne à la mise au point d'un alambic et aux quelques recherches d'alchimie qu'il pratiqua à Rome. Paul Valéry qui a écrit une Introduction à la méthode de Léonard de Vinci met en avant la manière dont Léonard de Vinci a découvert intuitivement, par l'observation, « le premier germe de la théorie des ondulations lumineuses », sans cependant pouvoir la valider de manière expérimentale : " L'air est rempli d'infinies lignes droites et rayonnantes, entrecroisées et tissées sans que l'une n'emprunte jamais le parcours d'une autre, et elles représentent pour chaque objet la vraie forme de leur raison (de leur explication)." Léonard de Vinci étudia aussi beaucoup la lumière et l'optique; en hydrologie, la seule véritable loi qu'il ait formulée est celle du débit des cours d'eau. Il s'intéresse aussi à l'astronomie en étudiant le soleil, la lune et les étoiles, leur visibilité, qui pour lui est du aux reflets des rayons du soleil sur les mers de la lune. Pour lui, le bleu du ciel est du à une infinité de molécules d'humidité qui reflètent chacune indépendamment l'éclat du soleil quand ses rayons les percutent.
      1. Philosophie, aphorisme et propos divers



Léonard n'était pas qu'un ingénieur ou un peintre, il existe un dernier aspect de lui peu connu. En effet, on retrouve également dans ses carnets de petites phrases appelées aphorisme (sentence exprimée dans un énoncé concis ). Il dit par exemple "De même que manger sans appétit est nuisible à la santé, l'étude sans désir altère la mémoire, et elle ne retient rien de ce qu'elle absorbe." Ou "Celui qui offense les autres ne se préserve pas lui-même." Il écrit aussi de petit apologue notamment sur les parents qui aiment trop leurs enfants, la paresse ou les études :
"Le silex frappé par l'acier s'étonna grandement et lui dit d'une voix sévère : "quelle arrogance te pousse à me tourmenter? Ne me persécute pas, car tu m'as choisi par erreur; je n'ai jamais fait de mal à personne." A quoi l'acier répondit : "Si tu es patient, tu verras quel merveilleux résultat naîtra de toi."
A ces mots, le silex, apaisé, endura patiemment son martyre, et il vit qu'il donnait naissance au feu, merveilleux élément à l'origine d'innombrables choses.
Cela pour ceux qui se découragent au début de leurs études, mais ensuite reprennent la maîtrise d'eux-mêmes et s'appliquent patiemment à en achever le cours, obtenant ainsi des résultats merveilleux à rapporter."


III La Peinture


Malgré la relativement récente prise de conscience et l'admiration vouée à Léonard comme scientifique et inventeur, son immense renommée de la plus grande partie de ces quatre cents dernières années a reposé sur ses réalisations en tant que peintre et sur une poignée d'œuvres - authentifiées ou lui étant attribuées - qui ont été considérées comme faisant partie des plus beaux chefs-d'œuvre jamais créés.

Ces peintures sont célèbres pour de nombreuses raisons et qualités qui ont été beaucoup imitées par les étudiants et discutées très longuement par les connaisseurs et les critiques. Parmi les qualités qui font des travaux de Léonard, des pièces uniques sont souvent citées, les techniques novatrices qu'il a utilisées dans l'application de la peinture, sa connaissance approfondie de l'anatomie humaine et animale, de la botanique et la géologie, mais aussi son utilisation de la lumière, son intérêt pour la physiognomonie et la façon dont les humains utilisent le registre des émotions et les expressions gestuelles, son sens de la composition et celui, subtil, des dégradés de couleurs. Il maîtrisait notamment la technique du « sfumato » et le rendu des ombres et des lumières. Toutes ces qualités sont réunies dans ses tableaux les plus connus, La JocondeLa Cène et La Vierge aux rochers.

Léonard a réalisé de très nombreux portraits de femmes, mais un seul portrait d’homme - celui d’un musicien - a été retrouvé à ce jour. On lui prête souvent la phrase suivante : « Le personnage le plus digne d’éloges est celui qui, par son mouvement, traduit le mieux les passions de l’âme », qui explique bien sa pensée de peintre. Cependant, il a aussi dessiné des croquis caricaturaux de ses contemporains dans la mode du grotesque.

Léonard est célèbre pour ses dessins et ses peintures dans lesquels il introduit une conception innovante de la perspective. Vinci estimait que les arts picturaux forment une science. Mais l'utilisation, souvent supposée, du nombre d’or dans son œuvre n'est pas avérée. Son travail sur les proportions, à l'image de l’Homme de Vitruve, se limite à l'usage de fractions d'entiers.





Premiers travaux

Les premiers travaux de Léonard de Vinci commencent avec Le Baptême du Christ peint avec Andrea del Verrocchio, à qui il est attribué, et ses autres élèves. Deux autres peintures semblent dater de cette période à l'atelier et qui sont toutes les deux des « Annonciations » ; l'une est petite, large de cinquante-neuf centimètres pour seulement quatorze de haut. Il s'agit d'une prédelle se plaçant à la base d'une composition plus large, et, dans ce cas, pour un tableau de Lorenzo di Credi duquel il fut séparé. L'autre est un travail beaucoup plus important, de deux cent dix-sept centimètres de large.

Dans ces deux annonciations, Léonard a dépeint la Vierge Marie, assise ou agenouillée à la droite de l'image, et un ange de profil s'approchant d'elle par la gauche. Un gros travail est fait sur les mouvements des vêtements et les ailes de l'ange. Bien que précédemment attribuée à Domenico Ghirlandaio, l'œuvre est désormais presque universellement attribuée à de Vinci.

Dans le tableau le plus petit, Marie détourne ses yeux et plie ses mains dans un geste qui symbolise la soumission à la volonté de Dieu. Dans le tableau le plus grand cependant, Marie ne semble pas aussi docile ; la jeune femme, interrompue dans sa lecture par ce messager inattendu qu'est l'ange, place son doigt dans le livre saint pour repérer la page de sa lecture interrompue et lève la main dans un geste de salutation ou de surprise. Son calme semble montrer qu'elle accepte son rôle de mère de Dieu, non pas avec résignation, mais avec confiance. Dans ce tableau, le jeune Léonard présente le visage humaniste de la Vierge Marie, reconnaissant le rôle de l'humanité dans l'incarnation de Dieu. Ce dernier tableau a visiblement été travaillé par plusieurs personnes, puisque certaines discontinuités de style sont perceptibles, comme une « erreur » de perspective sur le bras droit de Marie, le pré fleuri comme une broderie ou bien les ailes de rapace de l'ange. Le style du lutrin du tableau pourrait être un clin d'œil au style du tombeau de Pierre de Médicis réalisé par Verrochio en 1472.





Peintures des années 1480

Dans les années 1480, Vinci reçoit deux très importantes commandes et commence à travailler à une autre œuvre qui est également d'une grande importance en termes de composition. Malheureusement, deux des trois œuvres n'ont jamais été terminées et la troisième a été si longue à créer qu'elle fut soumise à de longues négociations sur son achèvement et son paiement. L'un de ces tableaux est Saint Jérôme. Liana Bortolon, dans son livre The Life and Times of Leonardo (1967), associe ce tableau à une période difficile de la vie de Léonard. Les signes de la mélancolie peuvent se lire dans son journal : « Je pensais que j'apprenais à vivre ; j'apprenais seulement à mourir. ».

La composition du tableau est très inhabituelle, même s'il est vrai que certaines parties de celui-ci furent découpées. Le tableau dépeint la pénitence de Jérôme de Stridon dans le désert. Pénitent, Jérôme occupe le milieu de l'image, le corps légèrement en diagonale. Sa posture agenouillée prend une forme trapézoïdale, avec un bras tendu vers le bord extérieur de la peinture et son regard allant dans la direction opposée. Jack Wasserman souligne le lien entre cette peinture et les études anatomiques de Léonard. Au premier plan de l'ensemble s'étend son symbole, un grand lion, dont le corps et la queue effectuent une double courbe à travers la base de l'image. L'autre caractéristique intéressante est l'aspect superficiel du paysage de pierres rocailleuses où se trouve le personnage.

L'affichage audacieux et novateur de la composition, avec les éléments du paysage et le drame personnel, apparaît également dans le grand chef-d'œuvre inachevé qu'est L'Adoration des mages, une commande des moines de San Donato à Scopeto. C'est un tableau à la composition très complexe, et Léonard a fait de nombreux dessins et études préparatoires, y compris une très détaillée pour la perspective linéaire d'une ruine d'architecture classique qui sert de toile de fond à la scène. Mais, en 1482, Léonard part à Milan, à la demande de Laurent de Médicis, afin de gagner les bonnes grâces de Ludovic Sforza. Il abandonne donc son tableau.

Le troisième travail important de cette période est La Vierge aux rochers qui a été commandée à Milan pour la confrérie de l'Immaculée Conception. La peinture, faite avec l'assistance des frères, devait combler un grand retable, déjà construit. Léonard a choisi de peindre un passage de l'enfance du Christ tiré des évangiles apocryphes, lorsque le petit Jean le Baptiste, sous la protection d'un ange, a rencontré la sainte Famille sur la route de l'Égypte. Dans cette scène, telle qu'elle a été peinte par Léonard de Vinci, Jean reconnaît et vénère Jésus comme le Christ. Le tableau montre des personnages gracieux s'agenouillant en adoration devant le Christ dans un environnement sauvage et un paysage rocheux. Le tableau est quasiment aussi complexe que la peinture commandée par les moines de San Donato, même s'il a seulement quatre personnages - et non cinquante - et s'il dépeint un paysage plutôt qu'un fond architectural. Le tableau a été achevé, mais en fait, deux versions de la peinture ont été réalisées : celle qui est restée à la chapelle de la confrérie et l'autre qu'a emportée Léonard en France. Mais les frères n'ont pas eu leur peinture avant le siècle suivant5,18. Une seconde version de ce tableau, avec l'ajout des auréoles et du bâton de Jean le Baptiste sera faite quelques années plus tard.





Peintures des années 1490

La plus célèbre peinture de Léonard pour la période des années 1490 est La Cène. Elle est peinte directement sur un mur du couvent Santa Maria delle Grazie à Milan. La peinture représente le dernier repas partagé par Jésus et ses disciples avant sa capture et sa mort. Il montre précisément le moment où Jésus déclare : « l'un de vous va me trahir ». Léonard dépeint la consternation que cette déclaration a causée à l'ensemble des douze disciples de Jésus.

Matteo Bandello a observé Léonard au travail et il écrit, dans une de ses nouvelles que, certains jours, il peint de l'aube au crépuscule sans même s'arrêter pour manger, et puis ne peint plus les trois ou quatre jours suivants. Selon Vasari, cela provoque l'incompréhension du père supérieur, le prieur, qui chasse le peintre jusqu'à ce que Léonard demande au duc de Milan, Ludovic Sforza, d'intervenir. Vasari décrit également comment Vinci doute de sa capacité à peindre proprement les visages de Jésus et de Judas, affirmant au duc qu'il a peut-être utilisé le moine pour modèle.

La fresque, achevée, est saluée comme un chef-d'œuvre de conception et de caractérisation, obtenant même plus tard l'admiration de Pierre Paul Rubens et de Rembrandt. L'œuvre a été restaurée sans cesse, la peinture se détachant du support en plâtre. La peinture s'est détériorée rapidement, de telle sorte qu'avant même le centième anniversaire de sa création, elle a été décrite par un témoin comme « totalement dévastée ». Léonard, au lieu d'utiliser la technique éprouvée de la fresque, a utilisé la « technique de la tempera », un procédé de peinture utilisant le jaune d'œuf comme médium pour lier les pigments, alors que le support est principalement « gesso », un type de craie fait de carbonate de calcium minéral, ce qui a produit une surface sujette à la moisissure et à l'écaillage. Malgré ces déboires, la Cène est restée l'une des œuvres d'art les plus reproduites





Peintures des années 1500

Parmi les œuvres créées par Léonard dans les années 1500, se trouve un petit portrait connu sous le nom de La Joconde (1503-1506) ou, notamment pour les anglophones, sous le nom de « Mona Lisa ». Le tableau est connu, en particulier, pour l'insaisissable sourire sur le visage de la femme, dont les experts s'accordent à dire qu'il s'agit de Lisa Gherardini. La qualité de la peinture est peut-être liée au fait que l'artiste a subtilement ombré les coins de la bouche et les yeux, afin que la nature exacte du sourire ne puisse être déterminée. La qualité des ombres, pour lesquelles le travail est réputé, a été appelée « sfumato » ou « la fumée de Léonard ». Giorgio Vasari a écrit que « le sourire est si agréable qu'il semble divin plutôt qu'humain ; ceux qui l'ont vu ont été très surpris de constater qu'il semble aussi vivant que l'original ». Néanmoins, et pendant longtemps, les experts ont généralement admis que Vasari a pu n'avoir jamais connu la peinture autrement que par sa renommée, car il l'a décrite comme ayant des sourcils. Une analyse spectroscopique à haute résolution a permis de confirmer l'hypothèse de Daniel Arasse qui, dans son livre Leonardo da Vinci (1997), discutait de la possibilité que Léonard ait pu avoir peint le visage avec des sourcils, mais qu'ils ont ensuite été enlevés, notamment parce qu'ils n'étaient pas en vogue au milieu du xvie siècle. Effectivement, La Joconde aurait eu des sourcils et des cils qui ont, par la suite, été enlevés.

Les autres caractéristiques de ce travail sont la sévérité vestimentaire, laissant les yeux et les mains non concurrencés par d'autres détails, le paysage de fond spectaculaire, le travail des couleurs et la nature de la technique de peinture très douce employant des huiles, mais posées un peu comme la tempera et mélangées à la surface de sorte que les coups de pinceau semblent indissociables. Vasari a exprimé l'avis que la façon de peindre ferait même « le plus confiant des maîtres [de la peinture]… désespérer et perdre courage ». L'état de conservation remarquable et le fait qu'il n'y ait aucun signe visible de réparations ou de surcouches repeintes sont extrêmement rares pour une peinture de cette période.

Dans La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne, la composition reprend de nouveau le thème de personnages dans un paysage que Jack Wasserman, dans son livre Leonardo da Vinci (1975), qualifie de « saisissant par sa beauté » et renvoie à la peinture inachevée de saint Jérôme avec le personnage faisant un angle oblique avec l'un de ses bras. Ce qui rend La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne si rare est la présence de deux ensembles dans une perspective différente, mais se superposant. Marie est assise sur les genoux de sa mère, sainte Anne. Elle se penche en avant pour prendre dans ses bras l'enfant Jésus qui joue avec un agneau, signe de l'imminence de son propre sacrifice. Ce tableau, copié à plusieurs reprises, a influencé Michel-AngeRaphaël et Andrea del Sarto et, à travers eux, Pontormo et Le Corrège. Le style de la composition a été adopté en particulier par les peintres vénitiens Le Tintoret et Paul Véronèse.





Dessins et croquis

Le carton La Vierge, l'Enfant Jésus avec sainte Anne et saint Jean Baptiste a été fait en préparation de la composition du tableau La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne Ce carton préparatoire permet d'apprécier les modifications majeures que Léonard a apportées à l'esprit du tableau final - position des genoux, etc.-. Source : catalogue d'exposition du Musée du Louvre

Vinci n'a pas été un peintre prolifique, mais il l'a été comme dessinateur, remplissant ses journaux de petits croquis et de dessins détaillés afin de garder une trace de tout ce qui avait attiré son attention. En plus de ses notes, il existe de nombreuses études pour ses peintures, dont certaines peuvent être considérées comme préparatoires à des travaux tels que L'Adoration des magesLa Vierge aux rochers et La Cène. Son premier dessin daté est un paysage, Paysage de la vallée de l'Arno (1473), qui montre la rivière, les montagnes, le château Montelupo et les exploitations agricoles au-delà de celui-ci dans le plus grand détail.

Parmi ses célèbres dessins, il y a l’homme de Vitruve, une étude des proportions du corps humain, la Tête de l'angeLa Vierge aux Rochers et La Vierge, l'Enfant Jésus avec sainte Anne et saint Jean Baptiste, qui est un grand carton (160 × 100 cm) en craie blanche et noire sur un papier de couleur de sainte Anne. Ce thème de sainte Anne sera, avec la sainte Famille, la dominance de l'œuvre de Léonard de 1500 à 1517. Ce dessin emploie la technique subtile du sfumato, à la manière de La Joconde. Léonard ne semble jamais avoir fait une peinture à partir de ce dessin, mais un tableau assez proche en est La Vierge, l'Enfant Jésus et sainte Anne.

Les autres dessins d'intérêt comprennent de nombreuses études généralement dénommées « caricatures » parce que, bien qu'exagérées, elles semblent être basées sur l'observation de modèles vivants. Giorgio Vasari rapporte que, si Léonard voyait une personne qui avait un visage intéressant, il la suivait toute la journée pour l'observer. Il existe de nombreuses études de beaux jeunes hommes, souvent associées à Salai, avec le visage rare, très admiré et caractéristique que l'on appelle le « profil grec ». Ces visages sont souvent en contraste avec ceux d'un guerrier. Salai est souvent dépeint dans des costumes et des déguisements. Léonard est connu pour avoir conçu des décors pour des processions traditionnelles. D'autres dessins, souvent minutieux, montrent des études de draperies. Le Musée Léon-Bonnat de Bayonne conserve un dessin de Léonard de Vinci représentant Bernardo di Bandino Baronchelli (l'un des assassins de Julien de Médicis lors de la conjuration des Pazzi), après sa pendaison à l’une des fenêtres du Palazzo del Capitano di Giustizia à Florence, le 29 décembre 1479.


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MessagePosté le: Sam 23 Fév - 00:58 (2013)    Sujet du message: Publicité

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